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	<title>TAG - Transformer à Gauche</title>
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	<description>Groupe politique majoritaire du Mouvement des Jeunes Socialistes, TàG est la convergence politique de militants issus d&#039;horizons et d&#039;engagements très divers au sein de toute la gauche (politique, associative, syndicale...) mais partageant une même démarche : transformer la gauche pour transformer la société. Ils se rassemblent autour de combats forts pour l&#039;égalité, la démocratie et les libertés. Et loin de vouloir figer une grille d&#039;analyses, TàG construit son orientation avec eux pour ouvrir le champ des possibles et redonner un sens au mot progrès.</description>
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		<title>Crise de la Grèce, euro et perspectives</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Feb 2010 15:46:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Télécharger l&#8217;argumentaire
Le gouvernement grec a annoncé un plan de rigueur qui prévoit notamment de baisser le déficit public à 8,7% en 2010 avant de le ramener dans les limites du pacte de stabilité, à 2,8% en 2012. A l’issue du conseil européen de jeudi 11 février, les chefs d’Etats et de gouvernements ont annoncés leur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="pdf"><a href="http://www.transformeragauche.fr/wp-content/uploads/2010/02/crise-de-la-grece-euro-et-perspectives.pdf">Télécharger <br />l&#8217;argumentaire</a></div>
<p><em>Le gouvernement grec a annoncé un plan de rigueur qui prévoit notamment de baisser le déficit public à 8,7% en 2010 avant de le ramener dans les limites du pacte de stabilité, à 2,8% en 2012. A l’issue du conseil européen de jeudi 11 février, les chefs d’Etats et de gouvernements ont annoncés leur volonté de venir en aide à la Grèce. Néanmoins aucun dispositif concret n’a été annoncé.  Au cours du weekend, les réticences de certains hommes politiques allemands (dont des membres de la coalition au pouvoir) à un plan d’aide pour la Grèce se sont exprimées. Le gouvernement grec vient d’affirmer son refus de mettre en place un plan de rigueur plus stricte avant les premiers résultats de mars.</em></p>
<h3>Remarques liminaires : Qu’est-ce qu’une crise de la dette souveraine ? </h3>
<p>Deux formes et/ou étapes :<br />
1)	Une augmentation des taux de refinancement d’un Etat. En conséquence le poids de la dette  s’alourdit (la soutenabilité de l’endettement diminue). C’est la situation de la Grèce aujourd’hui.<br />
2)	Le refus de prêt des marchés financiers à un Etat. L’Etat ne peut alors plus honorer ses échéances et financer. L’Etat est alors insolvable.<br />
En théorie un Etat ne peut faire faillite : la dette contractée se reporte sur les générations suivantes (continuité de l’Etat) et il dispose de l’arme fiscale pour lever les fonds.<br />
Néanmoins, lorsque les marchés financiers doutent des perspectives économiques ou de la soutenabilité de la dette et donc des capacités de remboursement d’un Etat, celui-ci peut faire face à une crise de la dette.<br />
Pire, un emballement de la dette (dû notamment à une augmentation des taux de refinancement, situation 1) peut mener la l’insolvabilité (situation 2).<br />
Toutefois, il n’y eu que deux faillites d’Etats dans l’Histoire : la France des assignats en 1793, la Russie de 1917. </p>
<h2>Pourquoi la crise grecque ?</h2>
<h3>Le terreau : difficultés économique et perte de crédibilité.</h3>
<p>1)	Le gouvernement grec souffre d’une érosion de crédibilité aux yeux de L’Union Européenne et des marchés financiers suite à la présentation de comptes publics erronés  (déficits publics largement sous évalués et comptes maquillés) depuis plusieurs années. </p>
<p>2)	Le déficit public est estimé à 12,7% du PIB pour 2009, du fait de la crise économique. Ce chiffre est important mais comparable à celui des Etats-Unis ou de la Grande-Bretagne. </p>
<p>3)	La dette publique grecque est estimée à 113% du PIB pour 2009. Ce niveau n’est pas en soi dramatique, notamment en comparaison d’autres pays comme l’Italie (112% du PIB) ou le Japon (204% du PIB).</p>
<p>4)	Les perspectives économiques sont mauvaises notamment du fait de la spécialisation économique du pays : l’affrètement du commerce maritime, l commerce avec le Moyen-Orient et le tourisme. Tout trois en berne avec la crise.<br />
Dans ce contexte, l’actuelle dépréciation de l’euro est d’ailleurs l’unique bonne nouvelle (elle soutient les secteurs exportateurs).</p>
<p>5)	C’est donc la dynamique de l’endettement, au regard du stock de dette existant et les perspectives économiques qui est plus inquiétant.   </p>
<h3>Le problème : le creusement de l’écart entre taux de refinancement des Etats européens (« spreads »)</h3>
<p>Les Etats empruntent sur les marchés pour financer leurs déficits. Depuis la création de l’euro, la courbe des taux de refinancement s’était aplatie, c&#8217;est-à-dire que les divergences de taux entre Etats s’étaient fortement réduite pour atteindre des taux quasi équivalents.<br />
Les Etats bénéficiaient de taux bas, qui était d’ailleurs la justification principal de la monnaie unique.<br />
Aujourd’hui ces taux divergent. La Grèce doit désormais emprunter à 6% (ce qui alourdit d’autant plus l’endettement en accroissant le service de la dette, et diminue les marges de manœuvres budgétaires).<br />
Ces écarts grandissants, traduit l’absence de convergence des économies (qui se mesure notamment par des taux de chômage et d’inflation différents), le différentiel de « crédibilité » des politiques budgétaires des Etats ainsi que la spéculation sur les obligations qu’ils émettent. </p>
<h3>Le déclencheur et le moteur : la spéculation.</h3>
<p>1) Les hedges funds spéculent en jouant sur l’effet de levier et leurs capitaux propres, par l’intermédiaire des « credit default swap » (CDS)<br />
Le credit default swap (CDS) est un produit dérivé permettant de s&#8217;assurer contre le risque de défaut de paiement d&#8217;une dette émise par un Etat ou une entreprise. </p>
<p>C&#8217;est un contrat où l&#8217;acheteur verse une commission annuelle (exprimée en point de base du taux d&#8217;intérêt de l&#8217;obligation) au vendeur qui s&#8217;engage à dédommager l&#8217;acheteur en cas de défaut de paiement sur la dette qu&#8217;il détient. Un CDS est à une assurance qui permet de transférer le risque de défaut à un autre opérateur. </p>
<p>Les investisseurs spéculent sur les spreads de crédit. Si un investisseur détient des obligations dont il pense que le spread de taux va augmenter, il aura intérêt à acheter des CDS et les revendre quand ils auront pris de la valeur avec la dégradation de la signature de l&#8217;emprunteur. </p>
<p>Autrement dit, les spéculateurs jouent sur la dégradation de la signature grecque. Ils parient à termes sur la faillite du défaut de paiement de l’Etat grec.</p>
<p>2) Il y a un cercle vicieux : le taux d’intérêts de refinancement grec s’accroit car les marchés exigent une prime de risque supplémentaire. Cherchant à se protéger contre le risque, les investisseurs achètent des « credit default swap » pour se couvrir contre le risque. Or la prime de ces CDS augmente elle aussi du fait de la spéculation décourageant les prêts à l’Etat grec et provoquant une hausse supplémentaire des taux d’intérêt. Le poids de la dette pour l’Etat grec s’accroît d’autant.</p>
<h2>Les enjeux</h2>
<p>Aider la Grèce est une nécessité économique, sociale et politique pour la zone euro.</p>
<p>La faillite de l’Etat grec est peu vraisemblable, néanmoins le coût économique et social de la crise peut s’alourdir du fait du renchérissement du financement de la dépense publique. Il faut soulager l’Etat grec de taux de refinancement trop importants qui accentueraient la crise sociale.</p>
<h3>Il y a un risque de contagion à la zone euro</h3>
<p>1) la dette grecque est détenue principalement par les institutions financière Allemandes et Françaises (qui en détiennent 84 milliards d’euros et 6 fois plus dans l’ensemble de l’Europe du Sud).</p>
<p>2) une faillite de l’Etat grec ou une accélération de la crise économique dans ce pays ébranlerait la timide reprise économique de la zone euro.</p>
<p>3) par ailleurs, l’absence de solidarité envers la Grèce pourrait jeter le doute sur la solvabilité d’autres pays comme l’Espagne, l’Irlande et le Portugal.</p>
<p>4) Il n’est donc ni vraisemblable, ni souhaitable que les autres Etats ne lui viennent pas en aide » pour faire face à ce risque systémique.</p>
<h3>Le dispositif  européen de solidarité doit néanmoins faire face à des dilemmes</h3>
<p>1) aider suffisamment la Grèce pour convaincre les marchés qu’il n’y a pas de risque sur sa dette souveraine.<br />
Mais s’il devait être étendu à d’autres pays, le poids de l’aide serait supérieur tout en étant supporté par moins de pays. Des doutes sur la pérennité du dispositif pourraient advenir et la spéculation continuerait.</p>
<p>2) d’après le dogme de la crédibilité monétaire, toute aide doit être accompagnée de contreparties suffisamment fermes pour éviter de donner un blanc-seing à l’endettement à tous les pays de la zone.<br />
Mais un plan de rigueur a toujours un coût.  Réduire les déficits pourrait faire empirer la crise en tuant la reprise dans l’oeuf. Dans ce cas là le remède serait pire que le mal et l’endettement continuerait sa progression.</p>
<h3>Un risque politique pour l’Union Economique et Monétaire (UEM) existe </h3>
<p>Comme mentionnés plus haut, les interventions classiques d’aide accompagnent les garanties financières de contreparties (plans de rigueur). Cela constitue une mise sous tutelle.</p>
<p>La question sous jacente est la suivante : un Etat européen est-il mis sous la tutelle de ses pairs ou bien celle du FMI ?</p>
<p>Si les pays européens ne viennent pas en aide, la zone euro ne sera plus considérée comme durable et viable sur la scène internationale. A l’intérieur de l’UE, certains pays pourraient ne plus considérer l’euro comme une protection.<br />
D’un autre coté, une tutelle par l’UEM pourrait elle aussi avoir un coût politique si les mesures qu’elle préconise mécontentent les opinions.</p>
<h2>Comment en sortir : les alternatives</h2>
<p>(Classées par ordre croissant de réformes qu’elles impliquent)</p>
<p>1)	Un système de garanties bilatérales via des prêts bilatéraux d’Etat à Etat (car l’UE n’a pas le droit de faire des prêts). Dans ce cas des pays (France et Allemagne en tête), crédibles aux yeux des marchés, prêteraient à la Grèce, moins crédible. C’est la solution envisagée par les Chefs d’Etats et de gouvernement de l’Eurozone.  C’est la solution la plus limitée, mais aussi la plus aisée à mettre en place. Elle n’est efficace que tant que les pays préteurs demeurent « crédibles » aux yeux des marchés financiers.</p>
<p>2)	Faire de l’UE un préteur en dernier ressort pour les Etats. Calqué sur le système du FMI, il y aurait une sorte de cotisation assurantielle des Etats contre le risque de crise de la dette.</p>
<p>3)	La création d’une agence européenne de la dette publique, sorte de Trésor européen qui emprunterait sur les marchés pour le compte de chaque Etat de la zone euro. Ainsi ceux-ci bénéficierait du même taux de refinancement. Proposition reprise par Bernard Maris.</p>
<p>4)	Que la BCE prête aux Etats au même taux qu’aux banques (environ 1%).  Ce taux serait plus avantageux que le taux de refinancement pratiqué par les marchés (plus de 3%). Mais cette solution est interdite par les traités actuels (la BCE n’a pas le droit de monétiser la dette, règle établie à l’origine pour éviter le risque d’inflation). Proposition de Jacques Sapir.</p>
<p>5)	Un gouvernement économique.<br />
Une union monétaire peut faire face à des chocs asymétriques par des politiques budgétaires décentralisées (mais les critères de Maastricht encadrent fortement cette possibilité et l’endettement public actuel rend la dépense moins à la mode) ou par une politique budgétaire fédérale (inexistante dans les traités).<br />
La zone euro, n’est pas un « zone monétaire optimale » dans le jargon des économistes. Les structures économiques ne sont pas homogènes (la persistance de taux de chômage et d’inflation différents le montre) du fait de spécialisation économique, de dynamique démographique et de systèmes sociaux différents notamment.<br />
 En face d’un choc asymétrique (choc qui touche un pays et non les autres pays membres de la zone), il n’y ni mobilité des capitaux ou ni mobilité du travail au sein de la zone (ce sont les deux critères de la théorie des zones monétaires optimales) suffisantes pour rééquilibrer l’économie de la région touchée. Les chocs transitoires conduisent donc au sous-emploi et à la baisse de revenu du pays touché.<br />
Un gouvernement économique pourrait pallier cette insuffisance en instaurant un dispositif de redistribution des ressources entre pays permettant ainsi de lutter contre les chocs et stabiliser la situation.<br />
Ce gouvernement économique pourrait aller de la forme la plus « light » (coordination des politiques budgétaires demeurant décentralisées et budget de l’union plus conséquent, plus que 1% du PIB européen) jusqu’au fédéralisme budgétaire  et fiscal (ressources fiscales propres et budget central de l’union autonome des Etats).<br />
Ainsi le gouvernement économique soulève de nombreuses questions : qui décide des dépenses et des recettes ? Quel volume pour un budget européen ? La convergence des économies est elle possible ? A quelles conditions ? Selon quels critères ?  Si des réponses satisfaisantes sont apportées, faut-il utiliser ce budget pour atteindre des objectifs de convergence ? Une part croissante de la politique économique et sociale serait alors sans doute communautarisée.</p>
<h3>Conclusions </h3>
<p>1)	Dans la situation présente, les solutions classiques ne semblent être que de choisir un moindre mal.<br />
2)	En vérité, le traitement en profondeur du risque de crise de la dette d’Etats européens ne pourra se faire à long terme qu’avec la révision des traités.<br />
3)	Les réticences de partenaires impliquent d’être prudent quant aux perspectives d’évolution institutionnelles de la zone.<br />
4)	Certaines alternatives impliquent des choix politiques forts qui contraindront les choix économiques et sociaux futurs.<br />
5)	Si aucune solution efficace et durable n’est trouvée, la pérennité de l’euro est menacée.<br />
6)	On ne pourra pas faire l’économie d’une réflexion sur le pouvoir exorbitant des marchés financiers sur la conduite des politiques économiques et sociales.</p>
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		<title>La planification écologique</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 09:18:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Argumentaires]]></category>
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Les socialistes doivent proposer à la fois une politique et une méthode pour transformer radicalement notre société et cela à trois niveaux : dans son rapport à l’environnement, dans ses modes de production économique, dans la mise en place de l’homme et de la démocratie au centre de la société.
Le combat écologique est un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="pdf"><a href="http://www.transformeragauche.fr/wp-content/uploads/2009/11/la-planification-ecologique.pdf">Télécharger <br />l&#8217;argumentaire</a></div>
<p>Les socialistes doivent proposer à la fois une politique et une méthode pour transformer radicalement notre société et cela à trois niveaux : dans son rapport à l’environnement, dans ses modes de production économique, dans la mise en place de l’homme et de la démocratie au centre de la société.</p>
<p>Le combat écologique est un combat socialiste. L’exploitation de la nature et de l’homme par le système capitaliste vont de paire. Ceux qui souffrent aujourd’hui et qui souffriront demain, à l’échelle nationale comme mondiale, des atteintes à l’environnement sont ceux qui sont déjà dans les situations les plus difficiles dans notre société. L’énergie en est le parfait exemple : quelques uns s’enrichissent tandis quand la Terre subit le réchauffement climatique et que les hommes les plus démunis au niveau mondial en subissent les conséquences climatiques (cyclones, ouragans), tandis que les classes populaires en Europe sont ceux pour lesquels l’augmentation du prix de l’énergie a l’impact le plus fort sur leurs budgets.</p>
<p>Face à ces questions, les socialistes doivent sortir de toute approche à court terme et bien comprendre que ne pas se donner les moyens de changer nos modes de vie et de production est, in fine, contre productif pour les classes populaires et désastreux pour notre planète. Ce sont des réformes structurelles de transformation radicale du système capitaliste que nous devons proposer. </p>
<p>En effet, il est nécessaire de diminuer drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, de préserver la biodiversité, de lutter contre toutes les formes de pollutions (eaux, micro particules, dioxines…). Nous devons aussi faire face à l’épuisement des ressources naturelles, notamment du pétrole dont on a atteint aujourd’hui le pic de production ce qui est un rappel permanent du fait que nous vivons dans un monde fini. Toutefois, notre écologisme porte une radicalité qui va bien au-delà de ces problèmes. C’est une critique du capitalisme productiviste et de la société de consommation où la possession de bien ne vise pas tant à satisfaire des besoins qu’à être un outil de différentiation donc de domination. Dans ce sens, la course effrénée à de nouvelles productions, à la définition de nouveaux biens n’aboutissent pas à la démocratisation de la consommation mais à la perpétuation et au renforcement de la domination symbolique qu’est de posséder ce que l’autre ne peut avoir.</p>
<p>L’impératif de la  révolution écologique est éminemment un combat socialiste car cela nécessite planification économique, sociale et choix démocratique. L’impératif de la planification écologique, c’est déjà reconnaître l’échec total de l’autorégulation du marché, c’est affirmer l’indispensable nécessité de la démocratie pour définir collectivement les exigences sociales et environnementales que les hommes souhaitent se donner, c’est replacer tant l’activité économique que le marché au rang d’outils, de moyens au service de fins démocratiquement déterminées. </p>
<p>Nous entendons ici dessiner de façon non exhaustive ce dont pourrait être un plan de transformation de notre économie. Les socialistes doivent répondre à deux questions essentielles : celle du partage des richesses et celle du respect de l’homme donc de son environnement. Nous ne traiterons pas ici de l’impératif nécessité de remettre l’égalité au centre de notre projet politique, tout en rappelant inlassablement que plus les hommes sont égaux au sein d’une société plus leurs droits, leurs libertés, leur santé et leurs possibilités de se réaliser sont grandes et assurées. Nous n’aborderons pas non plus la question, pourtant essentielle, de la distribution de la richesse. Nous souhaitons avant tout présenter un plan de relance économique, créateur de nouvelles richesses permettant l’émergence d’un nouveau modèle de développement.</p>
<p>Au cœur de notre proposition est inscrite la conviction qu’une croissance durable, parce qu’elle met fin à l’exploitation de la terre, se soucie obligatoirement et nécessairement des plus défavorisés. Tant la question du partage des richesses que celle du respect de l’homme et de l’environnement forment une dialectique combinatoire au sein de laquelle la réponse à l’une des deux problématiques permet de répondre à l’autre. Un plan de relance économique écologique permet d’augmenter et transformer l’activité économique, ce qui engendre la création de nombreux emplois et favorise le développement d’infrastructures permettant le développement d’autres activités économiques. Un développement économique durable nécessite de nombreux emplois locaux qui sont, par nature, non délocalisables et permet aussi d’améliorer la qualité de vie et des services publics. La planification écologique assure que les richesses produites permettent de respecter la terre, de transformer le système économique actuel pour assurer la survie de l’homme et d’améliorer le niveau de vie de tous collectivement.</p>
<h2>Une autre politique agricole</h2>
<p>L’agriculture n’est pas une activité comme les autres, elle permet à l’homme de se nourrir et donc de vivre. La participation Étatique ou supra-étatique est donc indispensable et ne saurait être remise en cause. La PAC doit être profondément modifiée pour assurer l’autosuffisance alimentaire de l’Union Européenne dans le respect des sols, des eaux, de la biodiversité et des hommes. Les subventions doivent favoriser une agriculture de qualité et respectueuse de l’environnement qui privilégie l’agriculture paysanne et locale. Le respect de l’eau est des nappes phréatiques est une condition première pour l’obtention de toutes subventions.</p>
<p>Les socialistes proposent de modifier le code des marchés publics afin de favoriser les circuits courts dans l’agriculture en permettant la préférence des produits régionaux et Bio dans les restaurants collectifs. En favorisant ainsi le Bio, les produits issus de l’agriculture paysanne dans les restaurants collectifs, la dépense publique peut garantir durablement les carnets de commandes des agriculteurs bio et paysans et concourir ainsi à la stabilisation, puis au développement de cette agriculture alternative et qualitative pour l’humain.</p>
<p>Les produits néfastes à l’environnement et aux agriculteurs doivent être strictement interdits ainsi que les OGM en champs ouverts en attente d’une étude scientifique sur le long terme quant aux effets sur l’homme et l’environnement.</p>
<p>Nous devons aussi faire de l’agriculture un enjeu mondial. Alors que certains pays exportateurs de produits agricoles connaissent des famines en leur sein, et que la production agricole d’autres régions du monde a été détruite par la mise en concurrence mondiale des produits alimentaires, il faudra notamment, aux frontières de l’Europe, réactiver le tarif extérieur commun en fonction de normes environnementales, et interdire toutes subventions aux produits destinés à l’exportation.</p>
<h2>L’Eau est un bien public</h2>
<p>L’Eau est un bien indispensable à la survie de l’homme : elle doit être économisée, peu coûteuse et de qualité. Les socialistes systématiseront la municipalisation des régies par des subventions ciblées et réservées à cet effet. Les socialistes feront passer une loi contrôlant le prix de l’eau en n’autorisant que des variations limitées à plus ou moins 5 pour cent par rapport à un prix pivot défini nationalement.<br />
La gestion des nappes phréatiques doit être un enjeu global. En défendant un service public de l’eau, nous voulons que la gestion de l’eau soit pilotée nationalement ou au niveau européen, pour éviter la surexploitation de  certaines nappes phréatiques en période estivale, au risque de ne plus leur permettre de se reconstituer durablement.</p>
<p>L’État doit entreprendre un vaste plan de dépenses pour permettre le respect des directives européennes concernant le traitement des eaux de pluies et courantes. L’Etat doit notamment accompagner financièrement les petites communes pour une généralisation rapide des circuits de tout à l’égout et des dispositifs épuratoires, en privilégiant autant que possible les dispositifs les moins chimiques.</p>
<p>L’Etat doit aussi renforcer les subventions nécessaires à la réhabilitation des réseaux d’eaux anciens afin de réduire drastiquement les fuites sur ces derniers, ce qui permettra de faire baisser le prix de l’eau ou pour le moins de le stabiliser sur la durée. L’Etat doit planifier et contractualiser, avec les collectivités territoriales, ces dépenses qui représenteront plusieurs milliards d’euros sur 10 ans.</p>
<h2>Transport des biens, transport des personnes : la nécessaire révolution</h2>
<p>Le transport routier des biens et des personnes est la cause la plus importante d’émissions des gaz à effets de serre. Prendre à cet effet des mesures drastiques nécessite que soient préalablement développés des dispositifs alternatifs de déplacement.</p>
<p>Le transport routier des biens doit être limité, voire interdit pour l’essentiel sur les autoroutes. Pour ce faire il est indispensable de favoriser le fret tant en développant les infrastructures qu’en le rendant obligatoire pour certains trajets, notamment ceux en transit. Des mécanismes jouant sur les prix de telle sorte que le coût du fret soit inférieur à celui du transport sur route sont à concevoir. Un plan de construction et de réaménagement des canaux est indispensable et les interconnexions entre gares ferroviaires et port fluviaux seront favorisées. La France doit également agir de façon active au niveau Européen pour généraliser un dispositif spatialement structuré de transport durable, articulant les réseaux de transports ferroviaires et les voies navigables sur tout le continent européen.</p>
<p>Le nombre de voitures n’a cessé d’augmenter depuis trente ans et l’immense majorité des trajets sont faits avec moins de deux passagers sur des distances inférieures à trois kilomètres. L’État doit planifier un plan de développement des transports collectifs de plusieurs milliards d’euros à dix ans et s’engager de manière contractuelle avec les collectivités territoriales. Les subventions aux communautés de communes pour favoriser les transports collectifs urbains et les transports à la demande en milieu rural seront fortement augmentées. Les plans États-Régions doivent permettre à toutes les régions, quels que soient leurs potentialités financières, de développer les réseaux et la qualité de services des trains régionaux. L’État et les collectivités favoriseront les modes de déplacements alternatifs en donnant la priorité aux piétons et aux vélos dans les villes.</p>
<p>Les socialistes doivent garantir l’accès de tous aux transports en commun (bus, tramway, métro, train) en en favorisant la gratuité par le recours à la solidarité fiscale. Transports gratuits, ou pour le moins des tarifs faibles, inciteront durablement à préférer ces modes de transports dont l’externalité est positive pour l’environnement. Si la seule solution pour garantir des prix peu élevés requiert des entreprises sous contrôle de la puissance publique (état, collectivités territoriales), alors une telle mesure sera retenue tant pour le service du plus grand nombre que pour la préservation durable de l’environnement et donc de l’humain.</p>
<p>Une politique de transports collectifs gratuits et/ou à tarif minimum permettra de redonner du pouvoir d’achat aux familles en réduisant drastiquement la part du transport dans leurs budgets.</p>
<h2>La baisse de la dépense énergétique : une bataille pour le pouvoir d’achat</h2>
<p>Si les dépenses énergétiques des bâtiments représentent une part extrêmement importante d’émissions des gaz à effet de serres, elles représentent tout aussi un coût extrêmement important pour les ménages comme pour les collectivités publiques. L’Etat, en total partenariat avec les collectivités territoriales, planifiera un plan de dépenses de plusieurs milliards d’euros à dix ans pour diminuer de façon draconienne la dépense énergétique des bâtiments. Si la construction de nouveaux bâtiments à impact nul sur l’environnement doit être poursuivie d’autant que les techniques et les matériaux disponibles le permettent maintenant aisément, il est surtout primordial de réhabiliter les logements et bâtiments anciens.</p>
<p>Un tel plan doit d’abord permettre l’éradication en dix ans des logements insalubres. Il doit concerner en priorité la réhabilitation des logements sociaux, afin que la facture énergétique des ménages les plus précaires diminue, ou celle des offices HLM. L’Etat doit pouvoir utiliser la caisse des dépôts et de consignations pour permettre la généralisation de prêts à taux zéro (déjà mis en place par certaines collectivités territoriales) pour les dépenses de réhabilitations des logements anciens : le crédit octroyé étant ainsi remboursé sur le long terme grâce aux baisses du prix de la facture énergétique, ce qui rend ces travaux accessibles, y compris aux ménages les plus modestes. Un dispositif de baisse automatique des loyers doit être instauré en cas d’absence de travaux de rénovations aux plus hautes normes environnementales engagées par les propriétaires.</p>
<p>L’État doit aider financièrement les collectivités territoriales pour qu’elles même soient exemplaires et réhabilitent leurs propres bâtiments publics, bénéficiant ainsi sur le long terme d’un retour sur investissement.</p>
<p>Un tel plan de dépenses favorisera la création d’entreprises dans le bâtiment, favorisera la recherche dans les matériaux d’isolation et pour de nouvelles sources de production énergétique. L’objectif doit être que la majorité des bâtiments soit autosuffisant en matière énergétique à dix ans. Un tel plan de dépense sera fortement créateur d’emplois pérennes et non délocalisables.</p>
<p>Enfin, nous devons rompre avec la logique d’une source unique d’énergie que cela soit le charbon, le pétrole ou le nucléaire produit dans des grandes centrales et nécessitant de vastes réseaux. Nous sommes pour la multiplication des sources d’énergies (bois, éolienne, solaire, hydraulique, géothermie, biomasse, pompe à chaleur&#8230;), et multiplier au maximum les lieux de production afin de réduire au maximum la distance entre lieu de production et de consommation. A cette fin, nous préconisons l’instauration d’un Pole public européen de l’énergie qui assure l’accès à tous à l’énergie, qui investisse massivement dans la recherche et qui garantisse le rachat des productions énergétiques locales renouvelables à des tarifs favorisant leur développement. L’un des rôle premier de ce Pôle Européen de l’Energie sera de garantir la décarbonisation de la production d’énergie, notamment en abandonnant en moins de 10 ans la production d’électricité par centrale à charbon.</p>
<h2>Pour une nouvelle politique industrielle : relocaliser et décarboner les industries</h2>
<p>L’impératif écologique nous oblige à renouer avec une politique industrielle ambitieuse. Les transports des biens sont l’une des sources majeures des émissions de GES et à bien des égards la délocalisation de notre industrie depuis 30 ans n’est qu’une façon pour les pays développés tant de délocaliser les pollutions que d’imposer à ses propres populations la modération salariale  justifié par la baisse des prix. </p>
<p>Nous devons renouer avec une politique industrielle qui permette de faire face à la raréfaction des ressources naturelles, de lutter contre le réchauffement climatique, de changer nos modes de consommer pour répondre aux besoins réels des populations et non ceux sublimés par la société de consommation.</p>
<p>L’activation du tarif extérieur commun, tout comme l’instauration d’une taxe carbone sur tous les produits en fonction du bilan carbone, est un signal indispensable à donner pour garantir aux entreprises qu’elles ont un intérêt à rester et se développer en Europe. L’Etat et l’Europe doivent adopter des normes sur l’efficacité énergétique de certains bien notamment l’automobile mais aussi l’électroménager qui fixe des objectifs à atteindre dans le temps pour encourager la recherche (les particules, GES par KM doivent diminuer de tant à 3 ans, 6 ans, 9 ans). </p>
<p>L’Etat doit favoriser par la commande publique, le pouvoir réglementaire et l’impôt l’économie de la fonctionnalité où les entreprises ne vendent plus un bien mais l’usage du bien ; elles n’ont donc plus à vendre toujours plus et pousser à la surconsommation pour être efficace. L’économie de la fonctionnalité encourage les entreprises à développer des produits ayant une plus grande espérance de vie, favorise les réparations, la réutilisation de l’objet et permet un contrôle plus strict de ces déchets car ce sont des déchets d’entreprises.</p>
<p>C’est dans ce nouveau cadre que sera favorisée la relocalisation des industries notamment celles, comme le textile, que notre pays et l’Union Européenne ont laissées totalement disparaître.</p>
<h2>La gestion des déchets : rien ne se perd, tout se transforme</h2>
<p>L’État doit favoriser le recyclage mais surtout la diminution de la masse des déchets. Les socialistes s’engageront sur des objectifs chiffrés et l’État contractualisera ses objectifs avec les collectivités territoriales. L’objectif est de réduire les déchets, de favoriser la réutilisation et de permettre le recyclage. L’Etat doit favoriser, notamment par un système de majoration des subventions, tout projet de collectivité territoriale qui concourt à la réduction et au recyclage des déchets. Sans faire de liste exhaustive qui ne servirait à rien, l’Etat devra prendre de nombreuses mesures réglementaires, ainsi à titre d’exemples :</p>
<ul>
<li>l’interdiction des emballages en plastiques,</li>
<li>la mise en place de systèmes de consignes (comme en Belgique et en Allemagne où les bouteilles en plastique sont maintenant quasi inexistantes),</li>
<li>l’instauration d’une taxe sur les produits non recyclables,</li>
</ul>
<p>L’imagination du décideur public doit être importante dans ce domaine et être particulièrement réactive. De façon constante il faut que les socialistes se posent les questions du « comment permettre une réduction, une réutilisation et le recyclage des déchets afin de limiter au maximum l’enfouissement et l’incinération ? ». Des mesures encore plus strictes seront prises en ce qui concerne les déchets industriels et des produits toxiques. Les socialistes doivent tout mettre en œuvre pour que l’Union Européenne se soucie dans ce domaine d’une protection durable des citoyens et de la planète, bien au delà de la simple approche par trop libérale et insuffisante en elle même du marché.</p>
<h2>Une politique de recherche en faveur du Développement durable</h2>
<p>Pour réaliser ce vaste plan de dépenses et d’investissements la recherche doit être largement favorisée pour trouver de nouvelles solutions. La recherche est favorisée quand la commande publique est importante, concourant ainsi à l’innovation technologique génératrice d’activités et donc d’emplois dès lors que sont conjointement développés les dispositifs de formation adéquats. Parallèlement l’Etat doit aussi renforcer et consolider les moyens financiers impérativement nécessaires au développement de la recherche fondamentale, socle incontournable et indispensable à une recherche appliquée efficiente dans la durée</p>
<p>La recherche doit être particulièrement importante dans le domaine énergétique. Ce fut, par deux fois, avant et après le choc pétrolier, une grave erreur de faire reposer notre modèle économique et social sur une unique source d’énergie que cela soit le pétrole ou le nucléaire. Les socialistes s’engagent fermement pour sortir du tout nucléaire et affirment que leur priorité est bien la diminution de la dépense énergétique par la recherche sur les économies d’énergies et par le recours à des sources d’énergies à la fois diversifiées et alternatives. Les socialistes favoriseront la recherche concernant la gestion des déchets nucléaires, problématique préalable et incontournable à tout maintien d’une production énergétique nucléaire.</p>
<p>Enfin les socialistes entendent développer une politique citoyenne de la recherche, c&#8217;est-à-dire que la démocratie a un droit et un devoir de contrôle sur les recherches. Le principe de précaution doit être appliqué de manière extensive et la commercialisation de nouveaux produits, nouvelles molécules ne pourra l’être qu’à l’issue d’études à long terme quant aux impacts. Les socialistes affirment et rendront effectif le droit de contrôle de la démocratie sur la science.</p>
<h2>Santé : prévenir plutôt que guérir</h2>
<p>Une politique de relance économique par une croissance économique durable, c’est aussi une politique de protection de la santé de l’homme. Prévenir plutôt que guérir doit devenir le leitmotiv des socialistes en matière de santé. Les dépenses de prévention et d’éducation à la santé doivent être largement favorisées. Le souci permanent du respect du corps, notamment sur le lieu de travail, doit devenir central. La garantie de l’accès de tous aux services publics de santé doit être assurée notamment aux SDF, aux personnes exclues de l’emploi, aux étudiants… L’Etat et la sécurité sociale doivent modifier fondamentalement leurs façons de concevoir les politiques de santé : contrôle de la publicité en direction des enfants, hygiène buccodentaire à l’école, visites de préventions, contrôle de l’alimentation, éducation à l’alimentation, lutte contre le logement insalubre, le contrôle de l’utilisation de molécules artificielles…tous ces exemples illustrent une autre façon de concevoir la santé pour laquelle prévention et respect du corps sont premiers.</p>
<p><strong>La planification écologique est une politique de relance économique durable qui se donne moins de dix ans pour modifier notre pays et son infrastructure économique afin de répondre aux enjeux du développement durable – dans sa triple dimension sociale, économique, environnementale- tout en créant de l’emploi et de la richesse à court terme. Cela nécessite une planification économique, remettant l’économie au service de l’homme, créant de l’emploi, et respectant l’homme et son environnement. La planification écologique, c’est conforter le rôle de la démocratie dans son rôle premier, celui de définir collectivement ce que nous entendons faire de notre société et d’arrêter collectivement les moyens d’actions dont la puissance publique a besoin pour répondre à ces enjeux et besoins.</strong></p>
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		<title>Faisons le choix du mouvement</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 18:43:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Congrès]]></category>
		<category><![CDATA[profession de foi]]></category>

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		<description><![CDATA[Télécharger la profession de foi
Parce que la politique doit être au service de nos rêves et de nos idéaux, nous, jeunes socialistes, estimons que le socialisme est plus que jamais un combat d’avenir.
L’Egalité au service de l’émancipation
Notre vision de la justice sociale s’incarne au travers d’une conception exigeante de l’égalité. C’est à la société de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="pdf"><a href="http://www.transformeragauche.fr/wp-content/uploads/2009/11/profession-de-foi-le-choix-du-mouvement.pdf">Télécharger <br />la profession de foi</a></div>
<p><em>Parce que la politique doit être au service de nos rêves et de nos idéaux, nous, jeunes socialistes, estimons que le socialisme est plus que jamais un combat d’avenir.</em></p>
<h2>L’Egalité au service de l’émancipation</h2>
<p>Notre vision de la justice sociale s’incarne au travers d’une conception exigeante de l’égalité. C’est à la société de garantir l’autonomie à chacun. Elle implique une juste répartition des richesses qui suppose un système alternatif au capitalisme.</p>
<h3>Partage des richesses</h3>
<ul>
<li>Augmenter les salaires</li>
<li>Réduire les inégalités de revenus (écart de 1 à 7 maximum) </li>
<li>Refonte du système fiscal pour un grand impôt fortement redistributif</li>
<li>Taxer le patrimoine et les héritages</li>
</ul>
<h3>Partage du temps de travail, pour une société du temps libéré</h3>
<ul>
<li>32h et semaine de 4 jours</li>
<li>Développer les loisirs, l’accès à la culture, au sport, aux mouvements d’éducations populaires pour permettre à chacun de jouir de son temps libre</li>
</ul>
<h3>Les jeunes à la conquête de leur autonomie</h3>
<ul>
<li>Permettre à tous d’obtenir une qualification</li>
<li>L’école un lieu de formation citoyenne et d’épanouissement</li>
<li>Instauration d’un statut social des jeunes en formation et insertion</li>
<li>Pour une allocation d’autonomie universelle et individualisée</li>
</ul>
<h2>Un autre modèle de développement : le socialisme démocratique</h2>
<h3>Pour une 6e République</h3>
<ul>
<li>Laïque, Sociale, Fraternelle</li>
<li>Démocratique, parlementaire et primo ministérielle</li>
<li>Interdiction du cumul des mandats</li>
</ul>
<h3>Révolution écologique et Planification écologique</h3>
<ul>
<li>Décarboner notre économie</li>
<li>Favoriser la relocalisation des industries</li>
<li>Lutter contre le dumping environnemental et social (tarif extérieur commun) </li>
<li>Sortir de la société du tout consommation</li>
<li>Rembourser la dette climatique envers les suds</li>
<li>Mise en place d’un pôle public européen de l’énergie</li>
</ul>
<h3>Imposer la démocratie dans l’entreprise</h3>
<ul>
<li>Développer les coopératives</li>
<li>Garantir la présence des salariés dans les CA</li>
</ul>
<h2>Européen, Internationaliste et altermondialiste</h2>
<h3>Une autre Europe</h3>
<ul>
<li>Politique sociale, écologique et fédérale</li>
<li>Donner au seul Parlement européen le pouvoir législatif</li>
<li>Harmonisation par le haut des normes sociales et environnementales</li>
</ul>
<h3>Un autre monde</h3>
<ul>
<li>Universalisation des droits politiques, sociaux et environnementaux</li>
<li>Transformation radicale du FMI, de l’OMC, de la Banque mondiale régie par un impératif démocratique sous l’égide de l’ONU</li>
</ul>
<h2>La conquête des pouvoirs</h2>
<h3>Faire l’Union de la Gauche</h3>
<ul>
<li>Une fédération des organisations de gauche autour d’un projet de société commun</li>
<li>Réunir toute la gauche : syndicale, associatif, mouvement éducation populaire, mutualiste, associative et citoyenne</li>
<li>Faire des primaires un outil de prise de pouvoir du peuple de gauche</li>
<li>Construire le projet commun de la jeune gauche pour janvier 2011</li>
</ul>
<h3>Un nouveau MJS pour ouvrir l’horizon</h3>
<ul>
<li>Une nouvelle politique d’adhésion</li>
<li>Développer des réseaux militants</li>
<li>Parler à tous les jeunes, accueillir toute la jeunesse</li>
</ul>
<h3>Un MJS à l’offensive</h3>
<ul>
<li>Faire vivre l’autonomie : être pertinent et impertinent envers nos aînés</li>
<li>Résister c’est créer : s’ancrer dans le mouvement social, porter toutes les luttes et adapter nos modalités d’actions</li>
<li>Communication et formation : faire pénétrer par tous les supports nos idées dans la société</li>
</ul>
<div style="border: 1px solid #c8c8c8; margin: 10px 0; padding: 10px;">
<h2>Le choix du mouvement</h2>
<p><em>Par Laurianne Deniaud</em></p>
<p>Le texte que nous proposons au vote des adhérents est le fruit d’une réflexion menée avec l’ensemble des fédérations depuis plusieurs mois autour de quelques questions simples : quel projet de société pour les jeunes en 2012  ; quelle organisation pour permettre la victoire de la gauche et de nos valeurs.</p>
<p>La gauche n’a pas perdu les élections parce qu’elle n’était pas crédible, mauvaise gestionnaire ou parce qu’elle ne convainquait pas sur telle ou telle proposition. Elle a avant tout perdu car elle était en incapacité de faire sens avec son projet.</p>
<p>C’est donc un autre modèle de développement dont nous avons dessiné l’esquisse, qui doit être l’introduction à deux années de réflexion nous conduisant à l’union de la jeune gauche autour d’un projet de société.</p>
<p>Pendant deux ans, le MJS sera une organisation en mouvement, un lieu de formation, de résistance et de création. Un mouvement qui accueille tous les jeunes, qui parle à tous qu’ils soient étudiants, lycéens, jeunes salariés qu’ils habitent les zones rurales, les centres villes ou leur périphérie. Notre ambition est claire : construire une organisation qui permettra la prise de pouvoir du peuple de gauche lors des primaires et en 2012.</p>
<p>C&#8217;est pour réaliser collectivement ce projet, que nous t&#8217;invitons, toi aussi à faire le choix du mouvement.</p></div>
<p><strong>En 2009, alors que partout règne division, défaitisme, dispersion e pessimisme, nous devons prendre nos responsabilités en devenant les acteurs de l’histoire. Nous, jeunes socialistes, faisons le choix de l’action, du rassemblement, de la responsabilité, du renouveau, de la victoire. En un mot, le choix du mouvement.</strong></p>
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		<title>Laurianne Deniaud présente la motion &#171;&#160;Le choix du mouvement&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Oct 2009 07:36:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tag TV]]></category>
		<category><![CDATA[congrès de grenoble]]></category>

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		<description><![CDATA[Laurianne Deniaud présente la motion &#171;&#160;Le choix du mouvement : un nouveau MJS pour de nouveaux combats&#160;&#187;.


]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Laurianne Deniaud présente la motion &laquo;&nbsp;Le choix du mouvement : un nouveau MJS pour de nouveaux combats&nbsp;&raquo;.<br />
<span id="more-134"></span></p>
<p><object width="560" height="335"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xazeti&#038;related=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xazeti&#038;related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="335" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></object></p>
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		<title>La jeunesse : des citoyens à la conquête de leur autonomie</title>
		<link>http://www.transformeragauche.fr/2009/10/la-jeunesse-des-citoyens-a-la-conquete-de-leur-autonomie/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 08:28:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Argumentaires]]></category>
		<category><![CDATA[égalité d'autonomie]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>

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		<description><![CDATA[Télécharger l&#8217;argumentaire
La jeunesse est aujourd’hui devenue une période de la vie à part entière. Ce n’est plus seulement un moment de transition entre l’enfance, l’école d’une part et la vie active d’autre part, où l’on serait forcément autonome. La jeunesse est devenue un temps long, un temps d’essais, d’expériences, d’apprentissage, de réussite ou d’échecs. Bref, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="pdf"><a href="http://www.transformeragauche.fr/wp-content/uploads/2009/10/la-jeunesse-des-citoyens-a-la-conquete-de-leur-autonomie.pdf">Télécharger <br />l&#8217;argumentaire</a></div>
<p>La jeunesse est aujourd’hui devenue une période de la vie à part entière. Ce n’est plus seulement un moment de transition entre l’enfance, l’école d’une part et la vie active d’autre part, où l’on serait forcément autonome. La jeunesse est devenue un temps long, un temps d’essais, d’expériences, d’apprentissage, de réussite ou d’échecs. Bref, en théorie, l’âge des possibles qui ressemble plus aujourd’hui à un temps d’incertitudes où l’espoir n’est plus de mise. La jeunesse n’est pas un tout uniforme, en rien une classe sociale, elle est un temps où chaque jeune, quelles que soient ses origines et sa condition fait face aux même problématiques ; un déterminant pour chaque jeune en ce sens qu’il détermine grandement quel sera son avenir. Ce sont ces traits communs caractéristiques à notre génération qui fait que la situation de la jeunesse doit être traitée de façon spécifique.</p>
<p>Jeunes travailleurs, chômeurs, étudiants ou encore lycéens… La situation des jeunes n’est pas uniforme pourtant ils se retrouvent dans une <strong>aspiration commune à l’autonomie.</strong> Notre génération est celle qui vit moins bien que celle de ses parents : un système scolaire non plus moteur de l’ascenseur social républicain mais qui au contraire reproduit les inégalités, des premiers emplois qui sont souvent précaires, dotés de salaires inférieurs à la moyenne…</p>
<p>Etre autonome signifie <strong>pouvoir accéder à un logement décent et indépendant</strong> de ses parents, ne pas choisir entre étudier, se loger ou se soigner, ne pas avoir seulement accès aux stages, CDD et intérim à cause de son âge… Etre autonome signifie ne pas être soumis à la loi inique de la reproduction sociale. Etre autonome signifie pouvoir faire ses choix de vie dans la dignité.</p>
<h2>L’autonomie par l’éducation </h2>
<h3>Un collège unique contre la reproduction sociale</h3>
<p>A 18 ans, près de 3 enfants d’ouvriers sur 10 contre 5% des enfants de cadre ont arrêté leurs études. Alors que le diplôme reste une des meilleures protections contre le chômage, nous ne pouvons admettre que des jeunes soient orientés en fonction de la position sociale de leurs parents. Un des préalables de l’autonomie est de lutter contre la fatalité sociale dès le plus jeune âge. A chaque étape du système éducatif, il faut pouvoir assurer la possibilité à chaque élève de faire ses choix en fonction de ses envies, de ses projets et non de facteurs financiers ou soi-disant scolaires. Le collège unique doit être une véritable norme. Nous refusons tout procédé d’orientation précoce. Le collège et le primaire doivent former la base de la formation commune à tous. </p>
<p>La lutte contre l’échec scolaire ne passe pas par des créations de classes spécifiques qui séparent trop tôt les « mauvais » des « bons » élèves. Les dispositifs tels que les RASED doivent être remis en place et élargis. Il faut garder comme objectif fondamental de donner la meilleure éducation à chacun sans créer de ségrégation entre les élèves. En revanche, la remédiation de l’échec scolaire doit passer par la formation des enseignants à la <strong>pédagogie différenciée</strong>, par la création d’un <strong>tutorat des élèves</strong> par des enseignants référents, et par la création de <strong>« paliers de remédiation »</strong> pour, comme en Finlande, permettre aux élèves en échec de rattraper leurs lacunes avant de passer à l’étape suivante. Surtout il faut accompagner les enfants dans leur globalité en garantissant à tous, quand nécessaire, l’accompagnement par des psychologues, orthophonistes, tout comme l’accompagnement à la parentalité. De plus, tout le système éducatif doit devenir plus valorisant pour les élèves : suppression des notes, valorisation des acquis et évaluation formative doivent se généraliser.</p>
<h3>En finir avec l’orientation subie</h3>
<p>Le processus d’orientation doit être renforcé non seulement par la présence de conseillers à temps plein dans les établissements, mais aussi par <strong>un dispositif d’orientation du collège au lycée</strong> permettant à tous les élèves d’élaborer pas à pas leur projet professionnel : forums des métiers, formation des professeurs principaux à l’orientation professionnelle et initiation aux matières technologiques et professionnelles. La mixité sociale est une condition pour aller vers plus d’égalité : la carte scolaire doit être remise en place à travers des bassins complémentaires d’établissements favorisant la mixité urbaine et rurale. </p>
<p>L’orientation vers la voie technologique et professionnelle doit devenir positive à travers la <strong>création de lycées des métiers</strong> qui regroupent les formations professionnelles du CAP à la licence professionnelle pour ouvrir aux élèves des formations universitaires courtes voire longues dans ces domaines. La sortie des études doit être organisée par les lycées des métiers et les élèves suivis pendant deux ans. De la même manière, voies technologiques et générales du lycée doivent être fusionnées dans un système plus souple de « parcours » pour sortir d’un système de filières très largement empreintes de reproduction sociale. Afin de ne bloquer aucun élève dans une filière, les passerelles entre formations doivent être possibles à chaque étape de sa formation, dans tous les sens, sur tout le territoire, sans limitation de places. <strong>La lutte contre les discriminations</strong> doit avoir sa place dans l’orientation : mettre fin à l’autocensure culturelle tout comme à l’orientation sexuée.</p>
<h3>Démocratiser l’enseignement supérieur</h3>
<p>Les universités françaises n’accueillent que 11 % d’enfants d’ouvriers contre 30 % de cadres supérieurs. L’écart se creuse encore davantage en 3ème cycle de l’enseignement supérieur.  La réalité étudiante est loin d’être reluisante : les étudiants qui travaillent pour financer leurs études ont moins de chance de réussir, tandis que <strong>7% des étudiants seulement ont accès à des logements sociaux étudiants</strong> (CROUS). Trop de filières sont laissées en pâture à des écoles privées, excluant de tel ou tel secteurs (ex. culture, communication, etc.) les élèves dont les parents ne peuvent pas financer les études. Avoir un diplôme universitaire peut relever du parcours du combattant quand près de <strong>50 % des étudiants ont une activité salariée régulière</strong> pour financer leurs études (80 % en été)! Encore une fois, venir de la « bonne ou mauvaise » famille est déterminant. La démocratisation reste un défi majeur pour notre avenir.</p>
<p>Pour un jeune, être autonome, c’est construire son projet professionnel. C’est aussi se loger, se soigner, étudier, se déplacer, vivre son intimité. Afin de garantir à chaque jeune le droit au plus haut niveau d&#8217;éducation et de qualification, il est urgent d&#8217;instaurer un véritable <strong>statut social pour les individus en formation initiale et en insertion, </strong> statut qui protège chacun de la sortie de l&#8217;enseignement secondaire à l&#8217;entrée sur le marché du travail et qui permette de se consacrer à plein  temps à sa formation grâce à un volet financier, l’allocation d’autonomie.</p>
<h3>Créer des dispositifs pour accéder aux études, aux soins et au logement</h3>
<p>Cette autonomie passe notamment par une <strong>allocation autonomie universelle et individualisée </strong> en fonction de la situation propre de chaque jeune. La solidarité nationale doit donc aider financièrement chaque jeune et lui apporter un suivi personnalisé lui permettant de construire son propre parcours. L’accès à la santé doit être favorisé par une <strong>couverture mutuelle universelle « jeunes »</strong> permettant à tous les jeunes en formation et en insertion de se payer une mutuelle.</p>
<p>Un logement pour tous: logements petits voire insalubres, longue recherche, difficultés pour trouver une caution ou payer des charges toujours plus lourdes sont le quotidien des jeunes. 40% habitent encore chez leurs parents : Un <strong>plan pluri-annuel de construction de logements </strong> destinés  et d’aménagement de logements délaissés en centre-ville doivent permettre de loger la majorité des jeunes en formation et en insertion. Le droit opposable au logement ne doit pas être un gadget juridique, l’Etat doit fournir cet outil d’émancipation pour les jeunes : garantie et cautionnement solidaire accessible à tous les jeunes en formation et à tous les jeunes travailleurs aux revenus encore très moyens, tandis que l’encadrement et modération des loyers doivent être assurés par des dispositifs fiscaux et légaux, et l’aide au logement revalorisée.</p>
<h2>L’emploi émancipateur : sortir la jeunesse de la précarité.</h2>
<h3>Organiser l’insertion professionnelle des jeunes</h3>
<p>Les péripéties du monde du travail font suite à celle du système éducatif: taux de chômage et part des emplois précaires élevés, salaires faibles compte tenu du niveau de diplôme… Loin d’être facteur d’émancipation, le marché du travail n’offre qu’une succession de situations précaires. La jeunesse est face à l’ampleur du phénomène de déclassement social : les emplois ne correspondent plus aux diplômes obtenus. Le niveau et les conditions de travail des jeunes sont aussi très sensibles à la conjoncture économique : nouveaux entrants sur le marché, moins expérimentés, ils en subissent les premiers ses bouleversements. En temps de crise, les jeunes sont donc dans les premières victimes du chômage et de la précarité. Le travail perd alors son rôle de levier pour accéder à une vie matérielle, sociale et intellectuelle décente mais continue à être un des principaux facteurs d’exclusion.</p>
<p>Surtout, les conditions d’emploi à l’entrée sur le marché du travail déterminent en grande partie la qualité de l’emploi des salariés pour le reste de leur vie. Selon qu’on obtienne ou non un emploi stable, correspondant à sa qualification… les postes occupés, les salaires ou traitements versés, la durée des périodes de chômage et leur indemnisations, le montant des retraites… ne sont plus les mêmes. <strong>S’occuper de l’emploi des jeunes, c’est agir concrètement pour l’ensemble des salariés ! </strong></p>
<p>Etre jeune ne peut plus être synonyme de galère. Nous ne pouvons accepter l’enchaînement de petits boulots qui obligent les jeunes à retarder leur projet dans l’espoir d’un CDI… <strong>Le système d’insertion sur le marché du travail doit être repensé</strong> : les jeunes sortant du système scolaire sans qualification doivent pouvoir bénéficier d’une <strong>« allocation-rebond »</strong> leur permettant d’accéder à un suivi personnalisé, de retourner à l’université ou d’accéder à la formation de leur choix. Les jeunes chômeurs doivent avoir un traitement proportionnel à la grande instabilité de leur statut : un <strong>suivi régulier et renforcé par les missions locales d’insertion</strong> qui coordonneraient l’ensemble des dispositifs d’insertion professionnelle organisés par les collectivités territoriales et l’Etat. Les jeunes dans l’entreprise doivent pouvoir bénéficier d’une formation particulière pour accroître leur expérience par des parrainages entre employés expérimentés et nouveaux recrutés pour que les générations s’associent au lieu d’être montées les unes contre les autres, à travers l’allongement des durées de cotisation-retraite. Enfin pour que le travail ne soit plus facteur d’exclusion et de dépendance, le CDI doit être la norme.</p>
<p>Les objectifs de la gauche doivent être réaffirmés : 100% d’une classe d’âge avec une qualification reconnue, 80% au bac! Aujourd’hui, trop de jeunes sont laissés au bord du chemin : 150 000 jeunes sortent du système scolaire sans aucune qualification et 150 000 autres bénéficient seulement d’un CAP ou d’un BEP. Les apprentis d’un côté, qui étudient au sein d’établissements semi-privés sans dispositifs d’aide sociale, sont condamnés à rester chez leurs parents. Ils ont leur place au sein du lycée des métiers. Les jeunes travailleurs précaires d’un autre côté, condamnés aux CDD et interims à répétition, ne doivent pas être oubliés. <strong>Les élèves déscolarisés doivent bénéficier de suivis individualisés</strong> pour retrouver la formation et l’emploi.</p>
<p><em>L’autonomie des jeunes est une lutte de haute volée. Il faut la gagner aussi bien dans les faits que dans les esprits. Oui être jeune ne veut pas dire être sous la coupe familiale, oui être jeune ne veut pas dire dépendre d’une situation financière pour se soigner, se loger ou se nourrir. Oui être jeune ne veut pas dire être la marionnette du jeu des marchés économiques. Etre jeune, c’est être autonome pour être maître de son avenir.</em></p>
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		<title>Pour une société du temps libéré et émancipateur</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 07:22:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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« On ne nait pas citoyen, on le devient », clamait Leo Lagrange, ministre du front populaire. Permettre aux Hommes et aux Femmes de maîtriser leur destin passe par des politiques éducatives et du temps libéré, c’est autour de ces deux thématiques que la démocratie s’est construite, que la citoyenneté est initiée et exercée [...]]]></description>
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<p><em>« On ne nait pas citoyen, on le devient »</em>, clamait Leo Lagrange, ministre du front populaire. Permettre aux Hommes et aux Femmes de <strong>maîtriser leur destin</strong> passe par des politiques éducatives et du temps libéré, c’est autour de ces deux thématiques que la <strong>démocratie</strong> s’est construite, que la <strong>citoyenneté</strong> est initiée et exercée ! Nous sommes en pleine crise, une crise à la fois économique, sociale et environnementale ; mais aussi une <strong>crise de sens</strong>, de représentations : n’ayant plus de projets collectifs mobilisateurs, chacun se réfugie dans une identité particulière, religieuse, communautaire ou régionale…</p>
<p>Les grands progrès de l’Histoire, de la Révolution française à mai 68, de 1848 au Front populaire, ont été permis par la mobilisation des classes populaires, à travers le passage de la « classe en soi » à la « classe pour soi », selon les mots de Marx. L’affirmation de cette conscience citoyenne a toujours renforcé la volonté des classes laborieuses de conquérir le champ des savoirs pour être mieux à même de décider dans la société. Pour cela, l’éducation populaire a notamment permis d’armer les consciences. Les clubs et les journaux durant la Révolution, les bibliothèques d’ouvriers et les associations d’éducation populaires ont ainsi permis de former des citoyens avides de construire un monde nouveau, plus juste et plus solidaire.   </p>
<p>Cette réflexion pose évidemment la question de la place du <strong>travail</strong> dans la société. Mais il s’agit aussi une réflexion sociale sur la <strong>démocratisation du temps choisi</strong>.</p>
<h2>Pour une société du temps libéré</h2>
<p>Acquis de hautes luttes, le temps libre est aujourd’hui le principal temps de notre vie éveillée. Le temps libre des français a été multiplié par quatre en un siècle. Alors qu‘un ouvrier du XIX eme siècle travaillait pour 70% de son temps de vie hors sommeil, nous consacrons aujourd’hui 16% de notre temps de vie éveillé au travail.</p>
<p>Le socialisme s’est toujours intéressé à <strong>l’organisation du temps libéré</strong>, comme symbole de l’émancipation de l’homme, libéré du travail aliénant, cherchant à maitriser son temps. La gauche a notamment été à l’initiative de l’ organisation des loisirs et des sports par le sous-secrétaire d’état Léo Lagrange, la création des congés payés par Léon Blum, la création de la fédération léo lagrange par Pierre Mauroy, la création du ministère du temps libre et réduction du temps de travail en 1981&#8230;<br />
La réduction du temps de travail à 35 h en 1998 a marqué un nouveau tournant dans la conquête du temps libéré. Malgré l’avancée historique que consistait cette réforme, pour la première fois, la réduction du temps de travail est face à de nombreuses critiques de la part  des classes populaires, la gauche n’ayant pas su concilier réduction du temps de travail et augmentation des salaires, malgré une croissance soutenue ; les salariés ont vu ainsi leurs salaires gelés sur plusieurs années et n’ont pas eu les ressources pour profiter de leur temps libre. Néanmoins, il ne faut pas réduire les inégalités d’accès au temps libre à la seule dimension financière : « l individu qui est maitre de son temps ne peut en profiter que s’il a fait d’études pour avoir une multiplicité de désirs d’utilisation de ce temps »  (Jean Viard).</p>
<p>Fier de notre histoire, conscient des enjeux du 21ème siècle, nous nous inscrivons dans cette démarche de civilisation construite par les socialistes. En France, 19 millions de personnes travaillent à temps plein, 4 millions sont chômeurs et 3 millions à temps partiel. Aujourd’hui, le individus sont inégaux face au temps de travail entre ceux qui font des études courtes et longues, entre ceux qui ont un CDI et ceux qui sont en temps partiel, entre le temps de travail des femmes et le temps de travail des hommes, entre ceux qui ont une espérance de vie longue une fois à la retraite et ceux qui en ont une courte. C’est à une rédéfinition globale du temps de travail dans la société que nous devons mener : qui passe notamment par les 32H entendu comme la semaine de 4 jours, tout comme par la prise en compte de la pénibilité dans l’âge de départ à la retraite que nous accompagnons d’un projet politique du temps libre. </p>
<h2>Pour un temps libre émancipateur</h2>
<p>Si historiquement, le temps libéré s’analyse d’abord dans son rapport au travail, depuis plus de 100 ans, de nombreux acteurs de l’éducation populaire se sont donné comme mission de valoriser «ce temps libéré au travail». </p>
<p>Depuis plusieurs décennies, la problématique du temps libéré a évolué. « La liberté » ne se pose plus simplement par rapport à la subordination liée au travail mais également par la subordination des esprits. En effet, notre temps libre suscite l’intérêt, et est désormais identifié comme une source de profits potentiels. Plus que du temps disponible pour notre émancipation et épanouissement, il tend à devenir du temps disponible à des fins commerciales, source de nouvelles inégalités sociales.</p>
<p>Des lors une question s’impose à la famille socialiste : Comment faire du temps libéré un <strong>temps d’épanouissement et d’émancipation ? </strong>  Comment faire du temps libre un temps constructif pour la démocratie permettant à chacun d’appréhender les clefs du monde qui l’entoure pour devenir acteur ?</p>
<p>Alors que le libéralisme domine la société et impose le chacun pour soi et le consumérisme, en vidant la citoyenneté de son contenu social, nous devons réaffirmer les valeurs républicaines qui garantissent droits sociaux, culturels, intellectuels. Alors que les inégalités se creusent dans une société broyée par le libéralisme, l&#8217;éducation populaire c’est à dire c’est un <strong>projet d’éducation permanente</strong>, au service de l’émancipation et de l’accès au savoir et à la culture, définie par Condorcet au début de la révolution française pour favoriser <strong>l’égalité politique et l&#8217;exercice de la démocratie</strong> doit demeurer une clé d&#8217;émancipation et de progrès social.</p>
<p><em>Cette société que nous dessinons a pour maître mot l&#8217;émancipation, et l&#8217;épanouissement, de femmes et d&#8217;hommes qui, à travers un système éducatif formel ou non-formel qui les rend plus libres, s&#8217;approprient le monde, s&#8217;impliquent dans la démocratie, et s&#8217;initient à toutes les pratiques culturelles et sportives qui épanouissent le corps et l&#8217;esprit. La question n&#8217;est pas de choisir entre travail et loisirs mais bien de maitriser son temps et son destin, à travers des valeurs universelles telles que l&#8217;égalité et la liberté.</em></p>
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		<title>Choisir le candidat de toute la gauche, fédérer la gauche</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Oct 2009 19:07:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Argumentaires]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielles]]></category>
		<category><![CDATA[primaires]]></category>

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La question de l’organisation de primaires ouvertes à toute la gauche et à tous les citoyens pour désigner un candidat à l’élection présidentielle de 2012 doit se poser dans toutes ces dimensions : politiques, intérêts électoraux, recomposition de la gauche.
Notre objectif principal est simple : prendre le pouvoir au niveau national lors des échéances [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="pdf"><a href="http://transformeragauche.fr/wp-content/uploads/2009/10/choisir-le-candidat-de-toute-la-gauche-federer-la-gauche.pdf">Télécharger <br />l&#8217;argumentaire</a></div>
<p>La question de l’organisation de primaires ouvertes à toute la gauche et à tous les citoyens pour désigner un candidat à l’élection présidentielle de 2012 doit se poser dans toutes ces dimensions : politiques, intérêts électoraux, recomposition de la gauche.<br />
Notre objectif principal est simple : prendre le pouvoir au niveau national lors des échéances de 2012 pour transformer la société. Partout en Europe, cet objectif est loin d’être rempli par les partis sociaux-démocrates européens, qui enchainent défaites sur défaites.</p>
<h2>Une gauche sclérosée, atone, meurtrie par la personnification qui va droit à sa perte</h2>
<p>La gauche française et le parti socialiste en particulier est profondément handicapé par les divisions et le refus de tirer les conséquences de nos échecs passés, ainsi que par le piège de la Ve République.</p>
<h3>Une gauche divisée et gestionnaire</h3>
<p>Depuis au moins 2002 la compétition entre les différents partis de gauche les a conduits à mener leur action politique, en particulier en période de campagne électorale, les uns contre les autres. Paradoxalement, les campagnes se font sur les différences entre les partis de gauche et par conséquent il n’y a pas de dynamique collective pour mettre en avant ce qui fait l’identité commune de la gauche : la promotion des services publics, la question salariale, la mise en œuvre d’un modèle de développement respectueux de l’homme  et donc de l’écologie. La gauche, au lieu de faire entendre son aspiration commune à une société libre et égale, s’entre-déchire sur la manière d’y parvenir en multipliant les procès d’intentions.</p>
<p>Effet secondaire : la division de la gauche incite le PS à s’afficher comme un parti de gestion des affaires courantes qui se complait dans la seule gestion des collectivités territoriales. Le Parti Socialiste ne semble pas comprendre le refus des citoyens de voter pour lui malgré sa bonne gestion, notamment de la fiscalité locale : modération de l’impôt et de l’endettement.  </p>
<p>Enfin, l’ex-gauche plurielle souffre encore de l’absence de droit d’inventaire de son bilan. La seule critique qui en a été faite est celles des 35 heures : non pas tant pour contester l’annualisation du temps de travail ce qui est nécessaire, qu’afin de tenter de discréditer le principe des 35 H en soi. À l’inverse, sur la question des services publics, des privatisations, de l’Union Européenne, de la baisse de l’impôt sur le revenu, l’absence d’analyse critique, voire la reconnaissance de ses erreurs, fait que la gauche est inaudible et incapable d’incarner l’alternative.</p>
<h3>Le Piège de la Ve République </h3>
<p>La culture et la nature de la gauche c’est le parlementarisme. Ce n’est pas et ne sera jamais la désignation une fois tous les cinq ans d’un homme, d’une femme présidentiel(le) assorti du gouvernement et du parlement qui va avec. L’organisation du principal temps démocratique de notre pays autour de la désignation du président de la République et en amont de la désignation du candidat est en soi un piège tendu à toute la gauche : sous prétexte de chercher le meilleur moyen de gagner ; certains, guidés par les médias, proposent de remplacer une offre politique de gauche par un débat sur le meilleur ou la meilleur pour l’emporter. </p>
<h3>Les primaires que nous ne voulons pas… </h3>
<p>C’est la conversion de la gauche à l’ « homme providentiel », que certains essaient de nous vendre à l’occasion de la désignation du candidat de la gauche, en singeant au passage la primaire américaine au sein des partis démocrates et républicains ,dont aucun ne se revendique ni de la gauche ni du socialisme. Nous aurons droit à tout : le renouvellement, la diversité, l’expérience, le réalisme, la vision, et autant de clichés propres à faire vendre du papier glacé pour des candidats dont le fond politique est le plus souvent commun et sensiblement identique à celui qui entraine la gauche dans la défaite  depuis de nombreuses années.</p>
<p>Surtout, ce type de primaire, où la question du « leadership »  est placée devant toute autre en dépit de toute dynamique politique ; serait génératrice de division en interne du parti socialiste. La participation du peuple de gauche, dans ce cas, ne servirait qu’à associer aux divisions du parti un cercle plus large que les militants habituels. Enfin ces primaires n’offriraient aucune garantie de dynamique politique : si un candidat « de centre-gauche » emportait la primaire, qu’est-ce qui inciterait l’électeur socialiste à voter pour lui plutôt que pour le candidat d’un autre parti ?</p>
<h2>Notre stratégie : une dynamique d’union de la gauche, des candidats de toute la gauche.</h2>
<p>Un processus politique de rassemblement et de mise en dynamique des forces et du peuple de gauche et qui comprend le mode de désignation à la présidentielle. Le défi pour la gauche : rester elle-même, battre la droite dans les institutions de la Ve république, et transformer la société.<br />
<strong>La solution : que la gauche organise en son sein le parlementarisme et le pluralisme que les institutions ne proposent pas.</strong></p>
<h3>Débattre avec les partis de gauche</h3>
<p>La dynamique d’union de la gauche doit être assez forte pour durer pendant l&#8217;exercice du pouvoir par un gouvernement d&#8217;union de la Gauche, avec la mise en place d’ « Etats généraux » destinés à débattre du fond politique, en vue d’une constitution d’une fédération des organisations de gauche, liée à un préalable : un « programme commun » de la gauche. Former un rassemblement à gauche autour d’un projet politique commun, rassemblant toutes les forces de gauche, sans préalable ni exclusive, dans le respect des différences des uns et des autres, et permettant à chacun de porter durablement ses exigences dans la concertation commune.<br />
<strong>Ce rassemblement doit s’opérer sans oublier tous ceux qui ne sont pas dans les cercles de la gauche politique mais qui aspirent tout de même au changement profond et radical de notre société.</strong><br />
C’est par le débat sur les grands thèmes identitaires de la gauche que nous serons le mieux à même de définir les convergences et d’opérer le rassemblement, entre autres : </p>
<ul>
<li>Emploi, rémunération et redistribution</li>
<li>Services Publics et Sécurités sociales</li>
<li>Mondialisation, libre-échange et Europe</li>
<li>Planification écologique et autre modèle de développement</li>
<li>Société du temps libéré, éducation, culture</li>
<li>Justice et libertés publiques</li>
</ul>
<p>Tracer la base d’un accord de programme législatif et gouvernemental commun sur ces questions ; cet accord crée la base d’une politique alternative de la gauche à la politique menée par la droite. Prendre acte des désaccords, différences, nuances et spécificités de chacun.</p>
<h3>Les primaires : une démarche d’union de la gauche</h3>
<p>Ce processus permettra, soit d’aboutir à des primaires à la suite de la constitution d’une Fédération de la gauche, soit d’être une étape primordiale vers la constitution d’une Fédération de la gauche. Nous devons tout mettre en œuvre pour faire réussir ce processus mais ne pas d’imposer de préalable qui donnerait trop de pouvoir à ceux qui, par intérêt, pourraient la rejeter. </p>
<p>La gauche pour reconquérir le pouvoir afin de transformer la société doit renouer avec toutes ses composantes et donner la place à un intense débat permettant à toutes les idées de gauche de nourrir et de conquérir l’espace public. Nous faisons le pari que des primaires de toute la gauche sont une des étapes indispensables pour dynamiser la gauche, choisir un candidat commun dès le premier tour, adopter un programme commun de gouvernement ainsi que des candidats communs lors des législatives. C’est pour nous une <strong>étape nécessaire pour aller vers une fédération des partis de gauche</strong> qui aura plus de chance d’aboutir lors d’un processus intégrant tout le peuple de gauche que par un accord d’appareils. Toutefois, afin que chaque composante de la gauche puisse se retrouver dans un tel processus, nous devons militer fortement pour, en préalable à la primaire, définir un grand projet de société commun à toute la gauche et adopter une charte de valeur commune que chaque candidat et électeur devra signer.</p>
<h3>Les primaires : une démarche de conquête et de prise de pouvoirs du peuple de gauche</h3>
<p>Le choix des primaires doit-être le moment où la gauche renoue avec sa nature profonde. Une gauche qui croit profondément dans l’intelligence des citoyens pour faire le meilleur choix. Une gauche qui considère qu’il n’y a pas de République, ni de véritable transformation sociale, si le peuple n’investit pas la démocratie.</p>
<p><strong>Le rôle du MJS sera d’organiser la participation citoyenne, notamment de tous ceux qui sont traditionnellement exclus du champ politique.</strong> Ce sera aussi <strong>imposer les thèmes qui nous sont chers dans le débat des primaires.</strong> Faire que par notre nombre dans les débats et notre capacité à amener des jeunes participer à ce processus nos idées se retrouvent obligatoirement reprises par les candidats.</p>
<p>Le débat entre candidats de gauche permettra pendant de long mois de se focaliser sur les idées de la gauche, sur les meilleures propositions de la gauche, sur l’idéal de société vers lequel la gauche souhaite tendre. Faire que le débat pendant six mois se focalise sur ce qu’est la gauche et non sa simple opposition au Président sortant fait partie intégrante de la bataille culturelle en permettant aux idées de gauche d’avoir un espace médiatique – et ainsi d’imprégner la société – qu’elles n’ont pas jusque-là.</p>
<p>L’intérêt de primaire est aussi stratégique. Le premier intérêt sera de modifier en profondeur la perception des citoyens sur l’état de la gauche. Cela permet de mobiliser notre électorat avant même le début de la campagne présidentielle. Les primaires permettent d’établir un fichier de trois à six millions de citoyens de gauche. Ces citoyens seront la force militante de cette élection que les militants traditionnels auront à organiser. Ces citoyens seront aussi un formidable relais auprès de leurs proches pour convaincre dans le cadre d’une campagne de proximité et même familiale de l’importance du vote à gauche. Un fichier Internet de trois à cinq millions d’adresses sera un outil précieux pour faire circuler bien au-delà du cercle restreint des adhérents des partis politiques. Enfin, ce fichier servira à lever des fonds pour l’élection présidentielle mais aussi pour les élections législatives.</p>
<p><em>Les primaires peuvent être la conclusion d’un processus d’union de la gauche, tout comme une étape indispensable à sa réalisation. Dans les deux cas, c’est à nous de leur donner un sens politique. Les primaires c’est être exemplaire en faisant de la gauche un outil de prise de pouvoir du peuple, c’est mener la bataille culturelle en gagnant dans les têtes pour gagner dans les urnes. Enfin, c’est rappeler cet impératif absolu : celui qui sait qu’il n’y a pas de victoire possible de la gauche sans son unité ne doit s’épargner aucun effort pour y aboutir. </em></p>
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		<title>Le choix du mouvement : un nouveau MJS pour de nouveaux combats</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 16:37:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Congrès]]></category>
		<category><![CDATA[texte d'orientation]]></category>

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		<description><![CDATA[Télécharger le texte d&#8217;orientation
Texte présenté par Antoine DÉTOURNÉ, Président du MJS, Laurianne DENIAUD et
les animateurs fédéraux : Jérémie MAUREL (03), Richard CARREAU (04), Frédéric BACHELIER (06), Fabien GERARD (08), Kastriot GOJNI (10), Mélanie PAULI-GEYSSE (11), Anthony KREHMEIER (13), Mathieu QUENTEL (14), Franck REY (15), Lucas KERDONCUFF (17), Nicolas GONET (18), Laurence MARY (2B), Paul MEHU [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="pdf"><a href="http://transformeragauche.fr/wp-content/uploads/2009/10/texte-d-orientation-le-choix-du-mouvement.pdf">Télécharger le texte d&#8217;orientation</a></div>
<p>Texte présenté par Antoine DÉTOURNÉ, Président du MJS, Laurianne DENIAUD et</p>
<p><strong>les animateurs fédéraux :</strong> Jérémie MAUREL (03), Richard CARREAU (04), Frédéric BACHELIER (06), Fabien GERARD (08), Kastriot GOJNI (10), Mélanie PAULI-GEYSSE (11), Anthony KREHMEIER (13), Mathieu QUENTEL (14), Franck REY (15), Lucas KERDONCUFF (17), Nicolas GONET (18), Laurence MARY (2B), Paul MEHU (29), Romain SABATHIER (32), Simon THIROT (33), Merry-Lène LABALLE (34), Fanny PANHALEUX (35), Clémence DAUPHIN (37), Guillaume RENAUD (38), Garance HERBILLON (39), Sabbah BAKKALI (40), Johann CESA (42), Raphaël CHICHA (43), Colette MARIE (50), Clément ROBERT (51), Slim GHALLAL (52), Joachim NADJEM (54), Amandine BRIY (55), Elise BONATI (57), Rosa CHAOUCH (58), Clément BOUDOULEC (60), Thibaut HIRON (61), Tuncay CILGI (64), Romain SILVASI (66), Nathan BLATZ (67), Sven LONCHAMPT (69), Joseph FAVRE (74), Pauline DREANO (75), Rama SALL (78), Sébastien CARRARA (80), Mathieu SALESSE (81), Marianne FERRARI (83), Elena WINTERHALTER (84), Elise BERTHELOT (90), Morgane CARADEC (91), Claire GABIACHE (92), Benjamin DEROTHE (93), Fanny BOYER (95) et Emmanuel RAVI (971) ;</p>
<p><strong>les coordinateurs régionaux :</strong> Quentin MARIDAT (Aquitaine), Lucie NOURREDINE (Auvergne), Alexandre DEBRAY (Basse-Normandie), Gwenael STEPHAN (Bretagne), Rémi DUMORTIER (Champagne-Ardennes), Benjamin GUICHARD (Franche-Comté), Nicolas ANOTO (Ile de France), Marc STEHLIN (Lorraine), Ange BAZILLE (Provence-Alpes-Côte-d’Azur), Guillaume LAFEUILLE (Picardie) et Aurélie JOLLIVET (Rhône-Alpes) ;</p>
<p><strong>les membres du Bureau National :</strong> Yacine BAOUCH, Elise BOSCHEREL, Amine BOUABBAS, Chahra CHIBATI, Benoit CURINIER, Jonathan DEBAUVE, Sylvain DUBREUIL, Damien FLAMENT, Sylvain LAVAL, Heidia MAOUI, Thierry MARCHAL-BECK, Paul MEYER, Emilie MIRDJANIAN, Houda NEDDER, Morgane OLLIVIER, Laurène PASQUIER, Nicolas PERERA, Marion PIGAMO, Livia SAURIN, Kader SELMI, Elodie SZTUREMSKI, Barbara VERLHAC, Victor VIDILLES et Michael ZEMMOUR ;</p>
<p><strong>les membres de la Commission Nationale d’Arbitrage :</strong> Anne-Sophie ASSELIN, Julien BRUNEEL, Nicolas DERNE, Julien GUERIN, Tristan LAHAIS, Amélie PEREZ, Samy SIDANI, Miguel TEJOS et Marie USSEGLIO.</p>
<div style="border: 1px solid #c8c8c8; margin: 10px 0; padding: 10px;">
<h2>La crise économique n’est pas due au hasard</h2>
<p>Depuis l’explosion de la bulle des subprimes, nous subissons de plein fouet une crise systémique dont les effets ont été minimisés pendant plus de 30 ans. Depuis les années 1970, la croissance « molle » n’a pas empêché les profits de se maintenir et même d’augmenter. Face aux difficultés qui s’accumulaient dans les pays industrialisés, les politiques néolibérales ont permis d’augmenter le taux d’exploitation de la main-d’œuvre et donc d’inverser le rapport capital &#8211; travail en faveur du patronat et des actionnaires.<br />
Les politiques pour arriver à cette fin ont été les mêmes partout : libéralisation du commerce extérieur tout en défendant un taux de change stable et compétitif, promotion des exportations au détriment du marché intérieur, modération salariale, privatisations et démantèlement des monopoles d’Etat, baisse des taux de l’impôt direct…<br />
La part des salaires a nettement baissé dans le partage de la valeur ajoutée, privant des milliers de salariés des bénéfices de la croissance qu’ils ont eux-mêmes créés, ce qui a fait plonger la demande globale.<br />
Cette faiblesse de la demande a eu deux conséquences décisives. Pour les salariés, la course effrénée à l’endettement est devenue indispensable pour qui veut consommer et vivre dignement. Dans le camp d’en face, afin de valoriser le capital qui ne cessait de s’accumuler, on a tenté de remplacer artificiellement la demande par le grand casino de la finance de marché.<br />
Tous les mécanismes inventés par le capitalisme financier ne prouvent nullement le triomphe des libéraux ; bien au contraire, leur ingéniosité démontre la difficulté qu’ils ont à maintenir des profits faramineux dans une économie déprimée par la faiblesse de la demande. La frénésie spéculative qui a saisi le monde depuis les années 1980 est donc déjà une réponse à la crise du libéralisme. Depuis 30 ans, il n’y a plus que deux solutions pour reproduire le capital : doper la consommation par le crédit ou alors spéculer sur les marchés financiers. Les crises financières successives ont contraint les investisseurs à battre en retraite sur le marché des crédits… A la première difficulté économique, les ménages ne pouvant rembourser leurs dettes, c’est l’ensemble du marché financier qui s’écroule par le phénomène de titrisation… En spéculant sur le crédit jusqu’au krach, ils ont détruit la demande artificielle suscitée par l’endettement et ont vu, impuissants, se volatiliser les masses de liquidités qui alimentaient la finance de marché.<br />
Voilà pourquoi la situation actuelle n’est pas &#8211; et ne peut pas être &#8211; une « petite » récession. Les libéraux ont réussi à crever leurs deux roues de secours en même temps. Et pas le moindre dépanneur à l’horizon…<br />
Ce n’est pas la première fois que le capitalisme est à l’origine de sa propre crise, mais c’est la première fois que les conséquences de ces mouvements se répercutent aussi largement et aussi vite à l’échelle de notre monde.</p>
<p>Compte tenu de ce diagnostic il ne faut ni espérer ni souhaiter un retour « à la normale ». Il n’y aura pas de sortie durable de l’ornière tant que le partage de la richesse créée ne sera pas fortement rééquilibré par une augmentation de l’ensemble des salaires et en ramenant le taux de profit à un niveau raisonnable. Or aucun marché ni aucun actionnaire n’acceptera de lui-même une baisse de son profit et une meilleure rémunération du travail ; pire, les licenciements en cascades et les délocalisations d’entreprises qui font des bénéfices témoignent que la finance est capable de mettre en œuvre la plus grande brutalité pour continuer d’accroître à tout prix son propre enrichissement au détriment de tous. Il n’y a donc que par l’action politique, par la mise en œuvre de contraintes légales imposées aux capitaux privés au niveau national, européen et mondial que nous pouvons espérer réamorcer la machine économique au bénéfice du plus grand nombre.</p></div>
<h3>Notre monde change et affronte crises et révolutions.</h3>
<p>Depuis trop longtemps, la politique a abandonné l&#8217;espace de l&#8217;utopie pour le terrain d&#8217;un réalisme fataliste et de la gestion sans ambition. Plutôt que d&#8217;un inventaire ou d&#8217;une rénovation de papier, nous, jeunes socialistes, choisissons de rêver pour inventer le socialisme du vingt-et-unième siècle. Rêver pour construire une société humaniste, où l&#8217;exploitation de l&#8217;homme par l&#8217;homme a laissé la place à un vivre ensemble politique. Une société dans laquelle les richesses produites collectivement sont mises à disposition de tous les citoyens sans distinction de classes sociales, d&#8217;origine ou de sexe. Une société où le partage du travail a remplacé sa division actuelle, génératrice de chômage, de précarité et d&#8217;exclusion. Une société où la planète devient un bien commun plutôt qu&#8217;une part de marché ou un instrument de croissance. Parce que la politique doit être au service de nos rêves et de nos idéaux, nous, jeunes socialistes, estimons que le socialisme est plus que jamais un combat d&#8217;avenir.<br />
Depuis les années 1970, la mondialisation s&#8217;est appuyée sur un capitalisme néolibéral qui a instauré son modèle de pensée, de société et de développement en le présentant comme l’horizon indépassable. Les désordres géopolitiques se sont amplifiés au détriment des aspirations des peuples. Accéléré depuis la chute du mur de Berlin, l’avènement de cet impérialisme culturel et économique n’a poursuivi qu’un seul objectif: permettre aux détenteurs du capital de préserver et d’étendre leur domination.</p>
<h3>Pour la première fois, les conséquences de ces mouvements se répercutent à l’échelle de notre monde.</h3>
<p>La crise financière, économique et sociale due aux violentes secousses du système capitaliste vient renforcer la crise écologique, alimentaire, de l’eau, énergétique que subissaient déjà des milliards d’individus. Le profond dérèglement écologique dû au réchauffement climatique, et à une nouvelle vague d’extinction des espèces, symbolise à quel point le capitalisme peut se développer dans la négation de l’humanité et de son environnement, autant qu’il assombrit son avenir. A la concurrence généralisée promue par le néolibéralisme, nous opposons la coopération entre les hommes. A l’homme entendu comme simple capital humain dans la machine économique, nous opposons l’humanisme d’un Homme qui vit. Les révolutions scientifiques, numériques et biotechnologiques imposent aussi une nouvelle manière de regarder notre environnement. Leur développement doit être démocratiquement débattu et maîtrisé, tandis que leur marchandisation doit nous interpeller sur le sens du progrès. </p>
<h3>En Europe, la social-démocratie s’effondre.</h3>
<p>Les valeurs de la gauche sont plus que jamais d’actualité pour défendre les intérêts de la majorité de la population mondiale.<br />
Cependant une profonde rupture démocratique est orchestrée par une oligarchie économique, politique et médiatique, dans l&#8217;objectif de maintenir en place un système dont elle profite.<br />
Au lieu de défendre ceux qui sont exploités par la classe dominante, la social-démocratie a abandonné ses objectifs de transformation sociale ; elle a accompagné les transformations du capitalisme et s’est enlisée dans un système producteur d’inégalités nourrissant ainsi des désillusions collectives et individuelles, confortant ainsi une vision atomisée de la société. Celle-ci a pour conséquence un isolement des individus alors que le processus de fragmentation sociale s’alimente d’une précarité grandissante et d’un chômage de masse notamment chez les plus jeunes. Tout ce qui fait société est alors remis en cause. Plus que jamais, la recherche d’outils collectifs prend tout son sens. </p>
<h3>Nous ne pouvons plus attendre.</h3>
<p>Nous voulons agir pour gagner et gagner pour changer la vie. L’étape cruciale pour amorcer une alternative en France, c’est 2012. Nous avons trois ans pour construire une victoire politique, sociale et culturelle, aujourd’hui incertaine si nous n’arrivons pas à faire changer notre famille politique.<br />
Nous sommes autonomes. Cette autonomie ne doit pas être une fin en soi, elle doit être un outil mis au service de l’unité de toute la gauche. Nous devons bousculer les socialistes pour qu’ils soient exemplaires, qu’ils construisent un projet ambitieux, une stratégie d’union de la gauche pour gagner et transformer durablement la société et restaurer le lien social entre les citoyens, durement mis à mal par la droite.<br />
Nous ne pourrons le faire qu’en étant nous-mêmes exemplaires, en étant les meilleurs acteurs de cette alternative et de ce renouveau. Nous voulons aujourd’hui que les jeunes socialistes fassent de leur mouvement la première force dans la jeunesse qui fasse vivre l’espoir à gauche.</p>
<h2>Quelle société voulons nous ?</h2>
<h3>Nous défendons l&#8217;émancipation des individus.</h3>
<p>Pour nous, socialistes, la finalité de l&#8217;action politique est de permettre à chaque citoyen d&#8217;être pleinement émancipé. 220 ans après la proclamation révolutionnaire de St Just qui affirmait que «le bonheur est une idée neuve en Europe», les jeunes socialistes souhaitent permettre à chacun de construire sa vie comme il le souhaite et de pouvoir aller à la recherche du bonheur.</p>
<h3>Pour un nouveau modèle de développement : le socialisme démocratique.</h3>
<p>Notre premier défi pour atteindre cet idéal est d’inventer un nouveau modèle de développement. C’est le socialisme démocratique qui redonne tout son sens à la République. La démocratie ne peut se résumer à un instrument technique, permettant d&#8217;arbitrer des choix pour une société. C&#8217;est pour nous un objectif en soi : permettre aux hommes et aux femmes de défendre la justice sociale pour permettre à chacun de maitriser leur destin. Nous voulons développer la démocratie dans tous les lieux de vie : au travail, sur les lieux d’étude, dans les services publics. Il faut redonner tout son sens à la République sociale. Le socialisme démocratique est un régime dans lequel les citoyens brisent la logique de l&#8217;exploitation de l&#8217;homme par l&#8217;homme pour organiser collectivement le développement d&#8217;une nouvelle société où la domination d&#8217;une classe sur l&#8217;autre a disparu.</p>
<h3>Pour cela, la société doit garantir à chaque individu des droits imprescriptibles.</h3>
<p> Tout en garantissant les droits conquis de haute lutte, le temps est venu de renforcer ces droits et d’en proclamer de nouveaux. Ce sont les droits à l&#8217;emploi, à la mobilité sociale, professionnelle et territoriale, au temps libre, au logement, à l&#8217;accès aux soins, à l&#8217;éducation laïque, gratuite et obligatoire, à la formation et à l&#8217;information, à une alimentation saine, à l&#8217;eau potable, à l&#8217;énergie, aux vacances, aux soins, en permettant le droit à l&#8217;IVG ou à la contraception. Il s&#8217;agit aussi d&#8217;assurer le droit à l&#8217;accès aux loisirs, aux moyens de communication, et à une culture partagée. L’exercice de ces droits ne peut tolérer aucune discrimination ou oppression. Le développement de l&#8217;école publique, laïque, gratuite et obligatoire pour tous doit promouvoir le développement intellectuel mais aussi la conscience de l&#8217;intérêt général chez le jeune, quelle que soit sa catégorie sociale. Enfin, l’exercice et le respect de ces droits supposent l’existence d’une justice indépendante, impartiale et humaine.</p>
<h3>L&#8217;Égalité au service de l’émancipation.</h3>
<p><strong>L’égalité des droits est un préalable, mais les proclamer serait vain si la société ne se donnait pas les moyens de les rendre effectifs pour chacun.</strong> C&#8217;est le sens de l&#8217;action politique que nous voulons entreprendre, c’est d’ailleurs pour nous le cœur de l’idéal démocratique. Pour garantir ces droits fondamentaux, nous devons réarmer la puissance publique.</p>
<p><strong>Notre vision de la justice sociale s’incarne au travers d’une conception exigeante de l&#8217;égalité:</strong> l&#8217;égalité d’autonomie qui permet à chaque individu d’être maître de son avenir à tout moment de sa vie, quels que soient ses choix et son parcours. <strong>C’est à la société de garantir l’autonomie à chacun.</strong> Celle-ci ne peut être garantie que par des droits collectifs qui préviennent, protègent et assurent qu’aucun citoyen ne puisse perdre une partie de sa liberté.</p>
<p><strong>Notre vision de l&#8217;égalité implique donc une juste répartition des richesses, ce qui impose d&#8217;inventer un système alternatif au capitalisme.</strong></p>
<p>Dans une société qui place le travail au cœur de son modèle, il s&#8217;agit de permettre à chaque travailleur de vivre décemment en augmentant les salaires, en réduisant les inégalités de revenus et en assurant l&#8217;accès à la formation professionnelle continue. Mais renonçant à faire du travail l&#8217;unique valeur, nous voulons permettre à chacun de s&#8217;émanciper dans une société du temps libéré, notamment en réorganisant et en diminuant le temps de travail à 32h.</p>
<p>Les services publics, le code du travail, le repos dominical et le système de protection sociale, notamment le système de retraite par répartition avec un âge de départ à 60 ans font partie des acquis de société qu&#8217;il faut défendre parce qu’ils permettent de garantir l’égalité, la solidarité et le respect des droits des salariés. En étendant ses droits nous remettons le volontarisme politique au goût du jour.</p>
<p>Cette plus juste répartition des richesses passe par une politique du plein emploi, garantissant que nul ne doit rester sans revenu, une forte redistribution par un impôt sur les revenus véritablement progressif. Elle passe également par une démocratie sociale accrue dans laquelle le salarié retrouve la place qui lui est due dans toutes les instances de l’entreprise. </p>
<p>Les licenciements doivent devenir l&#8217;exception. Pour cela il faut notamment interdire les licenciements boursiers, et utiliser tous les moyens dont l&#8217;Etat dispose (mise sous tutelle, fiscalité dissuasive, interdiction administrative&#8230;) afin de garantir l&#8217;effectivité de ce droit des salariés.</p>
<p>Afin de garantir à chaque jeune le droit au plus haut niveau d&#8217;éducation et de qualification, il est urgent d&#8217;instaurer un véritable statut social pour les jeunes en formation et en insertion qui protège chacun de la sortie de l&#8217;enseignement secondaire à l&#8217;entrée sur le marché du travail et qui permette de se consacrer à plein  temps à sa formation; ce statut passe par une allocation autonomie universelle calculée en fonction de la situation propre de chaque jeune. Cela permettrait ainsi l’accès à un haut niveau de qualification pour tous, sans cumuler emploi et études.</p>
<p>Plus généralement, cela pose la question de la place de l’éducation dans notre société. Nous pensons que l’éducation est le moteur de l’ascenseur social, quelle que soit l’origine et l’âge.</p>
<p>Enfin, cela va de pair avec l’organisation des solidarités par l’appropriation sociale : la propriété privée doit être limitée quand l’intérêt général est en jeu. Nous devons inventer les nouveaux services publics du XXIème siècle (petite enfance, pôle public bancaire, service public de l&#8217;eau&#8230;) et un système de protection sociale qui prévient les nouveaux risques de la société. Dans le monde du travail, il faut offrir aux jeunes la même protection qu&#8217;à l&#8217;ensemble des salariés dès le premier emploi (une couverture chômage, le CDI comme norme et un accès aux minima sociaux).</p>
<h3>Rien n&#8217;est plus fort que l’intérêt général.</h3>
<p>Étendre la démocratie, c&#8217;est permettre aux collectivités humaines de retrouver la maîtrise de leur économie, de leur environnement, de préparer l&#8217;avenir et non de laisser une minorité de possédants décider seuls contre l&#8217;intérêt général. Celui-ci ne saurait se voir contraindre par le marché. Le marché n&#8217;est qu&#8217;un espace d&#8217;échange, il doit être soumis à des règles, à la volonté des citoyens et non en devenir le maître. Comme l&#8217;a montré la crise, une dérégulation du marché entraîne l&#8217;affaiblissement des droits individuels comme collectifs et s&#8217;avère être nuisible pour l&#8217;avenir. La maîtrise de ce marché est donc indispensable et passe par un État social qui intervient fortement dans l’économie, des politiques territoriales ambitieuses et le développement de l’économie sociale. La démocratie doit aussi permettre de concilier justice sociale et justice climatique, notamment par une <strong>planification écologique permettant de produire des biens et des services en fonction de leur utilité sociale afin de développer une économie faiblement consommatrice d&#8217;énergie, non polluante et de moins en moins carbonée,</strong> et par le remboursement de la dette climatique du nord à l’égard des suds. A l&#8217;échelle européenne, il faut mettre en place une protection en activant le tarif extérieur commun afin de lutter contre le dumping environnemental et social.</p>
<h3>La République et l&#8217;Europe fédérale au cœur de notre modèle démocratique.</h3>
<p>Nous voulons une VIème République, sociale, laïque, fraternelle, démocratique et  primo-ministérielle, où le cumul des mandats serait proscrit ; une République Sociale parce que mettant au cœur l&#8217;égalité et le partage des richesses. Une République laïque parce que la laïcité reste une idée neuve et un combat en ce début de XXIème siècle où le néolibéralisme et le repli identitaire avancent souvent de paire. Elle permet à tous de vivre ensemble et elle est garante de la liberté, de l&#8217;égalité et de la fraternité. Une République fraternelle car elle fait de la solidarité une valeur essentielle. Construire une République démocratique revient à en finir avec la Ve République bonapartiste. L’Europe ne doit plus être le cheval de Troie de toutes les déréglementations libérales et autoritaires. Cette République refondée devra donc s&#8217;inscrire dans <strong>une Europe politique, sociale, écologique et fédérale. </strong><br />
Nous souhaitons une réorientation profonde de la construction européenne avec comme point de départ une harmonisation par le haut des normes sociales et environnementales. </p>
<p>Ces normes communes doivent permettre une véritable politique écologique à travers la réorganisation du système de production européen et la mise en place d’un pôle public européen de l’énergie.</p>
<h3>Nous souhaitons voir la démocratie progresser à l&#8217;échelle du monde.</h3>
<p>Instance de décision commune, l&#8217;Union Européenne doit être la base d&#8217;un progrès social harmonisé supprimant les concurrences interétatiques. Notre Europe doit remettre le citoyen au cœur de son développement en faisant du Parlement européen le seul pouvoir législatif.</p>
<p>Notre internationalisme nous conduit à porter le renforcement de la solidarité à l’échelle du monde, l&#8217;universalisation des droits politiques et sociaux, et l&#8217;application de la démocratie comme moyen de prendre les décisions à l&#8217;échelle du monde doivent être les fondements de notre projet altermondialiste. Ainsi, les outils de la mondialisation néolibérale que sont les institutions internationales tels le FMI et l’OMC doivent être radicalement transformées. Le rôle de l’Europe est déterminant: au lieu d’être un des moteurs des politiques libérales à l’échelle mondiale, elle doit être à l’initiative d’un nouveau modèle de développement. </p>
<h3>Nous, jeunes socialistes du XXIème siècle, voulons que notre société fasse sens.</h3>
<p>La mondialisation sert aujourd&#8217;hui à imposer un modèle unique de société sur toute la planète, entraînant partout la disparition des spécificités culturelles, du dumping social, fiscal et environnemental. Nous voulons démocratiquement faire vivre un modèle de développement créateur de lien social, et respectueux de l&#8217;homme comme de la planète. C&#8217;est l&#8217;idéal vers lequel nous tendons. Les outils et mesures que nous mettrons en œuvre pour y arriver et tous les débats techniques qui les accompagnent ne doivent jamais nous faire oublier cette finalité de l&#8217;action politique socialiste.</p>
<p>Pour y parvenir, nous prônons un réformisme au service de ces aspirations révolutionnaires. Nous voulons faire de notre idéal une réalité par le socialisme démocratique. Nous devons donc nous organiser pour la conquête des pouvoirs.</p>
<h2>La gauche à la conquête des pouvoirs,<br />
un nouveau MJS pour ouvrir l’horizon</h2>
<p><strong>Nous voulons prendre les pouvoirs</strong> pour transformer la société. Pouvoirs au pluriel car c&#8217;est d’une stratégie globale dont nous avons besoin. Nous devons nous organiser pour gagner dans les urnes et dans la société toute entière en 2012, mais aussi pour que la gauche soit victorieuse partout en Europe et dans le monde, pour que les salariés puissent prendre part au pouvoir dans les entreprises, pour que les citoyens ne se fassent plus dicter l&#8217;agenda politique par les médias, pour que les puissances de l&#8217;argent ne soient plus celles qui déterminent l&#8217;horizon des possibles au sein de nos sociétés. Dans nos villes, dans nos quartiers, dans nos campagnes, nous devons être présents quotidiennement. Nous devons nous engager dans les centres sociaux, dans les maisons de quartier, mais aussi dans les associations sportives et culturelles, soit dans l&#8217;ensemble du tissu associatif. Nous devons vivre au jour le jour avec l&#8217;ensemble des jeunes qui composent notre société et échanger avec eux. C&#8217;est n&#8217;est qu&#8217;ainsi que nous mènerons une véritable bataille culturelle.</p>
<p>La Gauche sociale et politique l’emporte quand elle est rassemblée, comme en 1936, en 1981 ou en 1997. Alors que les jeunes, les travailleurs, les retraités ont des intérêts communs que doit défendre la gauche, il est irresponsable que le débat politique soit déterminé par des jeux d’appareils. La dynamique doit être assez forte pour durer pendant l&#8217;exercice du pouvoir par un gouvernement d&#8217;union de la Gauche, avec la mise en place d’Etats généraux destinés à débattre du fond politique, en vue d’une constitution d’une fédération des organisations de gauche liée à un préalable : un « programme commun » de la gauche. A l&#8217;image de la jeune gauche, il faut rapidement former un rassemblement à gauche autour d’un projet politique commun, rassemblant toutes les forces de gauche, sans préalable ni exclusive, dans le respect des différences des uns et des autres, et permettant à chacun de porter durablement ses exigences dans la concertation commune. La gauche ne se rendra pas crédible en singeant la droite et le centre-droit ; elle n&#8217;attirera à elle et aux urnes que si elle est en capacité d&#8217;incarner une alternative crédible et ambitieuse. Il nous faut réaffirmer les clivages, gauche contre droite, progrès contre régression, opprimés contre exploiteurs.</p>
<p>Ce rassemblement doit s’opérer sans oublier tous ceux qui ne sont pas dans les cercles de la gauche politique mais qui aspirent tout de même au changement profond et radical de notre société.</p>
<p>Celui-ci permettra, non seulement, de dépasser nos organisations respectives mais aussi de porter une véritable alternative politique liée à un projet, des propositions concrètes et à des primaires ouvertes au peuple de gauche, le centre-droit ne pouvant pas présenter de candidats. <strong>Le MJS doit impulser et prendre toute sa part à la fondation de ce nouveau mouvement à gauche.</strong></p>
<p><strong>Il nous faut construire un nouveau projet politique.</strong> Nous ouvrirons tous les débats, un par un. Il s&#8217;agit, en deux ans, de construire collectivement une contribution politique large et imaginative pour fournir des armes à notre camp pour toutes les batailles électorales. Nous proposons de conclure cette démarche par une grande convention nationale début 2011.</p>
<h3>Cette ambition politique nous impose d’être à la hauteur.</h3>
<p>Forts de ce qu’a accompli le MJS, nous portons une ambition collective pour l’avenir, celle d’aller encore plus loin. Des pistes restent inexplorées et de nouvelles sont à tracer. Voilà ce qui nous amène à penser l’avenir du MJS et à nous lancer de nouveaux défis.</p>
<p>Le MJS doit s’engager par un militantisme quotidien dans cette conquête des pouvoirs, nous nous devons d’être aux côtés de nos aînés. Nous nous devons d’être une force efficace et pertinente mais également une force militante en capacité de faire la différence dans les campagnes électorales.</p>
<p><strong>Nous voulons un MJS ouvert,</strong> qui accueille tous les jeunes qui se retrouvent dans nos combats et aspirations, quel que soit leur statut, leur âge, leurs attentes, leur disponibilité, leurs horizons en leur permettant d’y trouver un cadre transparent et démocratique répondant à toutes leurs volontés d’engagement. Le MJS ne doit pas juste être le porte-voix de ceux qui souffrent, mais également une organisation de masse qui accroît son nombre d’adhérents et permet la prise de parole et de pouvoir de ceux-ci. Notre organisation doit permettre a chacun de ses adhérents de trouver des bases et des clés de compréhension des enjeux sociétaux dans tous les domaines en s’ouvrant à tous ceux qui sont en colère, parce qu’ils ne se satisfont pas du monde tel qu&#8217;il est, et qui veulent changer le monde. Chaque militant devra se demander, non seulement ce que l’organisation peut lui apporter mais également ce qu’il peut apporter à l’organisation. Le MJS se doit de donner la parole à tous et ne doit pas craindre les divergences en son sein et les considérer comme des forces.</p>
<p><strong>Nous voulons un MJS pertinent et impertinent,</strong> qui débatte régulièrement dans ses fédérations et groupes, qui fasse évoluer ses positions en associant largement ses adhérents, en parlant de tous les sujets, en se confrontant au reste de la gauche et au mouvement social, en abordant les nouvelles thématiques qui touchent notre société, sans dogme ni tabou.</p>
<p><strong>Nous voulons un MJS offensif,</strong> qui diffuse ses idées, dans la famille socialiste, à gauche et dans toute la société avec plus de force et d’audace, qui lance des initiatives, crée l’événement, qui soit visible et audible sur le terrain, sur internet, dans les médias et qui occupe une place unique dans le paysage politique français : un mouvement sans aucun complexe vis à vis de ses aînés et qui apporte idées et renouveau par ses actes et par ses discours. Face au vocable dominant manifestant la prégnance de la droite, le MJS se doit de mener une bataille culturelle et idéologique. Il nous faut relever le défi du terrain des idées.</p>
<p>Le MJS a toujours mis au cœur de sa démarche la nécessité pour la gauche de marcher sur ses deux jambes : le mouvement social et l’action politique&#8230; Le MJS fait partie du mouvement social. Nous devons lutter avec tous ceux qui agissent au quotidien et être à l’initiative des combats de demain. Nous serons donc aux côtés des syndicats, des collectifs, des associations, non seulement pour appuyer et relayer leurs combats, mais aussi pour offrir un débouché politique à leurs colères et leurs aspirations.</p>
<p>Pour livrer ces combats, nous utiliserons tous les modes d’action et nous en créerons de nouveaux… La désobéissance civile est ainsi un impératif républicain car lorsque les citoyens sont privés de leurs droits, la République est trahie. Ces résistances permettent d&#8217;élargir le champ des possibles et de combattre l&#8217;hégémonie culturelle imposée par la droite et le néolibéralisme en France et dans le monde. Ces actions apportent la crédibilité à la radicalité des changements que nous souhaitons pour la société.</p>
<p>Cela implique de faire changer notre organisation, dans ses habitudes, dans ses pratiques, dans sa communication, dans sa structure même et nous proposerons d’ambitieuses réformes : la réorganisation des instances, la simplification du processus d’adhésion, la création de débats et de formations au sein de réseaux en interne ainsi qu&#8217;avec les autres militants de gauche et la société, la mise en place de nouveaux outils numériques… Ces ambitions ne se concrétiseront qu&#8217;en impliquant l&#8217;ensemble des militants de notre organisation, en leur confiant les clés de son avenir pour y parvenir.</p>
<h3>Nous proposons, 15 ans après l’autonomie, de construire un nouveau MJS.</h3>
<p>Reste maintenant le plus important : faire vivre ce changement.</p>
<p>Ouvrons de nouvelles perspectives pour notre mouvement. Toutes les questions doivent pouvoir trouver leur place dans notre organisation, sans complexe et sans tabou. Chacun, à son niveau, détient une part de responsabilité dans nos orientations et nos horizons communs, nous devons en prendre la mesure et ne rien nous interdire ! Personne n’est propriétaire des fonctions ou des responsabilités qu’il occupe et nous ne devons pas reproduire, par habitude, tout ce qui s’est toujours fait avant ; mais inventer ce qu’il faut faire aujourd’hui et ce qu’il faudra réaliser demain ! Pour nous, jeunes socialistes, l’imagination et l’énergie doivent, quelles que soient les circonstances, prendre le pouvoir.</p>
<p>En 2009, alors que partout règne division, défaitisme, dispersion et pessimisme, nous devons prendre nos responsabilités en devenant les acteurs de l’histoire. Nous, jeunes socialistes, faisons le choix de l’action, du rassemblement, de la responsabilité, du renouveau, de la victoire. En un mot, le choix du mouvement.</p>
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		<title>Plan d&#8217;action national</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 19:11:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Congrès]]></category>
		<category><![CDATA[plan d'action national]]></category>

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		<description><![CDATA[Télécharger le plan d&#8217;action national
Lors du Conseil National de synthèse du MJS qui s&#8217;est tenu le week end du 17 et 18 octobre, nous avons échangé sur les nombreux amendements au texte d’orientation proposés par les fédérations. Nous avons ainsi eu l’occasion de confronter les divergences pouvant s’exprimer sur l’orientation du MJS de manière utile [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="pdf"><a href="http://transformeragauche.fr/wp-content/uploads/2009/10/plan-d-action-national-nouveau-temps-nouveau-mouvement.pdf">Télécharger le plan d&#8217;action national</a></div>
<p>Lors du Conseil National de synthèse du MJS qui s&#8217;est tenu le week end du 17 et 18 octobre, nous avons échangé sur les nombreux amendements au texte d’orientation proposés par les fédérations. Nous avons ainsi eu l’occasion de confronter les divergences pouvant s’exprimer sur l’orientation du MJS de manière utile et bénéfique pour l’animation du débat politique nécessaire pour faire évoluer notre organisation. Nous avons proposé par ailleurs une démarche de rassemblement aux sensibilités qui n’avaient pas exposé de divergences majeures, et à la fin de ce conseil national, l’ensemble des sensibilités se sont prononcées sur leur positionnement pour ce 9ème congrès. Ainsi les militants du MJS auront l’occasion de débattre puis de voter sur trois motions.</p>
<p>Chacune de ces motions est accompagnée d&#8217;un plan d’action national car les ambitions que nous exprimons en faisant le choix d’une orientation vont nécessairement de paire avec les outils que nous dessinons pour les mettre en application.</p>
<p>Lors de la convention nationale TàG, des chantiers ont été ouverts sur l’avenir de l’organisation. Nous avons invité les militants à penser le fonctionnement du MJS afin qu’il soit le réceptacle des attentes de notre génération, afin qu’il soit un outil au service des militants, des sympathisants mais aussi de tous ceux qui ne sont pas aujourd’hui au MJS mais partagent notre volonté de construire l’avenir à gauche.</p>
<p>Tous ces débats ont abouti au plan d’action  &laquo;&nbsp;nouveau temps, nouveau mouvement&nbsp;&raquo;.  Avec ce PAN, nous nous donnons les moyens de nos ambitions portées par la démarche du texte d&#8217;orientation &laquo;&nbsp;le choix du mouvement&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Ce congrès vous appartient, à vous de jouer !</p>
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		<title>Pour une fiscalité écologique efficace et socialement juste</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 05:54:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Argumentaires]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[fiscalité]]></category>

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		<description><![CDATA[Télécharger l&#8217;argumentaire
La droite, notamment avec le bouclier fiscal, rend la création de nouveaux impôts nécessairement injustes. Alors qu’une réelle politique de redistribution des richesses via la fiscalité est possible, rendant la création d’impôts socialement juste car profitant toujours à ceux dont les revenus sont les plus faibles, la droite a fait le choix de faire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="pdf"><a href="http://transformeragauche.fr/wp-content/uploads/2009/10/pour-une-fiscalite-ecologique-efficace-et-socialement-juste.pdf">Télécharger <br />l&#8217;argumentaire</a></div>
<p>La droite, notamment avec le bouclier fiscal, rend la création de nouveaux impôts nécessairement injustes. Alors qu’une réelle politique de redistribution des richesses via la fiscalité est possible, rendant la création d’impôts socialement juste car profitant toujours à ceux dont les revenus sont les plus faibles, la droite a fait le choix de faire supporter une plus grande partie des prélèvements fiscaux sur les plus démunis. De plus, en asphyxiant financièrement les collectivités locales, les forçant ainsi à augmenter leur fiscalité, la droite organise aujourd’hui l’anti-redistribution des richesses via l’impôt.</p>
<p>Introduire un nouvel impôt comme la taxe carbone avant même de rétablir un minimum de justice dans le système fiscal français est indéfendable politiquement. Abroger le bouclier fiscal, redéfinir une fiscalité locale prenant en compte la richesse de chacun et permettant une péréquation financière, renforcer l’impôt sur le revenu et sa progressivité sont donc les préalables nécessaires et indispensables à tout débat sur de nouvelles formes d’imposition.</p>
<p>Toutefois, introduire une fiscalité écologique est aujourd’hui nécessaire au regard des enjeux. Pour réussir à lutter contre le réchauffement climatique et diminuer de plus de 30 à 40 % les gaz à effets de serres (GES) avant 2020 il faut agir de façon simultanée sur tous les émetteurs. Une politique écologique est forcément plurielle ; ce sera par un faisceau de mesures que l’on pourra atteindre nos objectifs, et non pas par un unique mode d’action. D’où l’idée de planification écologique afin de construire, coordonner et rendre plus efficace l’ensemble des politiques mises en place. </p>
<p>Les grands émetteurs de gaz à effet de serres sont les industries, le transport de marchandises, les bâtiments, ainsi que l’habitat, l’agriculture et l’élevage intensif, le transport individuel, l’incinération des déchets… Il est donc nécessaire d’utiliser tous les outils dont dispose le politique pour diminuer drastiquement les émissions de gaz : réglementer les normes de constructions dans les bâtiments, l’automobiles ; mettre en place des interdictions de polluer pour les entreprises ; créer des subventions à la rénovation de bâtiments respectant l’intégralité des normes HQE (Haute Qualité Environmentale)…</p>
<p><strong>L’idée d’une taxe carbone est d’introduire une taxe comportementale dont l’objectif est de faire diminuer l’émission de gaz à effet de serres du fait d’une baisse de consommation dû à l’augmentation des prix.</strong> L’exemple type de la taxe comportementale est celle sur les cigarettes où le lien entre augmentation du prix et baisse de la consommation est établi. La consommation diminue du fait d’un renchérissement du prix. </p>
<p>La taxe carbone présentée par le gouvernement Fillon ne concernerait que l’essence, le fioul, le gaz, en excluant l’électricité. Elle fait donc la part belle au tout électrique et au lobby nucléaire. Surtout elle ne concerne que des produits dont la consommation évolue peu en fonction du facteur prix. Pour faire simple si l’hiver est rude, taxe carbone ou non, on consommera beaucoup de fioul ; si on a un travail à 30 km on devra toujours prendre la voiture. La taxe carbone sur l’essence par exemple peut-être efficace en milieu urbain en accélérant la substitution de la voiture par le transport collectif. Toutefois, pour cela, il faudrait une incitation financière forte (au minimum une augmentation de 15 centimes d’euros par litre). C’est donc un impôt injuste socialement qui taxe les exclus des transports en communs, qui taxe ceux qui n’ont pas les moyens d’isoler leurs logements ou de modifier leurs modes de chauffage (dont tous les locataires qui sont dépendants du bon vouloir des propriétaires). Il est d’autant plus injuste qu’il n’est pas progressif : il n’y a pas de différence entre celui qui utilise 5 litres d’essence par jour pour aller au travail, et celui qui fait 200 km chaque week-end pour aller dans sa villa à la campagne. Ce nouvel impôt tel que le conçoit la droite est injuste car il taxe ceux qui sont exclus des transports en communs, ceux qui n’ont pas les moyens de rénover. </p>
<p><strong>A moyen terme, alors que les plus aisés auront les moyens financiers (notamment pour l’investissement que cela demande) de modifier leurs comportements, ce sont les plus faibles, parce que dans l’impossibilité de changer les leurs, qui supporteront l’intégralité de la fiscalité écologique.</strong></p>
<p>Au final, et paradoxalement, la faiblesse du coût de la tonne carbone fait que cela n’aura aucun impact positif pour l’environnement car l’incitation est trop faible. <strong>La taxe carbone de la droite est tout simplement une taxe supplémentaire pour les ménages.</strong></p>
<p>Une autre politique socialement juste, efficace écologiquement et durable est toutefois possible :</p>
<ul>
<li>Augmenter drastiquement les crédits de l’Etat alloué à la construction de nouvelles lignes de transport en commun par les collectivités territoriales et allouer de façon immédiate un montant de plusieurs dizaines de milliards pour l’Ile de France.</li>
<li>Mettre en place un chèque transport financé en partie par les entreprises pour rembourser en fonction des revenus de 50 à 75 % des abonnements de transports collectifs des travailleurs (si l’entreprise se situe dans une communauté urbaine à transport collectif gratuit la somme est versée à la collectivité).</li>
<li>Rétablir un contrôle plus strict du prix des billets de train pour que celui-ci soit, même pour les familles, plus avantageux que la voiture. A l’inverse introduire une taxe très importante sur le transport aérien qui pourrait représenter à l’horizon 2020 près de 15% de l’émission des gaz à effets de serres (contre moins de 3% en 2008).</li>
<li>Garantir que l’Etat alloue aux collectivités territoriales les moyens pour coordonner les différents schémas de transport territoriaux notamment pour que les bus périurbains et ruraux soient rattachés aux réseaux de transport urbains et ferroviaires.</li>
<li>Contraindre les propriétaires à la rénovation des logements de locations afin qu’ils répondent aux plus hautes normes de l’efficacité énergétique en interdisant toute augmentation annuelle du loyer puis en imposant une baisse du loyer si le logement ne répond pas aux nouvelles exigences déterminées par l’Etat. (les loyers pourraient baisser de 5% par an tant qu’il n’y a pas de rénovation)</li>
<li>Rendre accessible à tous, la rénovation des logements, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la substitution des moyens de chauffages par des emprunts à taux d’intérêt équivalent à l’inflation.  </li>
</ul>
<p>Suite à cela il est possible d’introduire une taxe « climat énergie » mais cette fois-ci s’appliquant à tous les produits, dont ceux importés, ainsi qu’à l’électricité. Les ressources de cette taxe doivent permettre de financer la suppression de la TVA sur les produits de première consommation ainsi que le versement d’un chèque compensatoire « chauffage-transport » pour les 16 millions de ménages les plus démunis du pays</p>
<p>C’est uniquement à cette condition que peut-être envisagé d’avoir une taxe « climat énergie » élevé afin qu’elle soit fortement incitatrice. Au pis pour les ménages modestes qui ne peuvent pas changer leurs comportements de consommation l’impact sur leurs revenus est nul, au mieux ils gagnent en pouvoir d’achat grâce aux changements de comportements. A l’inverse, les plus aisées qui ne toucheront pas ce chèque « transport-chauffage », car ce sont eux qui polluent le plus et qui vivent le plus en zone urbaine, auront une très forte incitation financière à modifier leurs comportements ; sinon ils devront en payer le prix.</p>
<p>Enfin cette taxe « climat énergie » doit s’appliquer sur tous les produits ce qui permet de renchérir les produits importés d’en dehors de l’Union Européenne du fait du lourd coût carbone de l’importation. Le coût carbone doit être définie en tenant compte de l’ensemble du cycle de vie du produit de sa fabrication à son recyclage ou pis son incinération. En ce sens, le même type de produit n’a pas le même prix en fonction de son impact sur l’environnement et l’achat de bien « durable » est ainsi favorisé. . L’idée est bien que pour un même type de produit, une cafetière électrique par exemple, celui-ci est taxé différemment en fonction du coût carbone global du produit (de sa conception à son recyclage) et de son efficacité énergétique.</p>
<p>Dans le même temps, il faut transformer notre rapport à la possession des produits et favoriser l’économie de la location. Le système du leasing encourage les entreprises à développer des produits ayant une plus grande espérance de vie, favorise les réparations, la réutilisation de l’objet et permet un contrôle plus strict de ces déchets car ce sont des déchets d’entreprises. Pour l’usager cela lui assure un bien de qualité, de pointe technologiquement et avec la garantie qu’il soit remplacé immédiatement en cas de peine et sans avoir à se soucier du recyclage du bien. Là aussi, la fiscalité doit être incitative afin de faire muter notre économie pour qu’elle soit durable avec un objectif de 100 % de recyclage.</p>
<p>Toute politique sociale n’est pas automatiquement une bonne politique écologique, toutefois il n’y a pas de politique écologique efficace qui ne soit juste socialement. </p>
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