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	<title>TAG - Transformer à Gauche</title>
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	<description>Groupe politique majoritaire du Mouvement des Jeunes Socialistes, TàG est la convergence politique de militants issus d&#039;horizons et d&#039;engagements très divers au sein de toute la gauche (politique, associative, syndicale...) mais partageant une même démarche : transformer la gauche pour transformer la société. Ils se rassemblent autour de combats forts pour l&#039;égalité, la démocratie et les libertés. Et loin de vouloir figer une grille d&#039;analyses, TàG construit son orientation avec eux pour ouvrir le champ des possibles et redonner un sens au mot progrès.</description>
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		<title>Bibliographie Militante sur l’Europe</title>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 10:36:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiches de lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[Europe
Debunne, Georges, et Corinne Gobin. 2003. A quand l&#8217;Europe sociale? Paris: Syllepse. 
Salesse Yves. 2004. Manifeste pour une autre Europe. Paris : Editions du félin.
 
 
Economie
Lehouck, Fany. 2005. Agir avec Keynes. Lyon: Chronique sociale.
Attac. 2011. Le piège de la dette publique: comment s&#8217;en sortir. [Paris]: Editions Les Liens qui libèrent.
Chesnais, François. 2011. Les dettes illégitimes: [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Europe</strong></p>
<p><strong>Debunne, Georges, et Corinne Gobin. 2003. <em>A quand l&#8217;Europe sociale?</em> Paris: Syllepse. </strong></p>
<p><strong>Salesse Yves. 2004. <em>Manifeste pour une autre Europe</em>. Paris : Editions du félin.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Economie</strong></p>
<p>Lehouck, Fany. 2005. <em>Agir avec Keynes</em>. Lyon: Chronique sociale.</p>
<p>Attac. 2011. <em>Le piège de la dette publique: comment s&#8217;en sortir</em>. [Paris]: Editions Les Liens qui libèrent.</p>
<p>Chesnais, François. 2011. <em>Les dettes illégitimes: quand les banques font main basse sur les politiques publiques</em>. Paris: Raisons d&#8217;agir.</p>
<p>Lordon, Frédéric. 2008. <em>Jusqu&#8217;à quand: pour en finir avec les crises financières</em>. Paris: Raisons d&#8217;agir.</p>
<p><em>Manifeste d&#8217;économistes atterrés: crise et dettes en Europe, 10 fausses évidences, 22 mesures en débat pour sortir de l&#8217;impasse</em>. 2010. Lille: Liens qui libèrent.</p>
<p><strong>Ecologie</strong></p>
<p>Kempf, Hervé. 2009. <em>Pour sauver la planète, sortez du capitalisme</em>. Paris: Éditions du seuil.</p>
<p>Lipietz, Alain et Bertrand Richard. 2009. <em>Face à la crise, l&#8217;urgence écologiste</em>. Paris: Textuel.</p>
<p><strong>Démocratie et régulation</strong></p>
<p><strong>Supiot, Alain. 2010. <em>L&#8217;esprit de Philadelphie: la justice sociale face au marché total</em>. Paris: Seuil.</strong></p>
<p><strong>Foucault, Michel. 2004. <em>Naissance de la biopolitique: cours au Collège de France, 1978-1979</em>. Hautes études. [Paris]: Gallimard.</strong></p>
<p>Fleurbaey, Marc. 2006. <em>Capitalisme ou démocratie?: l&#8217;alternative du XXIe siècle</em>. Nouveau collège de philosophie. Paris: B. Grasset.</p>
<p>Galbraith, James K.. 2009. <em>L&#8217;État prédateur comment la droite a renoncé au marché libre et pourquoi la gauche devrait en faire autant</em>. Paris: Éd. du Seuil.</p>
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		<title>Extrait des textes TAG sur l’Europe (2009-2012)</title>
		<link>http://www.transformeragauche.fr/2012/05/extrait-des-textes-tag-sur-l%e2%80%99europe-2009-2012/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 10:29:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contributions]]></category>
		<category><![CDATA[contribution]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[néoconservatisme]]></category>
		<category><![CDATA[néolibéralisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour une gauche qui ose et qui transforme : En avant
Contribution  TAG.  Janvier  2012 
(&#8230;)
2012 : le changement ou le chaos
Le cercle vicieux de la rigueur et de la récession précipite l’effondrement du système. L’urgence impose de retrouver rapidement notre souveraineté et notre capacité d’agir pour préparer le monde de demain.
Crise économique, urgence démocratique
Face à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Pour une gauche qui ose et qui transforme : En avant</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Contribution  TAG.  Janvier  2012 </strong></p>
<p>(&#8230;)</p>
<p><strong>2012 : le changement ou le chaos</strong></p>
<p>Le cercle vicieux de la rigueur et de la récession précipite l’effondrement du système. L’urgence impose de retrouver rapidement notre souveraineté et notre capacité d’agir pour préparer le monde de demain.</p>
<p>Crise économique, urgence démocratique</p>
<p>Face à la multiplication des injonctions antidémocratiques de la règle d’or ou de gouvernements d’union nationale, l’urgence économique est une urgence démocratique. Les conservateurs prétendent qu’il n’y a qu’une seule politique possible, la leur. Nous réaffirmons que pour un même problème, d’autant plus quand un système court à sa perte, il y a des alternatives et nous devons utiliser tous les outils à notre disposition. Il n’est plus question que le trouble permanent serve de prétexte confortable à ceux qui souhaitent réduire les droits et les possibles d’une majorité de citoyens. Ce sont les choix politiques d’un camp qui nous ont conduit ici : 2012 doit être le temps démocratique de nouveaux choix en France, puis en Europe.</p>
<p>Face à la rapidité du temps économique et monétaire, le temps de la campagne présidentielle doit être celui de la réappropriation par le peuple des moyens de sa souveraineté. Le sentiment de dépossession de toute maîtrise de son destin hante aujourd’hui chaque citoyen français, qui observe le spectacle d’un monde qui s’écroule sans qu’une nouvelle alternative ne voie le jour.</p>
<p>A court terme, faire face à la crise des dettes souveraines en reprenant en main notre politique monétaire</p>
<p>Dans la lutte contre la crise de la dette, le politique a reculé, le technocrate s’est attaché à sauver les institutions et à perturber le moins possible les équilibres établis, et la crise a avancé. La gauche ne pourra pas se laisser mettre devant le fait accompli. Avant que de nouvelles mesures ne s’imposent mécaniquement à nous, jusqu’au jour où elles ne suffiront plus pour éviter l’effondrement, il est urgent de renverser certains équilibres politiques de la gestion de la crise.</p>
<p>Au lieu d’annonces de nouveaux prêts par les banques et les Etats pour résoudre le risque systémique de la dette grecque, nous devons défendre sa restructuration comme premier rempart au cercle vicieux de la baisse de confiance et de la hausse effrénée des taux d’intérêt.</p>
<p>L’Union Européenne et la BCE doivent aujourd’hui se dégager les moyens de préserver les Etats européens de la spéculation sur leurs dettes, en opérant un rachat suffisant des titres de la dette, ou en supprimant l’intermédiaire des banques qui s’octroient du profit sur le dos des Etats et des citoyens par un prêt à des organismes financiers publics qui prêteront eux-mêmes aux Etats à des taux maîtrisés. Ainsi, si la BCE octroie des prêts à des taux de 1%, les Etats pourront emprunter à 1,2% auprès des organismes financiers publics, plutôt que d’emprunter à plus de 2 à 3% auprès des banques.</p>
<p>A plus long terme, la solidarité européenne devra devenir effective avec l’émission d’euro- obligations qui assureront une mutualisation des risques et donc une meilleure stabilité des taux d’intérêts pour tous les Etats de la zone euro.</p>
<p>Au-delà des mesures d’urgence, la France doit reconquérir sa souveraineté en œuvrant à la relocalisation de sa dette, en imposant des mesures de solidarité nationale à travers la mobilisation d’un taux minimum de l’épargne pléthorique des ménages les plus aisés. Nous devrons reconquérir progressivement la structure de la dette de notre pays et nous protéger des stratégies de fonds souverains d’autres pays. Le financement de la dette doit être rapproché de l’intérêt général plutôt que des injonctions des marchés. Les banques aussi, doivent être rappelées à l’intérêt général : renflouées sans contreparties, elles figurent parmi les principaux protagonistes d’une crise qui ne leur a jusqu’ici imposé aucune remise en question fondamentale. Leur poids sans régulation dans l’économie française figure parmi les raisons exposées par Standard &amp; Poor’s à la dégradation de la note de la France. La séparation des fonctions de dépôt et d’investissement des établissements bancaires devra être appliquée en France, et des proportions strictes de réserves doivent être imposées pour éviter tout défaut massif qui serait à nouveau socialisé par l’Etat et supporté in fine par les citoyens.</p>
<p><strong>Politiques de relance contre la rigueur et la récession</strong></p>
<p>À l’heure où la dégradation de la note de la dette française pèsera surtout sur les moins favorisés, nous n’avons pas de préférence pour la dette, qui rémunère l’épargne des plus riches et compromet notre souveraineté.</p>
<p>Pour autant, les objectifs premiers de la gauche doivent être la croissance qualitative et l’emploi, et le déficit et la dette font partie des moyens de mener des politiques contra-cycliques qui s’imposent aujourd’hui. Nous devrons durant la campagne rappeler qu’il est impossible de réduire à priori le déficit sans dégager de nouvelles ressources, et qu’il est impossible de réduire</p>
<p>La dette sans mener une politique de relance pour retrouver une croissance qualitative. Si nous décidions de baisser de 5,5% de déficit en 2012 à 3% en 2013, avec une croissance à son niveau de faiblesse actuel, nous devrions nous priver de 29 milliards dans le budget de l’Etat : autant de moyens que la gauche ne pourra pas sacrifier à la relance de l’économie.</p>
<p>La politique d’austérité menée aujourd’hui sans débat nous enferme dans un cercle récessif. À travers le refus de coup de pouce au salaire minimum, les attaques contre la protection sociale, la hausse des taxes les plus injustes, des prix de l’énergie et des transports, une majorité des citoyens sert de variable d’ajustement sociale pour mener une dévaluation interne poursuivant sans succès la compétitivité et la croissance que le tabou d’une dévaluation monétaire interdit de retrouver. Le cercle vicieux de la rigueur entraîne une baisse de la demande et donc de la croissance qui prive l’Etat de nouvelles ressources et creuse ainsi la dette. Les néolibéraux trouvent dans ce cercle récessif l’intérêt de faire passer pour indispensable l’application accélérée de leur agenda de privatisations, de démantèlement de la sécurité sociale, et de baisse des droits pour tous ; il leur a permis hier d’imposer la contre-réforme des retraites, et ils aspirent à l’instrumentaliser aujourd’hui pour imposer la TVA sociale.</p>
<p>La gauche doit y mettre un terme en portant une nouvelle politique contra-cyclique de relance à travers la redistribution fiscale, la hausse des salaires, les grands travaux de transition écologique (ferroutage, canotage, transports en commun) qui généreront une croissance qualitative pour relancer l’emploi et baisser à la fois la dette et les émissions de gaz à effet de serre. La politique de relance devra passer par un rehaussement de la cible d’inflation, à un taux satisfaisant pour ne pas être nuisible aux salaires et permettre de baisser le coût relatif de la dette. Le constitutionnalisme économique en Europe, traduction juridique (pacte de stabilité, limitation du rôle de la BCE dans les traités) de principes néolibéraux, contraint fortement toute politique économique et sociale alternative à celle des conservateurs. Nous devons le dépasser, et la politique monétaire qui a installé les conditions de la crise doit être changée. L’inflation n’est pas un dogme, mais un outil économique qui doit comme d’autres être mis au service des objectifs de la croissance et de l’emploi.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Changeons d’ère</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Contribution TAG Samedi 5 février 2011</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>La dilution du pouvoir politique (décentralisation, intégration européenne, groupements internationaux comme l’OMC, le FMI) complexifient l’appréhension de la chose publique. La volonté d’instaurer un consti- tutionnalisme économique (pacte de stabilité, indépendance des banques centrales, bouclier fiscal, inter- diction d’une dette publique européenne) tend à maintenir l’action publique dans le champ des dogmes économiques du libéralisme. Dans ce cadre là, le politique n’existe plus.</p>
<p>La montée des extrémismes et le renouveau du nationalisme sont la conséquence directe de ce rétrécissement démocratique. La gauche a favorisé son propre déclin et le développement de l’extrême droite, en lui abandonnant le débat sur le protectionnisme, la garantie de nos droits et services publics, et les politiques monétaires. Elle a donné l’impression qu’elle se désintéressait des craintes des ouvriers et salariés qui subissent de plein fouet l’explosion des inégalités et la réalité du déclassement.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>Dans le même temps, cette reconquête démocratique doit s’opérer au niveau européen et international. La gauche en France ne gagnera en 2012 que si elle porte avec conviction et persévérance le projet d’une République fédérale européenne, sociale et laïque. Qu’il s’agisse de politiques de droite comme de gauche, un contrôle par le parlement européen de la politique monétaire, budgétaire, ainsi que la possibilité de lever l’impôt et l’emprunt sont nécessaires.</p>
<p>C’est en expliquant comment, avec le peuple et pour le peuple, nous entendons reconquérir les espaces de démocratie perdus, que nous convaincrons de notre capacité à pouvoir transformer réellement et radicalement la société.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Prendre les pouvoirs, générations solidaires</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Contribution TAG Mercredi 16 juin 2010</strong></p>
<ul>
<li><strong>Organiser les solidarités internationales</strong></li>
</ul>
<p>Alors que l’Europe vieillit, des centaines de millions de jeunes à travers le monde désespèrent de cette société mondiale de plus en plus riche incapable de leur donner une place. Les politiques migratoires vexa- toires, les plans de rigueur des institutions financières et les accords commerciaux inégaux ne font que renforcer la conflictualité à l’échelle du monde et attiser le déclin d’une Europe barbelée.</p>
<p>L’Europe, en refusant d’instaurer une politique migratoire accueillante pourtant indispensable sur le long terme, et en continuant de privilégier le pillage des ressources plutôt que des échanges justes et égaux, ne fait que pérenniser l’injustice du fait colonial.</p>
<p>L’Europe doit s’engager à respecter, et faire respecter, les règles du juste échange, et mener non pas une politique faussement généreuse mais faire valoir la justice. La justice, c’est d’abord effacer la dette quand un pays a largement payé son dû avec le seul remboursement des intérêts. La justice, c’est mettre immédiate- ment fin aux aides, notamment agricoles, qui empêchent le développement de toute production locale. La justice, c’est encadrer strictement la commercialisation du vivant mise en place par les brevets, notamment pour les semences.</p>
<p>(…)</p>
<ul>
<li><strong>Refonder le pacte républicain : pour une démocratie rénovée</strong></li>
</ul>
<p><strong>La capacité individuelle et collective à maîtriser son destin</strong></p>
<p>La démocratie, c’est la capacité pour chacun de maîtriser individuellement et collectivement son avenir.A bien des égards, sous couvert d’une démocratie libérale de façade, nous vivons sous le diktat d’une pensée dominante que l’oligarchie s’efforce sans cesse à défendre.</p>
<p>Le Politique semble désarmé face aux pouvoirs économiques et financiers, alors que ce désarmement a été sciemment organisé pendant vingt ans. Constitutionnaliser l’indépendance de la banque centrale, in- terdire l’impôt européen, refuser toute augmentation du budget communautaire, se focaliser uniquement sur l’inflation et la dette publique plutôt que de s’intéresser aux errements des marchés financiers ont été des choix politiques imposés par la droite et adoubés, à bien des égards, par les sociaux-démocrates européens.</p>
<p>Le simple fait qu’une agence de notation privée ait le pouvoir d’agir sur les taux d’intérêt des prêts accor- dés aux Etats entre eux montre à quel point le système marche sur la tête. L’Europe est le lieu d’affronte- ment de la politique contre la finance, du pouvoir du peuple contre le pouvoir des marchés.</p>
<p>L’austérité, la rigueur sont autant de manifestations de cette prédominance actuelle des banques sur les Etats. Le sauvetage des établissements financiers, plus rapide et massif que le sauvetage de la Grèce, et sans aucune contrepartie en est une autre illustration.</p>
<p>Une crise monétaire est toujours une crise du politique. Ce n’est pas tant la force du marché qui étonne que l’incapacité du politique à faire face. Ou bien le politique est mis à l’échelle du monétaire, ou bien le monétaire est mis à l’échelle du politique. Il n’a jamais existé d’entre-deux viable.</p>
<p>La capitulation des gouvernements devant le mur de l’argent s’opère notamment au détriment des fortes mobilisations sociales sur tout le continent qui viennent illustrer l’homogénéité des revendications et as- pirations des salariés au niveau européen.</p>
<p>(…)</p>
<p><strong>La démocratie dans chaque lieu de pouvoir</strong></p>
<p>(…)</p>
<p>Le socialisme, c’est partager le pouvoir, c’est donner sa chance et sa place à tous. Mais aussi permettre à chacun de pouvoir agir en tant que citoyen. Redonner espoir dans la capacité de transformation des socia- listes, c’est avant tout affirmer que les citoyens peuvent retrouver la maîtrise de leurs vies.</p>
<p>(…)</p>
<p>Cet impératif démocratique, nous devrons également le porter au niveau européen. Le Parlement doit être l’instance délibérative dans les domaines où l’Union Européenne est compétente. L’UE doit être dotée d’un budget constitué en partie de ressources propres, prélevées au moyen d’un impôt européen. Les institu- tions internationales, de l’ONU au FMI en passant par l’OMS et la Banque mondiale, doivent également adopter un fonctionnement démocratique.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Le choix du mouvement : un nouveau MJS pour de nouveaux combats</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Texte d’Orientation/congrès des Jeunes Socialistes. 2009 </strong></p>
<p><strong>Notre monde change et affronte crises et révolutions</strong></p>
<p>Depuis trop longtemps, la politique a abandonné l’espace de l’utopie pour le terrain d’un réalisme fataliste et de la gestion sans ambition. Plutôt que d’un inventaire ou d’une rénovation de papier, nous, jeunes so- cialistes, choisissons de rêver pour inventer le socialisme du vingt-et-unième siècle. Rêver pour construire une société humaniste, où l’exploitation de l’homme par l’homme a laissé la place à un vivre ensemble politique. Une société dans laquelle les richesses produites collectivement sont mises à disposition de tous les citoyens sans distinction de classes sociales, d’origine ou de sexe. Une société où le partage du travail a remplacé sa division actuelle, génératrice de chômage, de précarité et d’exclusion. Une société où la planète devient un bien commun plutôt qu’une part de marché ou un instrument de croissance. Parce que la politique doit être au service de nos rêves et de nos idéaux, nous, jeunes socialistes, estimons que le socialisme est plus que jamais un combat d’avenir.</p>
<p>Depuis les années 1970, la mondialisation s’est appuyée sur un capitalisme néolibéral qui a instauré son modèle de pensée, de société et de développement en le présentant comme l’horizon indépassable. Les désordres géopolitiques se sont amplifiés au détriment des aspirations des peuples. Accéléré depuis la chute du mur de Berlin, l’avènement de cet impérialisme culturel et économique n’a poursuivi qu’un seul objectif: permettre aux détenteurs du capital de préserver et d’étendre leur domination.</p>
<p>Pour la première fois, les conséquences de ces mouvements se répercutent à l’échelle de notre monde.</p>
<p>La crise financière, économique et sociale due aux violentes secousses du système capitaliste vient ren- forcer la crise écologique, alimentaire, de l’eau, énergétique que subissaient déjà des milliards d’individus. Le profond dérèglement écologique dû au réchauffement climatique, et à une nouvelle vague d’extinction des espèces, symbolise à quel point le capitalisme peut se développer dans la négation de l’humanité et de son environnement, autant qu’il assombrit son avenir.A la concurrence généralisée promue par le néo- libéralisme, nous opposons la coopération entre les hommes. A l’homme entendu comme simple capital humain dans la machine économique, nous opposons l’humanisme d’un Homme qui vit. Les révolutions scientifiques, numériques et biotechnologiques imposent aussi une nouvelle manière de regarder notre environnement. Leur développement doit être démocratiquement débattu et maîtrisé, tandis que leur marchandisation doit nous interpeller sur le sens du progrès.</p>
<p><strong>En Europe, la social-démocratie s’effondre</strong></p>
<p>Les valeurs de la gauche sont plus que jamais d’actualité pour défendre les intérêts de la majorité de la population mondiale.</p>
<p>Cependant une profonde rupture démocratique est orchestrée par une oligarchie économique, politique et médiatique, dans l’objectif de maintenir en place un système dont elle profite.</p>
<p>Au lieu de défendre ceux qui sont exploités par la classe dominante, la social-démocratie a abandonné ses objectifs de transformation sociale ; elle a accompagné les transformations du capitalisme et s’est en- lisée dans un système producteur d’inégalités nourrissant ainsi des désillusions collectives et individuelles, confortant ainsi une vision atomisée de la société. Celle-ci a pour conséquence un isolement des individus alors que le processus de fragmentation sociale s’alimente d’une précarité grandissante et d’un chômage de masse notamment chez les plus jeunes.Tout ce qui fait société est alors remis en cause. Plus que jamais, la recherche d’outils collectifs prend tout son sens.</p>
<p>(…)</p>
<p><strong>La République et l’Europe fédérale au cœur de notre modèle démocratique</strong></p>
<p>Nous voulons une VIème République, sociale, laïque, fraternelle, démocratique et primo-ministérielle, où le cumul des mandats serait proscrit ; une République Sociale parce que mettant au cœur l’égalité et le partage des richesses. Une République laïque parce que la laïcité reste une idée neuve et un combat en ce début de XXIème siècle où le néolibéralisme et le repli identitaire avancent souvent de paire. Elle permet à tous de vivre ensemble et elle est garante de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Une République fraternelle car elle fait de la solidarité une valeur essentielle. Construire une République démocratique revient à en finir avec la Ve République bonapartiste. L’Europe ne doit plus être le cheval de Troie de toutes les déréglementations libérales et autoritaires. Cette République refondée devra donc s’inscrire dans <strong>une Europe politique, sociale, écologique et fédérale.</strong></p>
<p>Nous souhaitons une réorientation profonde de la construction européenne avec comme point de départ une harmonisation par le haut des normes sociales et environnementales.</p>
<p>Ces normes communes doivent permettre une véritable politique écologique à travers la réorganisation du système de production européen et la mise en place d’un pôle public européen de l’énergie.7</p>
<p>Instance de décision commune, l’Union Européenne doit être la base d’un progrès social harmonisé sup- primant les concurrences interétatiques. Notre Europe doit remettre le citoyen au cœur de son dévelop- pement en faisant du Parlement européen le seul pouvoir législatif.</p>
<p>Notre internationalisme nous conduit à porter le renforcement de la solidarité à l’échelle du monde, l’uni- versalisation des droits politiques et sociaux, et l’application de la démocratie comme moyen de prendre les décisions à l’échelle du monde doivent être les fondements de notre projet altermondialiste. Ainsi, les outils de la mondialisation néolibérale que sont les institutions internationales tels le FMI et l’OMC doivent être radicalement transformées. Le rôle de l’Europe est déterminant: au lieu d’être un des moteurs des politiques libérales à l’échelle mondiale, elle doit être à l’initiative d’un nouveau modèle de développement.</p>
<p><strong>Nous, jeunes socialistes du XXIème siècle, voulons que notre société fasse sens</strong></p>
<p>La mondialisation sert aujourd’hui à imposer un modèle unique de société sur toute la planète, entraînant partout la disparition des spécificités culturelles, du dumping social, fiscal et environnemental. Nous vou- lons démocratiquement faire vivre un modèle de développement créateur de lien social, et respectueux de l’homme comme de la planète. C’est l’idéal vers lequel nous tendons. Les outils et mesures que nous mettrons en œuvre pour y arriver et tous les débats techniques qui les accompagnent ne doivent jamais nous faire oublier cette finalité de l’action politique socialiste.</p>
<p>Pour y parvenir, nous prônons un réformisme au service de ces aspirations révolutionnaires. Nous voulons faire de notre idéal une réalité par le socialisme démocratique. Nous devons donc nous organiser pour la conquête des pouvoirs.</p>
<p>(…)</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Résolution de congrès : &#171;&#160;Les solutions seront européennes&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.transformeragauche.fr/2012/05/resolution-de-congres-les-solutions-seront-europeennes/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 15:26:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Argumentaires]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès de Strasbourg]]></category>
		<category><![CDATA[néoconservatisme]]></category>
		<category><![CDATA[néolibéralisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Résolution déposée par Transformer à Gauche et adoptée au Congrès de Strasbourg de novembre 2011
La situation dans laquelle se trouve aujourd’hui l’Europe est sans doute atypique et n’a sans doute pas de comparaison historique. Si la passé nous enseigne que l’Union Européenne a souvent avancé dans une « politique de petits pas », elle se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Résolution déposée par Transformer à Gauche et adoptée au Congrès de Strasbourg de novembre 2011</em></strong></p>
<p>La situation dans laquelle se trouve aujourd’hui l’Europe est sans doute atypique et n’a sans doute pas de comparaison historique. Si la passé nous enseigne que l’Union Européenne a souvent avancé dans une « politique de petits pas », elle se trouve aujourd’hui plongée dans une grave crise de confiance, économique, politique, démocratique.</p>
<p>Ce contexte ne surgit pas de nulle part. S’il est, à l’évidence, aggravé par la crise économique que nous vivons depuis 2008, il trouve aussi des fondements plus anciens. L’Union Européenne est un objet politique non identifié tant il dépasse les schémas classiques de gouvernance. Tiraillée entre un parlement peu reconnu mais démocratique, le poids individuel des Etats-nations, des instances supranationales inexistantes et une commission contestée, l’Union s’est effacée sur les grands enjeux mondiaux qui mériteraient pourtant qu’elle en devienne l’un des acteurs clefs. Confrontée à la crise économique, elle ne sait résister.</p>
<p><strong>L’Europe que nous voulons n’est pas celle d’aujourd’hui</strong></p>
<p>Dans cette période où l&#8217;hypocrisie des tenants du néolibéralisme hisse haut le drapeau de la régulation économique, ceux qui s&#8217;étaient fourvoyés dans néolibéralisme sans limites jusqu&#8217;alors, l’Europe est assurément l’échelon pertinent pour lutter contre la pression irrationnelle des marchés financiers. Elle l’est pour faire changer les règles du jeu et faire concrétiser des propositions qui ne trouvent leur sens qu’à l’échelle du continent. C’est le cas avec la taxation des flux financiers, idée que les Jeunes Socialistes soutiennent avec force.</p>
<p>Mais dans un monde multipolaire, pour que la voix de l’Union soit entendue, son discours doit être clair.<br />
Le modèle de coopération intergouvernementale, tel qu’il existe dans les faits, a montré toutes ses limites. L’addition des orientations, souvent différentes, voire contradictoires,  de chaque État membre ne fait pas une politique européenne. A cet égard, l’actualité de ces derniers mois est impitoyable pour le couple Sarkozy-Merkel, gestionnaires à la petite semaine, sans vision aucune à long terme.</p>
<p>La piètre gestion du cas grec devrait appeler à plusieurs enseignements.<br />
L’incapacité à s’entendre du couple franco-allemand, précipité les conséquences dramatiques pour le pays. Une action rapide et coordonnée de l’Union, dès les premières velléités des marchés il y a plus de 18mois, aurait permis une solution efficace et proportionnée permettant d’instaurer la confiance. Au lieu de cela, la lenteur dans la prise des décisions, l’accumulation de plans d’aides dont le tout premier peine encore à être véritablement appliqué, ont ruiné le sentiment de solidarité communautaire, certains allant même jusqu’à évoquer une sortie la Grèce de la monnaie unique.</p>
<p>De plus, comment justifier que l’effort demandé et consenti par les Grecs ne soit pas évalué à sa juste mesure, sans leur faire payer immodérément le prix d’une crise dont ils ne sont pas responsables. Et que dire de l’attitude insultante du Président de la République Française et de la chancelière allemande envers le Premier ministre Papandréou, représentant à la table des négociations la population grecque ?</p>
<p>Dans les difficiles crises que le vieux continent européen aura eu à connaître, les grands Hommes auront été ceux qui ont su réunir les peuples européens malgré les obstacles. La petitesse des comportements de Sarkozy et Merkel ne pourra obtenir qu’une évaluation médiocre au regard de l’Histoire.</p>
<p><strong>Une Europe forte, une Europe fédérale</strong></p>
<p>Pas de vision, pas de confiance dans le projet européen aujourd’hui : le constat est sans appel. Il faut changer de modèle. Il faut donner les moyens à l’Union Européenne d’agir.</p>
<p>La crise traversée par la zone euro a relancé la perspective d&#8217;une Europe fédérale. La dérégulation économique, de même que le diktat des marchés et des agences de notations nous poussent à envisager une nouvelle forme d&#8217;union politique, plus à même de protéger l&#8217;économie, l&#8217;emploi et les conditions de travail des européens.</p>
<p>L’Euro est aujourd’hui indubitablement un outil monétaire indispensable. Il participe bien sûr du sentiment de citoyenneté européenne entre toutes les populations. Plus important encore, il lie les économies des pays entre elles, favorise les échanges intracommunautaires, en supprimant les effets de fluctuation des monnaies. De ce fait, la monnaie unique est un élément stabilisateur du marché commun.</p>
<p>Néanmoins, la création d’une Union monétaire atteint rapidement ses limites sans Union économique. De ce point de vue, le pari n’est pas complètement réussi. Mettre fin à la carence de la politique budgétaire européenne est un impératif auquel il faut s&#8217;atteler.</p>
<p>Le fédéralisme budgétaire doit être notre horizon. Nous proposons de consacrer un budget propre à l’Union Européenne. Une part des impôts nationaux, aujourd’hui collectés par les États, doit devenir pleinement européenne. Ainsi, seule entité existante n’ayant aujourd’hui contacté aucun emprunt pourra participer à une gestion commune de la dette. La création d’un fond de soutien européen est une initiative à saluer mais qui n’est pas suffisante. Nous militons pour la création d’eurobonds qui permettra la mutualisation de la dette des pays de la zone euro, ainsi que la création d&#8217;un audit public européen sur la dette, et à ceux-là les plus fragiles de sortir de la contrainte des marchés financiers.</p>
<p>L’union monétaire ne fonctionnera qu’avec une union économique. En ce sens, une Europe forte ne se fera pas sans une harmonisation fiscale, sociale et un rapprochement des systèmes de normes. Il faut mettre en place des conditions de concurrence non faussées, qui ne permettent ni le dumping fiscal, ni toute forme de dumping social ou environnemental entre les pays de l’Union. De plus, il faudra réunir les partenaires européens pour s&#8217;accorder sur un système permettant d&#8217;atteindre des objectifs sociaux minimaux.</p>
<p>Enfin, nous affirmons la nécessité de donner plus de moyens à la banque européenne d&#8217;investissement. L’Europe, dans sa stratégie de Lisbonne, avait su affirmer son investissement dans les domaines d’avenir et porteurs de croissance. Malheureusement, par manque de volonté politique, on en est resté au stade des vœux pieux. La banque européenne d’investissement devra financer de grands projets de recherche à l’échelle communautaire et soutenir la réalisation de projets industriels.</p>
<p>C’est ainsi explicité, avec une Union Européenne plus transparente que les citoyens européens partageront le projet communautaire. Une Europe au fédéralisme affirmée en est la condition. Nous avons besoin d’une Europe politique, à la gouvernance corrigée. Le rôle du parlement européen doit être consacré. La réforme de l’élection de ses députés, simultanément dans tous les pays, devra s’imposer.</p>
<p>Ce schéma permettrait de résoudre le conflit entre conceptions française et britannique de l&#8217;Union, irréconciliables depuis le Traité de Rome. Il permet de développer communément l&#8217;approfondissement et l&#8217;élargissement, plutôt que de susciter leur paralysie en les opposant. Le bénéfice est donc double : une puissance politique d&#8217;une Europe intégrée et à vocation fédérale d&#8217;une part, une capacité de pacification et de développement économique d&#8217;autre part au cœur d&#8217;une Europe élargie.<br />
L&#8217;Europe fédérale semble donc de nouveau à portée de main. Une Europe politique qui reposerait sur la partition de l&#8217;union, avec une Europe à vocation fédérale pour les Etats membres ayant fait le choix de la monnaie unique, et un second cercle de type confédéral pour regrouper les autres.</p>
<p>Il nous faudra également imaginer une nouvelle donne institutionnelle en imaginant une manière efficace et cohérente d&#8217;articuler les futures institutions fédérales de la zone euro et les institutions intergouvernementales de l&#8217;Union européenne.</p>
<p>Nous mettrons fin au monopole de l&#8217;initiative de la commission européenne. Nous réviserons les statuts de la BCE pour qu&#8217;ils prennent également en compte la croissance et l&#8217;emploi et que son Président rende des comptes devant le Parlement. Enfin, nous nous opposerons aux santions semi-automatiques et à la proportionnelle inversée.</p>
<p><strong>Renforcer la coopération politique économique et monétaire européenne</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Renforcer les politiques communes pour investir dans l&#8217;avenir</strong></p>
<p>Le futur gouvernement économique européen devra viser le développement harmonieux des Etats membres favorisant la convergence des niveaux de vie. Cet objectif  appelle une coordination étroite des politiques économiques.</p>
<p>Il nous faudra coordonner nos politiques fiscales et sociales. En effet, les stratégies non coopératives en vigueur aujourd&#8217;hui contribuent à la diminution des salaires et des recettes publiques ainsi qu&#8217;à l&#8217;accroissement des inégalités entre les Etats membres. Nous définirons des orientations communes dans certains domaines clés tels que les salaires ou l&#8217;impôt sur les sociétés. Nous ferons adopter une assiette commune sur l&#8217;impôt des sociétés avec un taux d&#8217;imposition minimal, en l&#8217;accordant avec une taxation des revenus du capital afin d&#8217;endiguer la concurrence économique entre les Etats et de garantir une fiscalité européenne plus juste.</p>
<p>Il est également possible d&#8217;envisager un marché unique de l&#8217;emploi européen afin de faciliter la mobilité des travailleurs tout en leur garantissant un bon niveau de protection sociale et de conditions de travail. Un accord entre Européens sur la nécessité d’un salaire minimum, qui serait défini selon chaque Etat en fonction du salaire moyen, serait un premier pas urgent. Cette unification commencera par la garantie de l&#8217;importation des droits sociaux les plus élevés et un soutien renforcé à l’apprentissage des langues.</p>
<p><strong><br />
Promouvoir des politiques européennes porteuses de croissance</strong></p>
<p>L&#8217;urgence reste néanmoins de relancer une croissance européenne bien trop basse au regard de la croissance mondiale. Bien que l&#8217;assainissement budgétaire soit un objectif important, il n&#8217;est pas suffisant. Il nous faut promouvoir un nouveau modèle économique basé sur la recherche et l&#8217;innovation en investissant massivement dans les technologies d&#8217;avenir. Dans un contexte de stagnation constante du PIB européen, des politiques communes semblent aujourd&#8217;hui indispensables, en ciblant des secteurs clés porteurs de croissance tels qu&#8217;une politique industrielle commune, une communauté européenne de l&#8217;énergie ou encore un développement commun des infrastructures et des transports.</p>
<p>Socialistes, nous devons réfléchir à la meilleure manière de sortir l&#8217;Europe de la crise dans laquelle elle s&#8217;est endiguée en laissant les marchés dicter les règles du jeu. Nous n&#8217;acceptons pas que la politique soit reléguée au rang de faire-valoir. En imaginant une autre Europe, plus politique, plus sociale, plus unie, nous avons vocation à apporter des perspectives concrètes et réalisables à notre idéal européen. L&#8217;Europe fédérale ne doit pas rester un concept. Nous devrons tout faire pour la mettre en place si nous accédons au pouvoir en 2012.</p>
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		<title>La crise de la dette et recapitalisation des banques : quelles perspectives, quelles solutions ?</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 17:10:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Argumentaires]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis l’été 2011, l’actualité de la crise des dettes publiques est chargée. A l’issue du G20,  le Gouvernement français a annoncé la mise en œuvre d’un nouveau plan de rigueur.
Malgré le changement de gouvernement en Italie (Mario Monti est devenu président du conseil à la place de Silvio Berlusconi), l’Italie est l’objet d’une spéculation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis l’été 2011, l’actualité de la crise des dettes publiques est chargée. A l’issue du G20,  le Gouvernement français a annoncé la mise en œuvre d’un nouveau plan de rigueur.</p>
<p>Malgré le changement de gouvernement en Italie (Mario Monti est devenu président du conseil à la place de Silvio Berlusconi), l’Italie est l’objet d’une spéculation croissante (la dernière adjudication – c’est-à-dire la dernière levée de fonds pour financer le déficit public – a vu le taux d’intérêt consentit par l’Etat italien augmenter à plus de 7%).</p>
<p>Surtout, les dernières propositions du couple Sarkozy-Merkel suscitent une vive inquiétude. Madame Merkel vient de proposer de conférer à la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) le pouvoir de sanctionner un Etat-membre qui ne respecterait pas le futur pacte de stabilité renforcé, c’est-à-dire les règles en matière de déficits publics et de dette. Les sanctions actuellement envisagées sont financières et seraient décidées par la CJUE. Il a même été un temps évoqué la possibilité de sanctionner un Etat en suspendant son droit de vote au Conseil de l’Union européenne, conseil de ministres de l’Union. Quelles que soient les sanctions envisagées, cette proposition – dans la droite ligne du constitutionnalisme économique – constitue une atteinte inacceptable à la démocratie parlementaire. Le principe de séparation des pouvoirs, et le droit des citoyens de choisir librement la politique économique, exigent d’opposer un refus ferme à la mise au pas des pouvoirs budgétaires des Parlements, sous la tutelle des juges.</p>
<p>Cette actualité fournit l’occasion pour Transformer à Gauche de développer les orientations permettant au politique de reprendre la main sur l’économie, à rebours de la voie de l’austérité et du constitutionalisme économique plébiscitée par les droites européennes.</p>
<h2>Que s’est-il passé depuis cet été ?</h2>
<h3>L’accord européen du 26 octobre 2011 est un mauvais accord : austérité généralisée, dépendance de l’Europe</h3>
<p>L’accord ne dresse pas d’autres perspectives de politique économique que la stratégie d’austérité poursuivie par les premiers plans de sauvetage. Premièrement, les politiques de croissance n’ont pas été abordées.  Deuxièmement, l’occasion qui se présentait de mettre de côté le constitutionnalisme économique (c’est-à-dire l’inscription dans les textes juridiques des orientations des politiques économiques) n’a pas été saisie : les Etats de la zone euro se sont engagés à inscrire des règles d’or dans leurs constitutions et à soumettre préalablement au Conseil européen toute décision économique importante.</p>
<h3>La règle d’or : la dépossession du pouvoir budgétaire d’un Etat </h3>
<p>La règle d’or consiste à interdire à l’Etat d’exécuter le budget en déficit (le budget doit être équilibré), sauf en cas de récession. Or, une telle règle d’or ne se justifie pas économiquement : </p>
<p>- le déficit public est « soutenable » en période de croissance (en particulier lorsque les taux d’intérêt sont inférieurs au taux de croissance du PIB),<br />
- les institutions financières ont besoin d’investir en titres d’Etat (or ces titres sont émis pour financer un déficit),<br />
- enfin un déficit finançant l’investissement est un « bon déficit » (l’éducation, la santé ne sont-ils pas des investissements immatériels préparant l’avenir ?). </p>
<p>De plus, une telle règle est souvent sanctionnée par un juge (censure par le juge constitutionnel d’une loi de finances votée en déséquilibre), rognant une fois de plus les pouvoirs du Parlement et la capacité des représentants à mener la politique pour laquelle ils ont été élus.</p>
<h3>La soumission de l’Europe aux créanciers étrangers</h3>
<p>Le Sommet a posé le principe d’une participation d’Etats non membres de l’UE (pays émergents notamment) à un second fonds de stabilisation financière pour la zone euro. Le premier fonds, le fonds européen de stabilité financière (FESF), a été créé en 2010. Il a pour objectif de financer les Etats à condition que ceux –ci mènent des réformes structurelles. Pour cela, le FESF emprunte des capitaux sur les marchés financiers (grâce aux garanties apportées par d’autres Etats de la zone euro, principalement l’Allemagne et la France) puis à les re-prête aux pays en difficultés, et ceci le temps que les effets des réformes menées leur permettent de revenir se financer sur les marchés avec leur propre signature. </p>
<p>Ce n’est pas le renforcement du FESF par un second fonds qui est à déplorer (ses moyens, à hauteur de 400 milliards d’euros aujourd’hui, sont insuffisants) mais le risque que l’Europe se rende dépendante des Etats créanciers dans les forums internationaux.</p>
<h3>Un système bancaire au bord de la faillite</h3>
<p>Les deux seules avancées à noter sont la recapitalisation des banques et le renforcement de l’aide à la Grèce. La crise des dettes publiques fragilise la solvabilité des banques : les banques possèdent des titres de dette publics qui risquent de subir une décote – c’est-à-dire de voir leurs valeurs baisser en cas de non remboursement. En conséquence,  ceci pourrait provoquer un « credit crunch » (raréfaction du crédit consentis par les banques aux les ménages et entreprises pour rétablir leur profitabilité, mais qui provoque par suite une récession).</p>
<p>Il est donc nécessaire de recapitaliser les banques, d’autant plus que la Grèce voit sa dette allégée (car elle n’est plus en mesure de rembourser sa dette aujourd’hui). Le plan prévoit une décote de 50% sur les titres de dette publique grecs détenus par les investisseurs privés, selon une démarche dite « volontaire », mais en réalité inéluctable compte tenu de la situation financière de la Grèce, ainsi qu’une aide de 146 milliards d’euros. Ceci permettra de diminuer le taux d’endettement de la Grèce de 160 à 120% du PIB. Concrètement, cette décote produit un effet identique à un effacement de dette : la réduction du montant de l’endettement public.</p>
<p>La recapitalisation signifie que les fonds propres des banques seront renforcés. Le but est de renforcer la solvabilité de la banque. Il s’agit ici de sa capacité à honorer ses engagements sur le long terme. La recapitalisation peut être privée, quand une banque augmente ses fonds propres grâce à la mise en réserve de ses bénéfices par exemple, ou publique, quand l’Etat apporte des capitaux à la banque. </p>
<p>Le plan européen impose aux banques d’atteindre le ratio de « fonds propres durs » de 9% d’ici juin 2012. Ceci correspondrait, dans l’hypothèse d’une décote de 50% de la dette grecque, à un besoin de recapitalisation d’environ 110 milliards d’euros pour l’ensemble des établissements bancaires européens. Les banques françaises ont affirmées être pour l’instant en mesure de se recapitaliser sans faire appel à l’Etat. Les modalités définitives du plan  devraient être connues en décembre.</p>
<p>Le G20 de Cannes est un échec. Les discussions sur la crise de la Grèce ont éclipsé les autres sujets essentiels à traiter comme une plus grande convertibilité du Yuan. </p>
<p>La monnaie chinoise est sous-évaluée, ce qui constitue un véritable dumping monétaire : il est attendu que davantage de convertibilité – c’est-à-dire l’autorisation d’échanger librement des yuans sur le marché des changes contre d’autres monnaie de réserve – permette d’apprécier le yuan conformément à aux fondamentaux de l’économie chinoise. Ceci s’inscrirait dans une démarche de juste-échange. </p>
<p>Par ailleurs, les pays du G20 n’ont pas, contrairement à ce qui était annoncé lors du Sommet européen, semblé désirer participer à un fonds de soutien aux dettes publiques de la zone euro.</p>
<h2>Que faire ?</h2>
<h3>L’austérité généralisée n’est pas une solution à long terme, seule la croissance permet de sortir par le haut d’une crise de la dette</h3>
<p>L’austérité consiste à diminuer les dépenses – au risque de dégrader les services publics – et augmenter les recettes. Aujourd’hui, l’augmentation des recettes est nécessaire grâce à une fiscalité plus juste : réforme de l’impôt sur le revenu, fusion avec la CSG, hausse de la taxation du capital et progressivité de l’impôt sur les sociétés. Cependant, la diminution des dépenses publiques doit être combattue. Lorsque l’austérité est généralisée, c’est-à-dire mise en œuvre dans tous les pays européens simultanément, l’accumulation des effets récessifs des différents plans de désendettement porte un risque bien plus grave que le simple ralentissement de la croissance : le risque de récession. </p>
<p>Quand les dépenses publiques sont réduites, c’est toujours l’éducation, la santé, la recherche, l’écologie qui trinquent les premiers. Autant de dépenses qui ne constituent pas des coûts, mais des dépenses d’avenir nécessaires à la croissance et donc une juste répartition des richesses en France. </p>
<p>A long terme, seule la croissance permet de sortir durablement de la crise de la dette car seule l’activité génère les revenus futurs nécessaires au retour à l’équilibre budgétaire. Les politiques industrielles, la transition écologique, les relocalisations d’activité, les investissements publics permettent de dessiner un nouveau régime de croissance à faible teneur en carbone.</p>
<h3>Mettre en place un audit citoyen de la dette publique</h3>
<p>Renforcer l’information des citoyens, leur rendre la parole et engager un grand débat public est indispensable pour sortir de l’austérité généralisée. </p>
<p>Concrètement, un audit citoyen de la dette doit repose sur deux piliers l’information et les débats publics. La publication par la puissance publique d’un grand nombre d’informations économiques et financières (macroéconomique mais les comptes de gestion des différentes administrations et établissements publics) permettra de constituer une base documentaire devant nourrir la réflexion. Ensuite des débats publics devront être organisés, et des comités locaux d’audit de la dette publics pourront être créés. De telles initiatives ont déjà été lancées avec succès en Equateur, au Brésil, en Irlande et en Espagne.</p>
<p>Associer les citoyens à un audit de la dette publique général (concernant les services publics, les hôpitaux, les écoles, etc.) permettrait de combattre l’idée que l’austérité est un mal nécessaire et inéluctable. Elle mettrait à l’agenda politique les questions d’une fiscalité plus juste ainsi que celles de la mauvaise et de la bonne dette (celle qui prépare l’avenir). La participation des citoyens aux choix d’utilisation des deniers publics offrira un droit de regard sur les politiques publiques et constituera une avancée démocratique considérable.</p>
<h3>Une dette issue d’une baisse continue des recettes de l’Etat</h3>
<p>A la droite qui martèle que l’endettement public trouve sa cause dans un trop haut niveau de dépenses publiques, il faut répondre que la dépense publique n’est rien d’autre que le financement du service public.<br />
Il ne faut pas oublier que la dette publique résulte d’un rapport de force social et politique. De fait, la crise de la dette réside dans la baisse continue des recettes ces dernières années. Ce phénomène s’est accéléré sous le mandat de Nicolas Sarkozy à la suite de cadeaux fiscaux répétés aux plus aisés. De facto, l’Etat a été contraint d’emprunter les masses financières qu’il ne prélevait plus comme impôt. Les taux d’intérêt consentis à cette occasion sont un transfert de revenus des contribuables vers les créanciers. La charge, c’est-à-dire le paiement des intérêts de la dette est aujourd’hui le second poste budgétaire de l’Etat à près de 50 milliards d’euros par an. Alors que le prélèvement de l’impôt ne coûte, quant à lui, que son recouvrement (soit la masse salariale des fonctionnaires et les dépenses de fonctionnement de l’administration fiscale).</p>
<h3>Relocaliser la dette : retrouver une souveraineté en matière de politiques économiques</h3>
<p>Adopter des dispositifs incitant la réorientation de l’épargne des ménages résidents vers la dette (par exemple via une souscription publique envers les citoyens résidents) pour regagner des marges de manœuvre politiques dans les négociations internationales et face aux marchés financiers. Notre objectif est de relocaliser nationalement la dette publique afin de redonner à l’Etat sa souveraineté monétaire et économique. Nous devons rendre d’achat d’obligations d’Etat obligatoires à tout ménage touchant plus de 1 million d’euros.</p>
<p>La réorientation de l’épargne permettrait de baisser la part de la dette publique détenue par les non résidents et d’ainsi rendre son financement moins sujet à la spéculation des marchés financiers (comme au Royaume-Uni par exemple).</p>
<p>Actuellement, cette dette détenue par des pays hors-Union Européenne nous empêchera ainsi à terme de mettre en place des barrières douanières aux frontières de l’UE répondant à des critères sociaux et écologiques.</p>
<p>A l’échelle européenne, une telle réorientation permettrait de retrouver de la crédibilité dans les négociations commerciales et monétaires (avec la Chine notamment) afin de maîtriser le dumping social, monétaire et écologique.</p>
<h3>S’opposer à la participation publique à la recapitalisation des banques sans contrepartie</h3>
<p>Cela revient à prendre le contrepied des recapitalisations de 2008-2009.</p>
<p>Les plans de sauvetages bancaires en 2008-2009 ont été octroyés sans contrepartie institutionnelles de la part des banques : lorsque l’Etat est monté au capital des banques pour leur éviter la faillite, il a accepté de ne pas utiliser ses droits de vote aux conseils d’administration (« actionnariat dormant »), et les garanties publiques n’ont pas été conditionnées à un changement de politique de dividendes et de bonus des établissements bancaires.</p>
<p>Il est anormal que l’Etat renonce à ses droits d’actionnaire les plus élémentaires. L’approfondissement de la crise montre, plus encore, que cela a été économiquement inefficace.</p>
<p>La recapitalisation des banques doit cette fois-ci être conditionnée à une inflexion de la politique des bonus et des dividendes des banques, et elle gagnerait à être accompagnée par l’accroissement des contrôles de la puissance publique sur le système bancaire : contrôle des décisions les plus stratégiques (sous la forme d’un droit de veto de l’Etat au conseil d’administration par exemple).</p>
<h3>Modifier les statuts de  la Banque Centrale Européenne (BCE) et l’encourager à poursuivre plus fermement les interventions non conventionnelles</h3>
<p>Il s’agit d’interventions de la BCE pour racheter directement les titres de dettes de pays européens ou prêter aux établissements de crédit, sans passer par le jeu des taux directeurs. Ces rachats et interventions directes sont rares pour la BCE. Ceci faciliterait la maîtrise de la crise de la dette en stabilisant les marchés financiers et permettrait de lutter contre le ralentissement de la croissance connu depuis le second semestre 2011.</p>
<p>La Federal Reserve (Fed) américaine et la Bank of England (BoE) ont ainsi recommencé leurs plans non conventionnels de soutien au financement de l’économie depuis l’été 2011 (garantie de financement pour les établissements bancaires, émissions monétaires etc.). Ceci s’impose puisque la croissance s’essouffle et que le marché interbancaire (le marché de financement entre banques) est tendu.</p>
<p>Le rachat de dettes souveraines grecques, espagnoles ou italiennes par la BCE (contrant la spéculation), ainsi que la baisse récente de son taux directeur (soutenant la croissance) vont dans la bonne direction. Il faut renforcer ces orientations. L’idée d’autoriser le Fond européen de stabilité financière (FESF) à emprunter à la BCE (grâce à l’octroi du statut de banque à celui-ci) peut également être soutenue.</p>
<h3>Modifier les statuts de la BCE pour modifier ses objectifs</h3>
<p>Il est essentiel de modifier les statuts de la BCE afin d’intégrer le plein emploi et la croissance à ses objectifs. Aujourd’hui les traités européens ne fixent qu’un seul objectif économique à la banque centrale : la lutte contre l’inflation. Ceci est une triple erreur. Premièrement, le plein emploi et la croissance constituent des objectifs autrement plus importants que de limiter l’inflation à 2%. Deuxièmement, l’inflation permet de réduire le ratio d’endettement public (car la valeur des titres de dette public contractés dans le passé se déprécient et que les recettes nominales de l’Etat sont plus importantes). Troisièmement, dans le contexte économique actuel de ralentissement de la croissance, les économies font moins face à un risque d’inflation qu’à un risque de déflation (baisse générale des prix, accompagnée d’une contraction de l’activité).</p>
<p><em>La spirale infernale de la rigueur n’est pas inéluctable, nous devons rappeler que nous ne lutteront efficacement contre la crise que par la relance de la croissance et la priorité donnée à l’emploi par la conversion écologique de l’économie et la relocalisation des industries. Des réformes structurelles sont nécessaires.</p>
<p>Enfin, la question de la souveraineté économique des Etats est posée face à l’intervention de pays non-membres de l’Union européenne qui contrôleront désormais en partie notre dette. Ces Etats ne respectant pas les normes sociales et environnementales que nous voulons imposer à l’importation, c’est désormais de notre souveraineté monétaire qu’il s’agit. </p>
<p>Imposer des contreparties aux banques recapitalisées, relocaliser la dette publique, refuser tout constitutionnalisme économique deviennent nécessaires. Donner aux Etats et à l’Union Européenne les moyens de se doter de politiques monétaires et économiques tournées vers l’avenir passera par l’instauration d’un tarif extérieur commun sanctionnant les importations de pays contrôlant aujourd’hui notre dette souveraine.<br />
La question de la dette est donc une question centrale pour penser les politiques économiques, monétaires, sociales et environnementales que nous voulons mener afin de transformer notre modèle de société. La crise actuelle de la dette et l’agenda médiatique qui nous est imposé tentent de nous empêcher de penser la dette autrement que comme le fléau de notre génération. Militants Jeunes Socialistes qui se reconnaissent dans Transformer à Gauche, nous avons le devoir de remporter cette bataille des idées, cette bataille culturelle. </p>
<p>La dette n’est pas un mal en soi, elle est un instrument de politique économique dont d’Etat doit rester maître. Maîtrise de l’Etat, et droits de citoyens, une véritable politique économique de gauche ne se fera pas sans le peuple, sans un audit public de la dette, sans porter la démocratie que nous cherchons à atteindre dans tous les lieux de pouvoirs et de décisions.<br />
</em></p>
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		<title>Contribution : la Grande Transformation</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Jun 2011 10:05:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La crise financière ouverte par celle des subprimes en 2007 ne cesse de produire ses conséquences. D’une crise financière et de la dette privée ayant mis plus de 120 millions de personnes au chômage, nous sommes passés aujourd’hui à une crise monétaire qui vient défier la puissance publique qui a pourtant su sauver le monde [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La crise financière ouverte par celle des subprimes en 2007 ne cesse de produire ses conséquences. D’une crise financière et de la dette privée ayant mis plus de 120 millions de personnes au chômage, nous sommes passés aujourd’hui à une crise monétaire qui vient défier la puissance publique qui a pourtant su sauver le monde de la finance.</p>
<p>Des pouvoirs autoritaires sont mis à bas par le peuple et les jeunes qui ont su pleinement bénéficier de nouveaux espaces de libertés que l’internet mondial procure. Les démocraties libérales se font bousculer par des mobilisations sociales d&#8217;une nouvelle forme. Les tensions migratoires se sont exacerbées entraînant chaque année la mort de milliers d’hommes qui ne cherchent qu’à franchir des barrières et des murs qui sont plus nombreux chaque jour.</p>
<p>De la catastrophe de Fukushima à la sécheresse actuelle qui s’étend du Portugal à la Chine, notre société se rappelle de la menace que peut constituer la nature que nous pensions pourtant maîtriser toujours plus.</p>
<p>Tous ces événements, qui peuvent sembler sans cohérence, illustrent une même réalité : l’effondrement d’un monde. Nous vivons la fin d’une ère, la fin d’un système de prise de décision, de production, de consommation et de répartition des richesses.</p>
<p>La démocratie libérale s’est profondément transformée ces 30 dernières années. Au fur et à mesure l’idéologie néolibérale a été admise par l’ensemble des partis politiques. Une bonne politique se définit comme celle qui permet la croissance et qui permet à la sphère marchande de prospérer. L’intervention publique est devenue suspecte : dérèglements, libéralisations et privatisations sont devenus la norme.</p>
<p>La politique se lie les mains en gravant dans le marbre des constitutions l’indépendance des banques centrales, l’équilibre budgétaire, la concurrence libre et non faussée. Elle éloigne le peuple des décisions importantes en les confiant à des organismes internationaux (OMC, FMI) ou régionaux (Union Européenne) où la capacité des élus du peuple souverain d’emporter la décision n’est qu’indirecte.</p>
<p>Les principes de la gouvernance ont remplacé ceux de gouvernement.</p>
<p>Parallèlement au rétrécissement démocratique, nous avons vécu l’avènement de grands groupes économiques mondiaux capables d’imposer leur agenda, leurs souhaits et leur volonté de voir telle ou telle loi adoptée à une grande majorité d’Etats.</p>
<p>Les salaires, les cotisations sociales, nos systèmes éducatifs, de santé, de transports apparaissent comme des coûts qu&#8217;il incombe à la puissance publique de diminuer.</p>
<p>La volonté de l’oligarchie d’empêcher la moindre régulation économique a rendu impossible toute politique de conversion écologique. La double décennie de l’hégémonie libérale apparait aujourd’hui comme vingt années perdues pour faire face au plus grand défi de l’humanité : le dérèglement climatique que l’homme a lui-même produit.</p>
<p>C’est le système tout entier de production et de consommation actuel qui n’en finit plus de mourir. Alors que la consommation est le premier pilier de la croissance elle souffre de la compression salariale. De plus, c’est le recours à l’emprunt par les ménages, pourtant nécessaire aux cahiers de commandes des entreprises, qui nous a poussé dans la crise financière actuelle.</p>
<p>Le système de production repose sur l’obsolescence programmée des produits, sur la volonté de la majorité de la population d’accéder aux mêmes biens de consommations que la classe dominante. Quête impossible car dès qu’un produit devient un produit de consommation de masse l’oligarchie jette son dévolu sur un autre produit qui lui permet de se différencier.</p>
<p>La crise économique, financière, agricole, écologique à laquelle nous devons faire face est une crise systémique du capitalisme. Elle est une crise du politique et de la démocratie qui se trouve devant l’impératif et le défi de se réinviter et de se sublimer.</p>
<h2>Impératif d’égalité, impératif démocratique, impératif écologique : le triptyque de la transformation sociale</h2>
<p>La gauche française, européenne et mondiale, a comme seule solution de porter un autre projet de société et un autre système économique, social et écologique. Il est de la responsabilité des socialistes d’incarner une gauche qui ose et qui transforme. Une gauche qui fait face aux peurs et permet la mobilisation par l’espérance.</p>
<p>Nous souhaitons porter un projet de transformation sociale reposant sur trois impératifs qui alimenteront chacun de nos choix politiques.</p>
<p><strong>L’impératif d’égalité</strong></p>
<p>L’égalité doit être la pierre angulaire du projet politique que nous portons. L’égalité est un principe qui se suffit à lui-même: ni égalité des chances qui organise la compétition, ni simple égalité des droits qui ne prend pas en compte la capacité de chaque individu à en jouir.</p>
<p>L’égalité passe d’abord par une égalisation des conditions d’existence, une nouvelle répartition des richesses doit avoir lieu. Dès juillet 2012, c’est tout d’abord une augmentation des salaires de 200 € pour tous jusqu’à 3000 € ainsi qu’une indexation des salaires tant sur les gains de productivité que sur l’inflation. Dans le même temps, le gouvernement devra contraindre les entreprises à respecter le principe travail égal, salaire égal. Un nouveau système d’imposition progressif sur le revenu garantira la redistributivité. Enfin, nous alourdirons de façon importante l&#8217;imposition du patrimoine et des droits de succession.</p>
<p>L’égalité, c’est aussi reconnaitre à chaque citoyen les mêmes droits sans qu’aucun critère ne puisse les séparer les uns des autres. Le socialisme est un projet politique d&#8217;égalité et d&#8217;émancipation. Le féminisme, le combat LGBT, la lutte contre le racisme et les délits de faciès, la lutte contre la stigmatisation religieuse, le combat contre la pénalisation de la folie doivent être portés par tous les socialistes. A chaque conquête opérée, l&#8217;ensemble des mobilisations des progressistes avancent.</p>
<p>L&#8217;égalité pour les socialistes, c&#8217;est aussi garantir que chaque citoyen dispose des mêmes capacités d&#8217;usage de ses droits et des services publics quelle que soit sa condition sociale. Aujourd&#8217;hui ce sont les plus riches qui bénéficient le plus de notre système de santé, du système judiciaire, des grandes écoles alors que ce sont eux qui y contribuent le moins en fonction de leurs revenus.</p>
<p><strong>L’impératif démocratique</strong></p>
<p>Le socialisme c’est autant le partage des richesses que le partage des pouvoirs. La démocratie c’est la capacité individuelle et colletive à maitriser son destin qui ne se limite pas à glisser un bulletin dans une urne tous les 5 ans. Selon nous, la démocratie est une fin en soi qui nécessite à chaque instant d’être approfondie.</p>
<p>Nous affirmons un principe qui détermine notre feuille de route : là où il y a un espace de pouvoir, un contrôle démocratique est nécessaire.</p>
<p>En France, cela passe par l’avènement d’une 6e République où le gouvernement est responsable devant le parlement. Le mandat unique sera la règle, les nominations du ressort du Parlement et le retour de l’éthique en politique une réalité.</p>
<p>La reconquête démocratique doit s’opérer au niveau européen, en portant le projet d’une République fédérale européenne, sociale et laïque. Le rôle de la gauche est de redonner la maîtrise par le vote des grands choix économiques : politique monétaire, budgétaire, possibilité de lever l&#8217;impôt, accord de libre échange ou imposition de barrières douanières.</p>
<p>La démocratie dans chaque lieu de pouvoir, c&#8217;est vivifier la démocratie sociale en garantissant qu&#8217;au moins 1/3 des sièges au conseil d&#8217;administration des entreprises soit réservé aux salariés, c&#8217;est assurer que l&#8217;action publique favorise le développement de l&#8217;économie sociale. C&#8217;est permettre aux usagers d&#8217;être représentés dans les services publics du bureau de poste au conseil d&#8217;administration des hôpitaux, à ceux de la SNCF et d&#8217;EDF. C&#8217;est encore renforcer le droit des consommateurs.</p>
<p>La gauche aura aussi la responsabilité de porter une loi interdisant la détention de plusieurs médias par un même groupe afin de permettre à la liberté d’opinion et d’information d’être plurielle.</p>
<p>Enfin, le web mondial est, de facto, une conquête démocratique pour les citoyens du monde. Sa neutralité doit être garantie, la sécurité des données personnelles assurée. La transparence et l&#8217;égalité devant l&#8217;information que permettent le net doivent permettre un approfondissement de notre démocratie traditionnelle. Dès 2012, la gauche aura besoin d&#8217;ouvrir un débat sur l&#8217;accès public et non mercantile à l&#8217;ensemble des données à disposition des administrations.</p>
<p><strong>L’impératif écologique</strong></p>
<p>Depuis les Lumières, l&#8217;homme a vécu dans l&#8217;illusion qu&#8217;il pouvait utiliser sans compter les ressources de la nature et que son action était sans incidence. Notre action menace la survie même de l&#8217;humanité et rend impossible la permanence de notre système de production et de consommation.</p>
<p>L&#8217;écologie interroge l&#8217;idée de progrès elle-même. La question de savoir si la croissance menait au bonheur ou à la liberté n&#8217;était pas posée. La volonté de grands groupes de refuser les logiques coopératives de productions permises par le creative commons, par exemple, démontre à quel point le capitalisme s&#8217;oppose au progrès en permettant l&#8217;accaparement des bénéfices par quelques uns. Dès lors, la notion de progrès ne doit pas exclure tous les domaines non marchands.</p>
<p>L&#8217;impératif écologique, c’est à la fois faire mieux avec moins à travers la conversion écologique mais c’est aussi une redéfinition de notre modèle société où l&#8217;épanouissement et la possibilité d’atteindre le bonheur ne passent pas forcément par de la consommation.</p>
<p>La planification écologique doit être globale et toucher tous les domaines : agriculture, transport, logements, industrie, énergie. Nous assumons la nécessité de recourir à l&#8217;emprunt public – national ou européen – car le coût de l&#8217;action sera bien moindre que celui de l&#8217;inaction. Pour nous, le principe est simple, mettre autant de moyens que nécessaire pour diminuer de 30 % l&#8217;émission de gaz à effets de serre d’ici à 2020. Entre la préoccupation des comptes publics et la survie de l&#8217;homme nous avons fait notre choix.</p>
<p>Notre objectif est de tout faire pour que l&#8217;activité de l&#8217;homme ait le plus faible impact sur l&#8217;environnement. A cette fin, nous nous opposons à la désindustrialisation de l&#8217;Europe, incongruité écologique, sociale et économique, empêchant que l&#8217;immense majorité des biens matériels et alimentaires soit consommée au plus près de son lieu de production. La France et l&#8217;Union Européenne devront agir avec vigueur pour favoriser la réindustrilisation non seulement des nouvelles technologies mais aussi des industries traditionnelles (textile, aciérie, automobile). Il est nécessaire d&#8217;activer le tarif extérieur commun et de taxer les produits importés provenant de pays ayant des normes environnementales et sociales moins exigeantes pour mettre fin à une concurrence déloyale.</p>
<p>Afin d&#8217;inciter les entreprises à s&#8217;adapter, nous préconisons de remplacer le marché des droits à polluer par une taxe prélevée par tonne de carbone émise. Cette solution permettrait tant de financer les mutations de notre propre modèle de développement que de rembourser notre dette climatique envers les pays du Sud.</p>
<p>La conversion écologique passe aussi par l&#8217;abandon de la centralité du modèle de la propriété. Nous développerons l&#8217;économie de la fonctionnalité (Vélib, Xerox, leasing&#8230;) qui vise à faire payer un service plutôt que l&#8217;achat du bien afin que le producteur ait comme intérêt la durabilité du produit.</p>
<p>Le nouveau modèle de production passe aussi par une politique énergétique ambitieuse dont l’objectif premier est la baisse de la consommation d&#8217;énergie : isolation des bâtiments, recherche de l’efficacité énergétique des transports et des industries doivent être une priorité.</p>
<p>Nous abandonnerons la logique du nucléaire en planifiant une sortie en 30 ans. Cette énergie n’est ni propre, ni peu coûteuse du fait de la rareté de l&#8217;uranium et de l&#8217;impossibilité de déterminer le coût du démantèlement des centrales et du traitement des déchets. Nous instaurerons un maillage serré de territoires de petites unités de productions d&#8217;énergies s&#8217;appuyant sur tous les modes de productions : éolien, solaire, biomasse, micro-barrage, géothermie.</p>
<p>Les impératifs d&#8217;égalité, de démocratie, d&#8217;écologie sont le triptyque du projet politique et du vivre ensemble que nous proposons pour remplacer ce monde qui meurt. Le chemin est possible même s&#8217;il entraînera les résistances de tous ceux qui perdront les privilèges qui étaient les leurs. Dans notre volonté de transformer la société nous devrons toujours tenir compte de la capacité de l&#8217;oligarchie actuelle à se défendre, non pour la laisser faire mais afin de se préparer à mobiliser et accélérer le changement. Nous le savons : un projet qui ne les inquiète pas ou qui viserait à être conciliant avec eux serait forcément un projet inoffensif, préservant le statu quo.</p>
<h2>Etre le changement</h2>
<p>Le projet politique que nous portons vise à redonner la maîtrise de leur vie aux citoyens.  Cela commence avant tout par une prise de pouvoir de tous ceux qui veulent le changement au sein même de la gauche et de la famille socialiste.</p>
<p>Notre génération a une possibilité unique de transformer la façon dont on fait de la politique dans notre pays en faisant des primaires l’acte I du changement. A nous d’aller devant chaque lycée, dans chaque université, dans les quartiers populaires et aux portes des entreprises pour mobiliser et permettre à chaque jeune d’être un porte-parole du changement. Utilisons tous les moyens qui sont à notre disposition, des techniques militantes traditionnelles aux actions coup de poing. Favorisons l’organisation en réseau et sachons tirer profit des possibilités offertes par les réseaux sociaux.</p>
<p>Une campagne politique qui réussit transforme en profondeur l&#8217;organisation qui la porte. Les volontaires du changement apporteront leur richesse et leurs expériences ce qui, de facto, modifiera la culture et les codes des jeunes socialistes qui peuvent encore être excluant. Accueillons ces transformations avec enthousiasme. Soyons même ceux qui les permettons.</p>
<p>Notre feuille de route est claire. Porter au sein de la jeunesse nos engagements et mobiliser, par ceux-ci, les jeunes de France afin que nos engagements soient repris tant par les différents candidats aux primaires que par celui ou celle qui nous représentera à l&#8217;élection présidentielle. En mobilisant autour des huit engagements nous souhaitons modeler le débat public autour des problématiques de notre génération.</p>
<p>Les primaires seront le moment où les idées des socialistes pourront capter le débat public et sortir des thèmes imposés depuis dix ans qui ont favorisé la désilustion, l’abstention et la montée de l’extrême droite. Nous faisons le choix de porter notre propre agenda politique, de tirer à notre profit la démocratie d&#8217;opinion.</p>
<p>Nous savons que la façon dont on arrive au pouvoir conditionne toujours la nature de ce pouvoir. Si un candidat est porté par un vaste mouvement populaire – où les jeunes auront toute leur place – alors le pouvoir pourra s&#8217;appuyer sur ce mouvement pour mener les réformes.</p>
<p>Les jeunes de France sont impatients, enthousiastes et espèrent le changement. 2012 doit être et peut être le temps de l&#8217;espérance. Allons à la rencontre de notre génération, échangeons et débattons avec nos pairs. Il est de notre responsabilité d&#8217;aller vers eux avec un message : ensemble agissons pour changer la France et changer le monde.</p>
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		<title>Vers une société du temps libéré pour des citoyens en devenir</title>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2011 21:26:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Argumentaires]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre modèle de société actuel montre chaque jour qu’il ne peut permettre d’assurer l’égalité entre les citoyens, étant donné l’écart grandissant qui se creuse entre eux, que ce soit au niveau de la répartition des richesses comme celle du partage du pouvoir.  
Dans la perspective de la construction d’un nouveau modèle de société plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Notre modèle de société actuel montre chaque jour qu’il ne peut permettre d’assurer l’égalité entre les citoyens, étant donné l’écart grandissant qui se creuse entre eux, que ce soit au niveau de la répartition des richesses comme celle du partage du pouvoir.  </p>
<p>Dans la perspective de la construction d’un nouveau modèle de société plus respectueux de l’Homme et de son environnement, et dans la lignée de Léo Lagrange, ministre du  temps libre dans le gouvernement du Front Populaire,  il nous faut réfléchir à une meilleure répartition des richesses. Réduire le temps de travail tout au long de sa vie, pouvoir se former sans avoir besoin de travailler pour payer ses études, avoir accès à la culture, aux loisirs ou encore aux vacances, pouvoir avoir plus de temps pour des engagements citoyens.  Comment la société du 21è siècle va-t-elle pouvoir répondre à ces attentes et permettre l’épanouissement personnel comme collectif ? C’est la réflexion que nous portons en permanence, parce que nous, jeunes socialistes, croyons en la capacité de chacun à pouvoir faire ses choix et à progresser, à condition que la société le permette.</p>
<p><strong>Poursuivre la réduction du temps de travail</strong></p>
<p>   <strong>Aller dans le sens de l’histoire</strong></p>
<p>Réduire le temps de travail va dans le sens de l’Histoire : dès le XIXè siècle, ce sont les enfants et les femmes qui ont vu leur temps de travail réduit. Sont venus ensuite les congés payés en 1936 puis le passage à la semaine de 5 jours travaillés. Mais l’amélioration de la qualité de vie des salariés ne passe pas que par la baisse de la durée légale du travail, mais aussi par l’abaissement de l’âge de la retraite ou encore le temps choisi par opposition au temps subi. En 2000, la mise en place des 35h a ainsi été un tournant majeur dans la conquête du temps libéré. Toutefois, son application s’est faite sans mise en garde contre les failles que le dispositif a présenté, notamment l’accélération des cadences à temps de travail égal dans certaines entreprises. </p>
<p><strong>    Réduire le temps de travail, un gain pour le salarié comme l’entreprise</strong></p>
<p>L’intérêt de réduire le temps de travail est double : intérêt pour le salarié et intérêt pour l’économie.<br />
Intérêt pour le salarié, parce que réduire la part du travail dans sa vie, c’est pouvoir accorder plus de temps à sa vie personnelle, auprès de sa famille ou de ses amis par exemple.</p>
<p>Intérêt pour l’économie également, parce que le passage aux 35h avait créé 400 000 emplois, impulsant ainsi une nouvelle dynamique économique porteuse de croissance, et ce, dans un contexte de chômage de masse. Dans le cadre d’une politique de l’emploi volontariste, réduire le travail est un des moyens les plus efficaces pour à la fois permettre l’embauche, des jeunes en particulier, mais aussi pour conserver des emplois menacés. De plus, réduire le temps de travail permet d’améliorer la productivité des salariés d’une entreprise. Les retombées de cette mesure sont multiples : réduction du taux de chômage donc augmentation du pouvoir d’achat des salariés qui bénéficieraient de la mesure, mais également augmentation des carnets de commande pour les entreprises et retombées des recettes de  la TVA pour l’Etat. </p>
<p>Plus de dix ans après les 35h, dans un contexte socio-économique toujours plus dur pour les plus défavorisés et la classe moyenne, la réduction du temps de travail doit être poursuivie, en veillant à ne pas répéter les erreurs du passé. C’est pourquoi nous défendons la réduction de la durée légale du temps de travail à 32h et donc  le passage à la semaine de 4 jours. C’est aussi permettre aux salariés de bénéficier d’une 6è semaine de congés payés.<br />
Ce temps libéré pour les salariés, c’est donc une étape supplémentaire dans la définition d’un modèle de société humaniste qui vise à conjuguer l’émancipation individuelle et collective.</p>
<p><strong>Créer un autre rapport au temps</strong></p>
<p>Aujourd’hui, nous sommes sans cesse mis en concurrence les uns contre les autres. La droite voudrait nous faire croire que la place dans la société de chacun ne serait liée qu’au mérite, et que le droit à l’erreur (dans nos parcours d’orientation ou de formation professionnelle par exemple) n’existerait pas. Ceci a abouti aux inégalités entre les citoyens et à la concentration des pouvoirs, détenus par une minorité.  C’est pourquoi il nous faut réfléchir à comment rectifier ces inégalités et à repenser la place du travail dans la société.</p>
<p><strong>   L’allocation d’autonomie pour mettre fin à la précarité des jeunes</strong></p>
<p>Actuellement, de nombreux jeunes sont contraints de se salarier pour pouvoir payer leur loyer, leurs repas ou encore leurs frais d’inscription, et restent dépendants de la situation de leurs parents de plus en plus tard.<br />
Nous voulons donc que ce déterminisme familial cesse. C’est pourquoi nous proposons une allocation d’autonomie allocation universelle et individualisée pour tous les jeunes en formation ou en passe de reprendre une formation. Universelle, parce qu’elle serait adressée à tous les jeunes en formation. Individualisée, parce que son montant dépendrait des revenus propres du jeune et de critères tels que le coût de la vie ou la mobilité à l’étranger.<br />
Mettre en place une allocation d’autonomie, c’est donc lutter contre le phénomène de reproduction sociale, mais aussi permettre à un jeune de pouvoir suivre sa formation dans les meilleures conditions. C’est passer d’un modèle fondé sur la solidarité familiale à un modèle fondé sur la solidarité nationale.</p>
<p><strong>    Travailler pour vivre, et non vivre pour travailler </strong></p>
<p>Nous ne pouvons accepter que la place d’un individu dans la société soit reconnue uniquement par rapport à sa situation professionnelle : dans les idéologies conservatrices, ne pas avoir la possibilité de travailler équivaudrait à l’incompétence des individus. Nous avons une véritable bataille culturelle à mener sur la valeur que le travail a dans notre société, afin que le travail ne soit plus pour beaucoup devenu synonyme d’aliénation mais devienne synonyme d’émancipation. Plutôt que « travailler plus pour gagner plus », symbole de la méritocratie sarkozyste, nous voulons « travailler mieux pour travailler tous ». Réfléchir à une autre organisation du travail, c’est aussi prendre en compte les nouveaux besoins, tels que des crèches d’entreprises ou encore des restaurants à proximité du lieu de travail, et permettre aux salariés de prendre partie prenante aux projets de son entreprise, afin qu’ils ne subissent plus le travail, mais s’y sentent intégrés. Permettre à chacun d’avoir un travail et garantir les meilleures conditions possibles pour l’exercer font partie de nos priorités, mais aussi valoriser d’autres temps que le temps productif et immédiat.</p>
<p><strong>    Une organisation du temps libéré à réinventer sans cesse :</strong></p>
<p>C’est la gauche qui a été à l’initiative de l’organisation des loisirs et des sports par le sous-secrétaire d’état Léo Lagrange, la création de la fédération Léo Lagrange par Pierre Mauroy et la création du ministère du temps libre.  C’est aujourd’hui encore la gauche qui doit répondre à une réhabilitation des temps que la droite a caricaturés, diabolisés et orientés uniquement vers une logique consumériste. En effet, nous déplorons l’exploitation permanente de ces temps libres à des fins commerciales, ce qu’encouragent les libéraux, puisqu’elle ne fait que générer des inégalités déjà très fortes. A un modèle de consommation « zapping » basé uniquement sur l’acquisition de biens, nous voulons substituer des temps non productifs et non immédiats qui permettent l’échange, le partage et le dialogue entre les citoyens. </p>
<p>Comme ce temps représente une part toujours plus grande du temps, le temps libéré doit être pris en charge par la force publique, plutôt que de laisser le privé se l’approprier.  Ce temps doit être dévolu au bien-être de chacun : temps pour les activités culturelles, temps pour les loisirs, ou encore temps pour soi. Mais également temps pour les vacances, dont l’intérêt pour la socialisation, l’ouverture sur l’autre, est reconnu. Pour que ce temps libéré puisse être investi pour tout cela, il faut bien sûr veiller à ce que chacun puisse accéder à ces activités, quels que soient ses revenus ou ceux de ses parents. C’est en cela que des mesures comme le droit aux vacances développé dans certains conseils généraux ou encore les coupons de réduction pour les livres ou les spectacles comme il en existe dans de nombreuses régions sont indispensables pour que tout le monde puisse avoir accès à la culture et aux divertissements. L’intérêt de ces activités dépasse en effet largement l’épanouissement personnel, puisque celles-ci ont un véritable rôle dans la construction du vivre-ensemble.</p>
<p><strong>    Former les citoyens de demain</strong></p>
<p>Il nous faut retrouver des moyens d’éducation au sens premier du terme : « guider vers, conduire hors ». Guider vers une capacité à faire ses choix, conduire hors de ce qui nous est déjà connu (chaque citoyen, quels que soient son âge, son origine sociale, son sexe ou encore sa formation). Avoir les outils pour pouvoir réagir, défendre ses convictions, faire entendre sa voix. Pour nous, la citoyenneté ne se décrète pas, elle s’apprend. C’est à l’école où la citoyenneté va se construire, d’où l’importance de donner plus d’importance à des matières comme l’éducation civique, mais il faudrait également aborder de façon plus transversale la construction du sens critique. Cet apprentissage peut et doit être fait également en-dehors du système éducatif, dans tous les lieux de vie. C’est pourquoi il faut réaffirmer la place prépondérante de l’éducation populaire dans notre société. </p>
<p>L’éducation populaire, héritage porté avec fierté par les socialistes, a pour objectif de contribuer à l’émancipation de chacun, à tous les âges de la vie. Elle vise à reconnaître à tout individu sa capacité à progresser et à être acteur dans la société, en privilégiant l’échange et la capacité à faire ses choix. Au même titre qu’il faille reconstruire l’Education nationale et refaire du système scolaire un moteur pour l’ascenseur social républicain qui est aujourd’hui en panne, nous devons intégrer toutes les formes d’organisations qui oeuvrent au développement de la citoyenneté (associations, syndicats, collectifs) et donc à notre démocratie. </p>
<p>Parler de société du temps libéré aujourd’hui, alors que les gouvernements conservateurs utilisent la crise économique et financière pour justifier des politiques toujours plus libérales et vectrices d’inégalités, c’est donc remettre l’émancipation au cœur de notre projet de société. Emancipation individuelle, mais aussi collective. Pour nous, cette émancipation n’est possible de façon durable qu’en répartissant les richesses de façon plus juste et en créant un autre rapport au temps. Un temps qui pour nous ne doit pas être dévolu qu’au travail et à l’accumulation de biens, mais un temps d’ouverture, d’échange et d’engagement où chacun a la capacité de faire ses choix. C’est cette conception de l’individu qui pour nous, progressistes, doit être au cœur d’un pacte social qu’il nous faut réinventer.</p>
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		<title>Discours de Thierry Marchal-Beck</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Apr 2011 10:27:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Discours]]></category>
		<category><![CDATA[Tag TV]]></category>

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		<description><![CDATA[
Mes chers amis,
Le plaisir est grand, il est immense, d’être ici parmi vous. Je tiens sincèrement à vous remercier d’être là, d’apporter votre force, vos idées, votre envie de changer et de transformer. L’instant est aussi particulier pour moi, j’ai conscience de la confiance que vous me faites.
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			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="560" height="314"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xidtpk?width=560&#038;theme=none"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xidtpk?width=560&#038;theme=none" width="560" height="314" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<p>Mes chers amis,</p>
<p>Le plaisir est grand, il est immense, d’être ici parmi vous. Je tiens sincèrement à vous remercier d’être là, d’apporter votre force, vos idées, votre envie de changer et de transformer. L’instant est aussi particulier pour moi, j’ai conscience de la confiance que vous me faites.</p>
<p>Vous avez traversé la France et nous nous sommes rassemblés pour parler d’une chose simple, extrêmement simple et pourtant déterminante : comment pouvons nous être utiles à la gauche, à la France, à notre génération ?</p>
<p>Vous avez traversé la France et vous venez porter la voix de tous ceux qui, autour de vous, attendent de la gauche nulle autre chose que la victoire et que nous changions enfin la vie.</p>
<p>Vous êtes les portes-voix de ceux qui militent avec vous, des centaines de jeunes que vous avez rencontrés depuis deux ans, de tous ceux qui attendent et qui espèrent.</p>
<p>Nous sommes ici rassemblés, conscients de l’exigence du moment, de la hauteur des enjeux et du devoir de réussite.</p>
<p>***</p>
<p>Nous sommes déjà engagés sur ce chemin qui nous conduira à la victoire.</p>
<p>Certains d’entre nous y sont engagés depuis quelques années, quelques mois, quelques semaines et même pour certains quelques jours et je souhaite que nous soyons, heure après heure, de plus en plus nombreux.</p>
<p>Pour tant de générations avant nous, ce chemin a été le combat d’une vie, et certains n’ont même pas connu la victoire de la gauche.</p>
<p>Pour tant de jeunes à travers le monde, aujourd’hui comme hier, la victoire des forces du progrès social est synonyme de luttes, de répressions sanglantes, de tortures et d’emprisonnement.</p>
<p>Nous nous inscrivons dans leurs pas, conscients que le chemin que nous empruntons est moins sinueux, moins sanglant.</p>
<p>Et parce qu’il peut être un peu plus facile, l’impératif de succès n’en est que plus important.</p>
<p>Ce chemin, il a commencé pour moi bien tôt, dans une famille dont les parents ont dédié leur vie à l’enseignement et au partage des valeurs de la République.</p>
<p>Il a commencé à Orléans quand j’ai décidé de rejoindre, ce qui était encore un petit syndicat lycéen, l’Union Nationale Lycéenne, qui portait cette conviction profonde que l’éducation devait être gratuite, que les lycéens avaient leur mot à dire sur la façon dont le lycée s’organisait et la façon dont on enseignait.</p>
<p>Mon engagement est né dans cette conviction que l’on pouvait agir à tous les niveaux et que c’est rassemblé, uni, solidaire que l’on peut faire avancer les causes dans lesquelles on croit.</p>
<p>***</p>
<p>Nous sommes, tous ici, une génération qui a grandi sous la droite. Nous avons connu notre éveil politique et découvert celui-ci sous un pouvoir réactionnaire, xénophobe, autoritaire, en France, en Europe et à bien des égards aux Etats-Unis.</p>
<p>Les évènements déterminent souvent la façon dont on appréhende la politique. Depuis dix ans il y en a eu des évènements qui font de vous un être intrinsèquement de gauche.</p>
<p>Je pense à l’histoire de cette jeune lycéenne, rencontrée lors de la campagne des 21 propositions. Elle a 17 ans mais c’est âgée de 10 ans à peine, en 2004 qu’elle a compris le poids que la politique pouvait exercer sur sa vie et sur celles de ses proches. Elle me racontait le choc de voir à la sortie de l’école les parents de sa camarade de classe arrêtés puis expulsés parce qu’ils n’avaient pas de papiers.</p>
<p>Ce sont les évènements qui forgent l’identité.</p>
<p>Je pense à elle et à tous les autres. A toutes ces vies marquées par un parent qui perd un emploi, par un grand-parent qui n’a plus les moyens de financer ses soins, par un accident de la route qui vous impose un fauteuil roulant dans une société qui ne laisse que si peu de place aux handicapés.</p>
<p>Je pense à eux et à tous les autres. Je pense surtout à tous ceux qui ont décidé de ne rien céder.</p>
<p>Je pense à tous ceux qui ont fait le choix de la résistance et de l’action quand le pouvoir essaye d’avoir un peu plus la main mise sur nos vies.</p>
<p>Certes les années 2000 ont été celles des expulsions et des reconduites à la frontière mais elles n’ont pas été que cela. Elles auront aussi été celles de RESF, des baptêmes Républicains, de Welcome, de policiers qui détournent le regard et de gestes citoyens anonymes qui font honneur à l’humanité.</p>
<p>Les années 2000 ont été celles d’Edvidge, d’Hadopi, et des fichages ; mais je retiendrais avant tout la quadrature du net, le logiciel libre, le creative communs, l’open data et mediapart.</p>
<p>Les années 2000 ont été celles des privatisations, du démantèlement des solidarités, des attaques au droit social, des licenciements boursiers, de l’attaque à la retraite à 60 ans ; mais aussi celle du combat syndical, de l’économie sociale et du rachat des entreprises par les salariés.</p>
<p>Alors certes, ils ont le pouvoir, ils ont la force, ils ont l’argent.</p>
<p>Mais nous avons pour nous le nombre, notre imagination, notre indignation, notre possibilité de refuser, de s’opposer et de créer d’autres espaces de libertés et de solidarités.</p>
<p>La gauche a été attaquée de toutes parts et depuis dix ans mais elle a su se réinventer et notre génération y a pris toute sa part.</p>
<p>Que cela soit dans la société, dans le mouvement social, chez les Jeunes Socialistes ou par de simples regroupements de citoyens, nous avons redéfini ce qu’est être de gauche, ce qu’est être féministe, ce qu’est être écologiste, ce qu’est être geek, ce qu’est être égaux.</p>
<p>Nous y avons contribué autour de toi Laurianne lors des perspectives 2012, quand, inlassablement, tu nous as répété qu’un projet ne s’écrivait pas à quelques uns dans une salle, mais collectivement, en interaction avec tous ceux qui font le mouvement dans la société.</p>
<p>Quand tu rappelais que la gauche doit être fière de ses valeurs, de ce qu’elle porte et que nous ne devons jamais avoir peur d’aller à la rencontre des citoyens, que cela soit pour choisir entre 21 propositions ou pour déterminer qui sera le mieux à même d’être le représentant de la gauche.</p>
<p>Nous y avons contribué quand tu nous as appelé à n’avoir peur d’aucun débat, et que l’on ne saurait être de gauche sans briser tous les tabous et mettre en avant ce que tout le monde souhaite voir occulter.</p>
<p>Tu nous as appelé à parler à tous les jeunes, à n’avoir aucune crainte, à regarder dans les yeux nos adversaires et leurs répondre sur le seul terrain qui vaille : celui du projet et celui des valeurs. Nous ferons face au Front National et à l’UMP. Nous déconstruirons leurs discours. Nous refuserons de céder aux sirènes de la peur, de la xénophobie et nous affirmerons haut et fort ce que nous sommes, ce que nous proposons et le monde que nous voulons.</p>
<p>***</p>
<p>Mes chers amis,</p>
<p>Alors je le dis ici, car c’est une conviction profonde, être un jeune militant de gauche en 2012 c’est aimer la France.</p>
<p>C’est aimer ce drapeau, ce bleu et ce rouge qui symbolise le peuple de Paris qui encadre le Roi car un pouvoir n’est légitime que s’il émane du choix de citoyens éclairés.</p>
<p>C’est aimer la République et ce principe qui veut que tous les citoyens naissent libres et égaux en droit.</p>
<p>C’est chérir de vivre dans un pays dont l’idéal est que vos seuls mérites et habilités déterminent votre place dans la société et non pas votre naissance, votre famille.</p>
<p>C’est plébisciter une nation dont la citoyenneté est le ciment. C’est aimer un pays qui ne reconnaît aucune religion et qui les reconnaît toutes.</p>
<p>La France est un idéal dont la force n’est pas dans son glorieux passé, mais dans l’immensité des destinés qu’elle propose.</p>
<p>La France elle est fille de la Révolution, fille de la laïcité, fille de la liberté et nous ne la laisserons pas être attaquée par ceux qui ont comme seul désir de revêtir son drapeau pour mieux en souiller ses principes.</p>
<p>A tous ceux qui veulent distinguer les citoyens, faire fi de la laïcité, s’attaquer à nos libertés nous répéterons sans relâche : la République c’est nous.</p>
<p>Nous sommes tous fils de France.</p>
<p>Nous ne les laisserons plus faire.</p>
<p>Parce que nous sommes de gauche nous sommes avant tout des républicains.</p>
<p>***</p>
<p>Notre génération, elle veut donner un sens nouveau à la République.</p>
<p>Nous voulons une République sociale, laïque, écologiste, féministe, fraternelle et ouverte.</p>
<p>Nous voulons une République qui fait place à chacun, où les pouvoirs sont partagés, où ce que vous apportez est plus important que votre âge, votre sexe, votre couleur de peau.<br />
Nous voulons porter l’alternative d’une gauche qui ose et qui transforme.</p>
<p>Nous nous y sommes préparés, et tout ce que nous avons mené collectivement, ensemble depuis deux ans, nous y conduit.</p>
<p>Nous n’avons jamais été aussi proche du but et il nous incombe à tous, individuellement et collectivement, de nous faire gagner.</p>
<p>Notre responsabilité dans les 150 jours qui viennent est d’inventer et d’écrire la feuille de route qui nous conduira à la victoire. C’est ce que je vous propose de faire ensemble.</p>
<p>***</p>
<p>Alors, nous allons faire gagner la gauche, par étape, en réussissant ce formidable pari démocratique que sont les primaires. La façon dont on arrive au pouvoir conditionne toujours la nature de ce pouvoir. C’est la leçon de Blum au congrès de Tours. Alors, la gauche fait le choix du peuple et des primaires, quand l’UMP fait le choix des donateurs.</p>
<p>Pour les primaires deux mots d’ordres : fair-play et exigence.</p>
<p>Nous serons exigeants, en interrogeant chaque candidat sur ce qui est indispensable pour notre génération.</p>
<p>Dans chaque village, dans chaque ville, dans chaque université, dans chaque centre d’apprentissage où un candidat viendra, il y aura un jeune socialiste, mieux que ca, il y aura un volontaire du changement, pour lui demander ce qu’il pense de l’augmentation des salaires, de la fusion des grandes écoles et des universités, de l’attestation de contrôle d’identité, de la VIème République, de la régularisation des tous les travailleurs et de tous les sans-papiers.</p>
<p>Pour nous, les primaires c’est autant un candidat qui vient avec ses idées, son courage et ses convictions, que le peuple de gauche qui pose ses questions et ses exigences.<br />
Exigeants mais fairplays.</p>
<p>Des questions oui, parfois un peu insistantes – je vous connais – mais les coup-bas et mesquineries certainement pas de la part des Jeunes Socialistes.</p>
<p>***</p>
<p>Alors nous allons faire gagner la gauche et notre génération en devenant la meilleure équipe de France qu’aucune force politique n’a jamais connue dans notre pays.</p>
<p>Nous allons ouvrir notre mouvement et accueillir tous les jeunes, car une campagne qui donne sa place à tous et qui tire le meilleur de chacun est forcément victorieuse.</p>
<p>Nous serons les 5000 qui accueillent les 10 000 car c’est en démultipliant nos forces que l’on parlera à chaque jeune que cela soit à la sortie de son lycée, au bord d’un terrain de foot ou à l’entrée d’une BU.</p>
<p>Nous serons méthodiques, consciencieux et efficaces. Nous tirerons le meilleur des expériences de chacun. Un tel ou un tel apportera ses techniques de porte-à-porte expérimentées lors des régionales et des cantonales. D’autres nous expliquerons comment ils ont utilisés le net pour s’organiser. Et personnellement je partagerai mon expérience des campagnes françaises et américaines qui ont par la mobilisation populaire permis la victoire du progrès contre le conservatisme médiatique.</p>
<p>Nous ferons gagner la gauche si nous nous appuyons sur les compétences et les talents de chacun.</p>
<p>Nous irons tous les chercher car la victoire sera acquise que si nous permettons :<br />
à cette pigiste de venir écrire des articles;<br />
à cette intermittente du spectacle d’animer des débats publics;<br />
à ce grapheur de faire les pochoirs au nom du candidat pour les imprimer sur les trottoirs.</p>
<p>Nous n’aurons pas tous le même rôle mais nous partageons tous le même but.</p>
<p>Nous gagnerons si nous comprenons qu’il est plus utile de partager son expérience avec celui qui souhaite nous rejoindre que de tout vouloir faire par soi-même.</p>
<p>Echanger, transmettre, mutualiser, responsabiliser, faire confiance sont les clefs de la victoire.</p>
<p>***</p>
<p>Pour notre génération ne nous trompons pas de victoire.</p>
<p>Ce sera celle des larmes qui couleront un soir de mai, sur les joues d’une jeune étudiante et qui aurons, je vous l’assure, un autre goût que celles de 95, 2002 ou 2007.</p>
<p>Nous allons gagner l’élection présidentielle, mais nous aurons vraiment gagné quand un étudiant n’aura plus à travailler 25 heures par semaine pour financer ses études parce que nous aurons mis en œuvre le parcours d’autonomies.</p>
<p>Nous aurons vraiment gagné quand les femmes et les hommes bénéficieront du même salaire pour un même travail.</p>
<p>Nous aurons vraiment gagné quand nous pourrons tous nous marier, adopter quelque soit notre orientation sexuelle.</p>
<p>Nous aurons vraiment gagné quand la planification écologique sera lancée ; quand nous aurons une feuille de route pour sortir du nucléaire ; quand nous réduirons de 40% les gaz à effets de serre car il n’y a pas péril plus grand pour notre génération que le dérèglement climatique.</p>
<p>Nous aurons vraiment gagné quand chaque enfant et adolescent pourra raconter ses vacances à ses copains en septembre et que les ouvriers de France auront une 6 ème semaine de congés payés.</p>
<p>***</p>
<p>Nous serons la génération de toutes ces victoires et cela commence aujourd’hui.</p>
<p>Allons faire signer le Pacte pour les jeunes, interpellons les candidats et obligeons les Socialistes à porter ces initiatives.</p>
<p>Allons mobiliser autour de nous pour être forts, audibles, utiles à la victoire de notre camp, de notre candidat et de nos idées.</p>
<p>Allons nous mobiliser pour que le changement que nous promettons à la France devienne réalité.</p>
<p>Allons nous mobiliser pour que demain le rôle des Jeunes Socialistes soit d’assurer que la gauche au pouvoir soit à la hauteur des attentes de notre génération.</p>
<p>***</p>
<p>Chers amis, je vous demande d’y croire, mais bien plus, de le faire savoir.</p>
<p>Dans ces changements, dans cette campagne nous devons y prendre toute notre part. Il nous reste que 150 jours pour écrire notre feuille de route.</p>
<p>150 jours pour préparer et proposer à tous les Jeunes Socialistes à être le plus efficace et le plus utile à notre génération et à la France.</p>
<p>Je vous demande de croire, non pas dans le changement que je peux apporter à la tête des Jeunes Socialistes, mais dans vos propres capacités à changer la façon dont on fait de la politique dans ce pays.</p>
<p>C’est avec vous et auprès de vous que j’accepte d’être celui qui proposera puis animera ce projet en notre nom à tous.<br />
Une équipe elle a besoin d’un capitaine pas d’un chef et les victoires ne sont que collectives.</p>
<p>Mettons tout en œuvre pour faire du Mouvement des Jeunes Socialistes un endroit festif, dynamique, motivant, l’espace d’où est né la génération changement.<br />
Le lieu où tout a commencé.</p>
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		<title>Convention TàG : le programme</title>
		<link>http://www.transformeragauche.fr/2011/04/convention-tag-le-programme/</link>
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		<pubDate>Sat, 23 Apr 2011 06:16:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[9h00  Accueil café
9h30  Plénière « 6 mois pour être utile à la gauche »
-        Introduction de Laurianne Deniaud
-        Conclusion de Victor Vidilles
12h00  Pause déjeuner – 1 heure
13h00 Investiture du candidat de TAG à la présidence des Jeunes Socialistes
-        Introduction de Laurianne Deniaud
13h45  Ateliers « En route [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>9h00  Accueil café</strong></p>
<p><strong>9h30  Plénière « 6 mois pour être utile à la gauche »</strong><br />
-        Introduction de Laurianne Deniaud<br />
-        Conclusion de Victor Vidilles</p>
<p><strong>12h00  Pause déjeuner – 1 heure</strong></p>
<p><strong>13h00 Investiture du candidat de TAG à la présidence des Jeunes Socialistes</strong><br />
-        Introduction de Laurianne Deniaud</p>
<p><strong>13h45  Ateliers « En route vers 2012 »</strong><br />
-        Mobiliser animé par Floreal Mangin et Bolewa Sabourin<br />
-        Militer animé par Anthony Aly et Alizee Ostrowski<br />
-        Former en marchant animé par Nicolas Anoto et Stéphane Gonsale<br />
-        S’organiser animé par Thomas Roller et Sylvie Mantion<br />
-        Communiquer animé par Jonathan Debauve et Sebastien Lombard</p>
<p><strong>15h45  Synthèse collective des ateliers</strong><br />
-  animé par Rama Sall</p>
<p><strong>17h00 Mettre Transformer à Gauche en dynamique<br />
</strong>- animé par Nicolas Perera</p>
<p><strong>17h45  Mot de Conclusion</p>
<p>18h00 Apéritif</strong></p>
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		<title>Invitation à la Convention Nationale TàG &#8211; 23 avril</title>
		<link>http://www.transformeragauche.fr/2011/04/invitation-a-la-convention-nationale-tag-23-avril/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Apr 2011 09:06:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers amis, chers camarades
Depuis deux ans le Mouvement des Jeunes Socialistes a changé. Nous avions besoin de faire évoluer notre organisation pour la porter vers les sommets que nous voulons atteindre ensemble. Une autre étape arrive.
Les Jeunes Socialistes ont changé, en ouvrant portes et fenêtres à tous ceux qui veulent transformer la société. En construisant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers amis, chers camarades</p>
<p>Depuis deux ans le Mouvement des Jeunes Socialistes a changé. Nous avions besoin de faire évoluer notre organisation pour la porter vers les sommets que nous voulons atteindre ensemble. Une autre étape arrive.<br />
Les Jeunes Socialistes ont changé, en ouvrant portes et fenêtres à tous ceux qui veulent transformer la société. En construisant des espaces d’engagement permettant à chacun de trouver sa place au MJS, qu’ils soient lycéens, étudiants, jeunes actifs, jeunes de quartiers populaires ou du monde rural.</p>
<p>Les Jeunes Socialistes ont changé, en s’efforçant de moins parler le “socialiste” entre socialistes et en s’adressant davantage aux jeunes de France.</p>
<p>Les Jeunes Socialistes ont changé, en élaborant nos propositions dans l’échange permanent avec les ci- toyens qui s’engagent, avec les chercheurs, les associations d’usagers, les syndicats, les mouvements d’édu- cation populaire&#8230; La gauche n’est en effet vraiment elle-même que lorsqu’elle s’enrichit de tous ceux qui font le mouvement dans la société.</p>
<p>Nous nous sommes transformés et vous étiez au cœur de ce mouvement, mais il nous reste des étapes à franchir pour conquérir les pouvoirs et les rendre au peuple.</p>
<p>Nous devons d’abord porter et populariser les propositions que nous avons fait émerger dans notre famille. Nous porterons notre ambition pour les jeunes, pour leur parcours vers l’autonomie, pour la fin des privilèges entre grandes écoles et universités. Nous agirons pour mettre fin à une politique d’immi- gration rétrograde et xénophobe. Nous défendrons la république irréprochable. Nous ferons naître une Europe des peuples et démocratique loin des carcans libéraux qui annihilent toutes les solidarités. Nous porterons leurs aspirations d’une société plus égale, d’une société avec plus d’emplois, mieux payés, d’une société qui opère de façon immédiate sa transformation écologique en garantissant qu’aucun candidat ne puisse oublier ces impératifs.</p>
<p>L’étape suivante sera de réussir le pari des primaires. Il est de notre responsabilité d’en faire une véritable machine à gagner. Nous pouvons faire des primaires une grande et belle aventure démocratique si nous nous en donnons les moyens, si nous en faisons le moment de la rencontre entre le peuple de gauche, exprimant ses attentes et des candidat-e-s qui y répondent. Ensemble, nous porterons haut et fort dans ces primaires l’attente de notre génération, de celles et ceux que nous avons rencontrés depuis deux ans et qui nous disent tant attendre de la gauche. Dans les semaines et les mois qui viennent nous ne lâche- rons rien.<br />
Paris, le 14 avril 2011</p>
<p>En 2012, ce sera à vous de construire le changement.</p>
<p>Nos rythmes démocratiques placent notre congrès à l’automne, au cœur de cette période cruciale pour la gauche. Nous devrons faire de ce temps une étape vers la victoire. De grands défis sont devant nous.<br />
Il va falloir aller encore plus loin pour être plus nombreux, plus dynamiques, plus audibles. Il va falloir convaincre pour nos idées, contre l’extrême-droite et la résignation. Il va falloir aller parler à tous les Français, qu’ils pensent comme nous ou non.</p>
<p>Nous ouvrirons encore plus grand notre organisation à ceux et celles qui veulent changer la société pour mener à bien cette aventure collective. Nous créerons de nouvelles formes de militantismes pour tou- cher chaque jeune de France et l’amener à nous rejoindre. Nous innoverons encore dans notre façon de communiquer nos idées pour que chaque jeune de France sache ce que le MJS propose à sa génération.<br />
Motivés, déterminés, sûrs de nos valeurs et de nos propositions, notre travail est désormais de préparer les équipes et les stratégies pour construire la victoire.</p>
<p>Voilà ce dont je vous propose de débattre lors de la Convention nationale TàG et lors des week-end régionaux TAG de Mai. Samedi 23 Avril, nous aurons la responsabilité de choisir celui ou celle dont nous porterons la candidature à la présidence du Mouvement des Jeunes Socialistes à l’occasion de son 10ème Congrès.</p>
<p>Ce sera à vous d’écrire cette histoire qui vient. C’est notre responsabilité que de préparer collectivement ces échéances.</p>
<p>Je compte sur vous.</p>
<p>Amicalement,<br />
Laurianne Deniaud</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Pacte pour l’Euro est une triple régression : sociale, fiscale, démocratique</title>
		<link>http://www.transformeragauche.fr/2011/04/le-pacte-pour-l%e2%80%99euro-est-une-triple-regression-sociale-fiscale-democratique/</link>
		<comments>http://www.transformeragauche.fr/2011/04/le-pacte-pour-l%e2%80%99euro-est-une-triple-regression-sociale-fiscale-democratique/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Apr 2011 13:31:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Argumentaires]]></category>

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		<description><![CDATA[Réuni les 24 et 25 mars à Bruxelles, le Conseil des Chefs d’Etats européens a approuvé le contenu d’un nouveau « Pacte pour l’Euro » qui reprend pour l’essentiel le « Pacte de compétitivité » porté par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.Au départ se trouvait un « examen annuel de croissance » mené par la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Réuni les 24 et 25 mars à Bruxelles, le Conseil des Chefs d’Etats européens a approuvé le contenu d’un nouveau « Pacte pour l’Euro » qui reprend pour l’essentiel le « Pacte de compétitivité » porté par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.Au départ se trouvait un « examen annuel de croissance » mené par la Commis- sion Européenne qui se trouvait en fait être une liste de « recommandations ».</p>
<p>Les recommandations de cet « examen » avaient pour objectifs d’assurer la stabilité économique, l’assainis- sement budgétaire, l’avancée des réformes structurelles et le renforcement de la croissance, un paquet de proposition portant sur la « gouvernance » économique de l’Union Européenne. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont profité de l’occasion pour porter leur désormais fameux « Pacte de Compétitivité », fomenté avec la complicité de Manuel Barroso et validé par la Commission Européenne en janvier. À l’occasion du Conseil Européen du 4 février 2011, le couple franco-allemand a présenté ce pacte, finalement devenu « Pacte pour l’Euro » et validé par les Chefs d’Etats européens sans aucun débat au Parlement Européen.</p>
<p><strong>Le « Pacte pour l’Euro », qu’est-ce-que c’est ?</strong></p>
<p>Selon ses défenseurs, le « Pacte de Compétitivité », maintenant « Pacte pour l’Euro » a pour objectif l’harmonisation sociale et fiscale des pays d’une Union Européenne aux normes sociales et fiscales très différentes, ce qui nuit à sa compétitivité de l’Union et à la solidarité entre les États Membres. L’objectif affiché est de sauver la zone euro en opérant une convergence économique à marche forcée pour faire de la zone euro une zone monétaire optimale – ce qu’elle n’est pas – et la rendre ainsi moins vulnérable aux chocs asymétriques.</p>
<p>En termes de fiscalité il s’agit donc de renforcer la surveillance du taux d’endettement des Etats Membres (aujourd’hui plafonné à 60% du PNB par le Pacte de Stabilité) en fixant une norme annuelle de désendettement à 0,5% du PNB. Les EM seront contraints de se plier aux injonctions du Conseil en matière de lois de finances sous peine de sanctions financières : des amendes fixées à une part fixe de 0,2% du PNB plus une part variable définie au cas par cas. Surtout, les amendes seraient automatiques et systématiques.</p>
<p>Les membres de la zone euro feront eux l’objet d’une surveillance encore plus étroite puisqu’ils seront contraints, dès la première recommandation du Conseil, de constituer une « garantie bancaire » de 0,2% de leur PNB sur un compte porteur d’intérêts, un second rappel à l’ordre leur ferait perdre le bénéfice de ces intérêts et un troisième convertirait le montant de ce dépôt en amende.</p>
<p>L’objectif est également de renforcer la fiscalité indirecte, soit disant « indolore » mais surtout profondé- ment injuste et de réduire peu à peu la structure progressive de l’impôt.</p>
<p>En termes d’harmonisation sociale, le « Pacte pour l’Euro» est la mise en pratique de tous les rêves des néolibéraux. L’objectif premier pour permettre aux pays de l’Union d’être plus compétitifs, est d’encourager l’augmentation des heures de travail avec pour objectif la fin de la limitation du temps de travail.</p>
<p>C’est aussi, sous prétexte d’harmonisation entre les Etats membres, la hausse de l’âge de départ à la retraite car Angela Merkel comme Nicolas Sarkozy trouvent profondément injuste et handicapant que les français soient aujourd’hui « obligés » de prendre leur retraite à 62 ans quand les allemands ne cessent définitivement de travailler qu’à 67 ans, de plus il est clair à leurs yeux que cela nuit à la compétitivité de la France et donc de l’Union Européenne.</p>
<p>Il s’agit bien entendu en parallèle de pousser, plus en avant, la privatisation des régimes de retraites, l’en- semble des EM ne disposant pas d’un régime de Sécurité Sociale équivalent à la France. L’objectif est bien évidemment également l’affaiblissement de la législation relative à la protection de l’emploi et la réduction des allocations de chômage. Enfin bien entendu afin de rendre l’UE économiquement plus compétitive, Barroso, Merkel et Sarkozy considèrent qu’il y a urgence à libéraliser davantage le secteur publique.</p>
<p><strong>« Pacte de Compétitivité » ou « Pacte pour l’Euro », pour nous c’est non !</strong></p>
<p>Partout en Europe, les socialistes se mobilisent contre ce projet de gouvernance économique. Les parle- mentaires du PSE au Parlement Européen ont fait savoir leur inquiétude et leur colère, notamment par la voix de Pervenche Berès. Et malgré la validation des grands principes du « Pacte de Compétitivité » par les dirigeants européens, nous devons continuer à être fermes sur nos positions et à dénoncer cette attaque inouïe tant à l’encontre notre système social que de la démocratie en Europe.</p>
<p><strong>Non à l’harmonisation sociale par le bas !</strong></p>
<p>Si nous défendons depuis des années la mise en place de normes sociales communes à l’ensemble des Etats de l’Union Européenne, nous refusons cette harmonisation sociale par le bas ! Pour nous, la compétitivité ce n’est pas travailler plus avec moins d’inspecteurs du travail, ne plus être protégés des risques du chô- mage, prendre sa retraite plus tard et ne plus bénéficier de Services Publics de qualité ! Au contraire, nous considérons que pour être compétitifs et donc voir la croissance des EM remonter, l’Union Européenne a besoin de politiques ambitieuses en matière de baisse du temps de travail, d’assurance contre le chô- mage, de droit à la retraite mais aussi d’être un territoire attractif par le biais de ses Services Publics, qui contrairement, à ce que pense la droite européenne, sont examinés très sérieusement par les entreprises lorsqu’elles envisagent de s’implanter sur un territoire.</p>
<p>Nous avons besoin d’un plan de relance européen massif, financé par un impôt commun sur les sociétés ainsi que par des eurobonds (émission d’obligations de la zone euro pour lever l’emprunt).</p>
<p><strong>Non au ligotage fiscal des Etats Membres !</strong></p>
<p>De plus, au-delà du projet social en totale opposition au nôtre, le Pacte de Compétitivité a, pour la droite européenne, un autre atout : celui d’empêcher toute politique de gauche en Europe. En effet la politique économique serait dès lors dictée par la Commission Européenne. Revenus au pouvoir en 2012, nous serions dans l’impossibilité de mener la réforme fiscale que nous voulons et qui est en totale contradiction<br />
travail avec le projet franco-allemand.</p>
<p>Nous ne disposerions d’aucune marge de manœuvre, tout endettement supplémentaire nous conduisant à devoir payer une amende plutôt que d’investir cet argent dans le développement de notre pays. Cela marque une vision de la dette extrêmement austère qui conduit à considérer que comme un ménage, un pays, aurait vocation à être bénéficiaire, or un Etat a vocation à investir pour le bien-être de ses citoyens ainsi qu’à soutenir la croissance et l’investissement dans son pays chose qui peut nécessiter des investisse- ments importants, entrainant des levées de fonds importantes via l’impôt mais aussi l’endettement.</p>
<p>La gauche doit défendre le fait que la dette n’est pas forcément un mal quand elle permet le développe- ment social et économique d’un pays et qui à terme ne pourra qu’être remboursée grâce à l’augmentation de la croissance permise par ces investissements.</p>
<p>Enfin, la mise en place du désormais « Pacte pour l’Euro » est aussi profondément antidémocratique car il ne permet plus de faire de choix politique. Or la démocratie c’est avant tout permettre de faire des choix politiques, c’est permettre de mener des politiques de droite comme de gauche en fonction des aspirations des électeurs. Nous nous opposons à toute forme de constitutionalisme économique qui vise à graver dans le marbre les dogmes néolibéraux mettant ainsi fin à la démocratie et à la possibilité de conduire des politiques alternatives.</p>
<p>Face au pacte pour l’Euro qui s’attaque tant à notre modèle social qu’à la démocratie elle même nous devons nous mobiliser fortement aux cotés du mouvement social. Il est de notre responsabilité de porter un projet européen de rupture avec cinquante ans de construction européenne libérale. Nous affirmons avec force que l’Europe peut devenir l’espace politique des droits sociaux, des services publics, et de la lutte contre le dérèglement climatique et les atteintes à l’environnement.</p>
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